Un PLP "en dimanche", deux "chefs ",et un ministre content de ses personnels.
c' était vraiment un grand moment!
Pour qui?
Registre de pensées et de libres propos syndicaux,support d'une rencontre authentique entre témoins de l'activité du SNETAA ou de ses homologues dans l'Education
Un PLP "en dimanche", deux "chefs ",et un ministre content de ses personnels.
c' était vraiment un grand moment!
Pour qui?
(Dictionnaire sensagent.com)
Mot à la mode médiatique, s’il en est, puisque le projet de réforme de la constitution viserait, dit-on, à éviter à l’avenir aux élus des partis au pouvoir de se prendre pour des GODILLOTS.
Le godillot serait il donc en perdition ?
Rassurez vous, certainement pas !
Il suffit en effet pour s’en convaincre de s‘intéresser un peu à l’actualité, pour constater que le godillot a en effet la particularité, comme le phénix, de renaître aisément de ses cendres
Ne le voit-on pas aujourd’hui même surgir , par exemple dans un syndicalisme, qui pourtant devrait mal s’en accommoder au vu des batailles en cours ;celui des enseignants ?
Ne voit-on pas ainsi un cénacle de responsables du SNETAA signer, en tête avec le ministre, un protocole sur les baccalauréats professionnel en trois ans , contesté par tous les autres syndicats d’enseignants et sans doute, honni aussi soit qui mal y pense, quelque peu dans le leur ?
Seuls, mais vous n’y êtes vraiment pas !
lls seront en effet accompagnés d’un syndicat dont la culture godillot d’accompagnement ministériel dans l’enseignement professionnel n’est plus à célébrer: le SNPDEN.
Droits dans leurs bottes et fiers d’être seuls contre tous, après avoir court-circuité leurs instances délibératives et cultivé le négationnisme sur les mandats votés par leurs instances contre le BAC PRO en 3ANS !
Est ce ainsi, main dans la main avec le ministère, que ces nouveaux phénix entendent se présenter devant les personnels lors des prochaines élections professionnelles de décembre prochain ?
Sans doute !
Pascal Vivier ,responsable de l’organisation du Snetaa , ne déclare t-il pas, urbi et orbi, « tout ne fait que commencer ! »(propos rapportés par l’AEF)
POUR ALLER OU ?
Mais avec la certitude de séduire les PLP !
Peut-être en les achetant a coup de primes ministérielles ?
Politique pour s‘attirer la complaisance que le Snetaa qualifiait naguère de « carotte à l’âne ».
Tout s’use disait on dans ma campagne, le fromage et la gratuse !
Mais suffira t-il pour convaincre, d’échanger de l’argent contre de l’emploi , dés lors que dans un tel marché ceux qui passeront à la caisse du pouvoir d’achat ne sauraient oublier qu’ils seront peut être aussi ceux qui pour payer leur prime passeront le lendemain à la casse de leur propre emploi ou de leur qualification ?
Décidément, c’est un bien mauvais tour que le SNALC, le SGEN et le SE ,signataires à leur cotés du protocole de décembre2007 sur l’ouverture de discussion sur le démantèlement des bacs pro 4 ont joué au quintet de direction du SNETAA !
C’est peut-être un bien mauvais tour mais intelligemment joué en les laissant écoper seul, à l’orée des élections et sans aucune chance de succès, une barque qui prend l’eau de toutes part, singulièrement en matière de programmation des suppressions d’emplois.
J’en avais pour ma part le pressentiment logique et m’en était ouvert dans ce blog, il y a quelques jours.
Autistes peut-être….
Mais seuls contre tous et droits dans nos bottes…..
B.Pabot
Une intersyndicale de l'enseignement professionnel (Unsen-CGT, FO, Snep-FSU, Snuep-FSU et Sud-éducation) a demandé mardi 13 mai 2008, un moratoire sur la généralisation du bac pro en 3 ans. Les syndicats réclament qu' "une évaluation soit menée sur les trois années à venir afin de connaître les effets négatifs et positifs de cette réforme".
Ils dénoncent la teneur du relevé de conclusions rédigé à l'issue du protocole de discussions sur la rénovation de la voie professionnelle entre le ministère de l'Education nationale et six syndicats (Snetaa-EIL, Sgen-CFDT, SE-Unsa, Snalc-CSEN, SNPDEN-Unsa, I&D-Faen).
Ce document a été rendu public le 2 mai dernier. Pour Alain Vrignaud, secrétaire nationale de l'Unsen-CGT, la rentrée 2008 va être chaotique. "Rien n'a été mis en place pour l'orientation, les parents n'ont pas été clairement informés, sans parler des professeurs principaux de 3ème", explique-t-il."
Le SNETAa va t-il se retrouver seul à signer?
les publications de l'AEF ....si vous trouvez un abonné à cette agence!
CONFIDENTIEL. Le projet de protocole d'accord sur la rénovation de la voie professionnelle ne convainc pas tous les syndicats
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Une intersyndicale de l'enseignement professionnel réclame un moratoire sur la généralisation du bac pro en 3 ans
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Déclinaison de la réforme du bac pro en 3 ans pour l'apprentissage: la position du ministère de l'Éducation nationale
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Le relevé de conclusions sur le bac pro en 3 ans en ligne sur le site de l'AEF
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Relevé de conclusions sur le bac pro 3 ans: les syndicats attendent un texte "plus global" et des garanties politiques sur les moyens
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Les nouveaux programmes des enseignements généraux de la voie professionnelle en consultation sur Éduscol
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Le SGEN franchira t' il le col en danseuse?
Le Sgen-CFDT attend des garanties sur les moyens de la rénovation de la voie professionnelle.
mardi 6 mai 2008
Après douze réunions, le groupe de travail, issu du protocole de discussion signé le 18 décembre sur la rénovation de la voie professionnelle, est arrivé le 30 avril à un relevé de conclusions. Ce texte a fait l’objet de longs débats entre les positions de chacune des organisations syndicales présentes et les représentants du ministre. Plusieurs amendements du Sgen-CFDT y ont été intégrés. Globalement, son contenu nous apparaît comme compatible avec l’essentiel de nos revendications, notamment la possibilité d’effectuer le parcours en quatre ans, mais nous attendons des précisions importantes sur ce point.
Cependant, comme texte issu d’un compromis, il ne peut en aucun cas constituer un protocole d’accord que le Sgen-CFDT pourrait signer. Il manque de nombreux éléments sur la mise en oeuvre et plus précisément les moyens. Dans sa déclaration lors de la réunion du 30 avril, le Sgen-CFDT a demandé la traduction de ce relevé de conclusions en un protocole d’accord.
Pour cela il faudrait :
-que le texte intègre impérativement des éléments précis concernant les moyens attribués aux équipes pédagogiques pour mettre en oeuvre cette rénovation ;
-qu’il contienne des précisions importantes concernant la prise en compte de toutes les tâches, notamment le Contrôle en Cours de Formation, les effectifs compatibles avec une pédagogie individualisée, et le contenu de la 4e année de formation.
C’est en fonction des réponses apportées par le ministère et dans la vérification que cette rénovation de la voie professionnelle sera positive pour les élèves et pour les personnels, que le Sgen-CFDT se déterminera.
Paris, le 6 mai 2008
BAC PRO en 3 ans : le SNALC refuse de signer
UNSEN-CGT
Analyse du relevé de conclusions suite au protocole de discussion
Suite au protocole de discussion du 18 décembre 2007 que l’UNSEN s’est refusé de signer, un relevé de conclusions vient d’être transmis. Pour l’instant aucune organisation n’a signé.
Ce texte servirait de référence au moment de la rédaction de la réglementation qui « instituera la voie professionnelle rénovée » à compter de l’année scolaire 2009-2010.
Il y est fait, pour commencer, références à quelques éléments statistiques : 32 % des jeunes non diplômés sont au chômage, ils sont 17% lorsqu’ils sont titulaires d’un cap OU d’un BEP, et 13% lorsqu’ils sont bacheliers professionnels. Le taux d’emploi est à l’identique, plus le diplôme est élevé et mieux on s’insère dans l’emploi. Une appréciation spécifique est portée sur les formations du secteur tertiaire, particulièrement sensibles à cette réalité.
L’enjeu de la rénovation consiste donc à hausser le niveau général de formation en développant le bac professionnel en 3 ans et à donner la possibilité d’obtenir un diplôme de niveau V à tous les élèves.
La réforme (plutôt l’appeler par son nom), se veut en cohérence avec les objectifs de Lisbonne « Education et formation 2010 » :
v diminuer le taux de jeunes quittant prématurément l’école (ils sont 17 % actuellement, l’objectif est de baisser le taux à 10 %),
v augmenter le taux de réussite dans l’enseignement supérieur, et pour cela amener un maximum de jeunes au niveau bac. La voie professionnelle doit jouer un rôle important, 100% au niveau V et 80 % au niveau IV.
Suit l’affichage d’un certain nombre d’objectifs et de mise en œuvre :
Lutter contre les sorties sans diplôme
En développant des démarches et des organisations permettant de lutter contre le décrochage scolaire. Pas trop de précisions à ce sujet mais une attention particulière est portée aux élèves de 3ème de SEGPA et aux liens SEGPA/EREA/LP.
Augmenter le nombre de bacheliers
En agissant sur leur motivation. Pour le ministère, il semble que la perspective directe du bac professionnel en 3 ans soit, en elle-même, un critère décisif de motivation…
Le texte insiste sur la possibilité du parcours en 4 ans sans vraiment préciser, le redoublement fera sans doute, le plus souvent, office de 4e année.
Les BEP actuels disparaissent
Le travail confié aux Commissions Professionnelles Consultatives est rappelé à savoir la redéfinition des secondes professionnelles par champs professionnels ou par filières. Les CPC travaillent sur 17 champs et 13 filières (35 aujourd’hui).
Les BEP actuels vont totalement disparaître, on peut donc sérieusement s’interroger sur la nature du diplôme de niveau V qui sera validé dans le cursus en 3 ans. Le document indique que ce sera un diplôme de niveau V (sans préciser BEP ou CAP) qui devra être reconnu par les professionnels et défini nationalement. L’évaluation pourra être mixte CCF et ponctuelle. Le conditionnel est de rigueur dans le texte. L’improvisation est totale.
Diversité des parcours
Le document insiste sur la diversité des parcours possibles avec des passerelles tout azimut. De la voie générale ou technologique à la 2nd professionnelle par exemple. La possibilité d’intégrer une 2ème année de CAP après une 2nd professionnelle avec le retour en 1ère bac pro à l’issue du CAP est un autre parcours (théorique) proposé.
Le texte préconise des modalités pédagogiques adaptées en énonçant des organisations qui existent déjà : travail en groupe et PPCP et des modalités de prise en compte du rythme des élèves (dispositifs de soutien, aide individualisé, module de remédiation, tutorat…)
Le texte signale que les modules seront intégrés dans le temps scolaire.
Le temps scolaire
De ce point de vue, il est proposé de laisser la mise en place de ces dispositifs d’aide ou de soutien à l’initiative des équipes pédagogiques. Ces dispositifs souples pouvant être de durées variables tout au long du parcours de l’élève. Il est indiqué qu’ils seront inscrits dans les grilles horaires.
L’offre de formation
Une offre de formation de niveau V doit être garantie au moins dans chaque bassin de formation, qui plus est dans le champ professionnel correspondant aux secondes professionnelles proposées.
Enseignement supérieur
Le document indique par ailleurs la nécessité d’augmenter le nombre de titulaires du bac professionnel dans l’enseignement supérieur, essentiellement en BTS, en préconisant des modalités pédagogiques permettant d’améliorer la réussite des élèves.
Personnel
Le volet personnel est assez court. Il se résume à l’affirmation d’un effort particulier sur leur formation et leur condition d’exercice sans plus de précision. En dernier lieu, il est indiqué qu’il devra être reconnu expressément aux PLP, la possibilité d’exercer en BTS.
Conclusion
Ce texte doit servir de base au dispositif réglementaire de la réforme. Le relevé de conclusion ne révèle rien de nouveau et ne fait que de confirmer ce qui se met en place depuis des mois, c'est-à-dire la généralisation des bacs pro 3 ans. Il confirme la restructuration des diplômes professionnels et la disparition des BEP actuels.
Du point de vue de l’organisation des études il fait référence à des dispositifs et des possibilités qui existent déjà (module, travail en groupe, tutorat…), sans toutefois s’avancer concrètement sur ce qui sera possible de faire. Ce n’est qu’à l’aune des moyens mis en œuvre que nous pourrions porter un jugement positif sur le dispositif proposé.
Or, rien n’est dit sur les moyens nécessaires à la mise en place de ces dispositifs. Au regard de la politique d’emplois dans la Fonction publique, on ne peut qu’être sceptique sur leur mise en œuvre.
L’UNSEN revendique le maintien des parcours en 4 ans ce qui implique le maintien des BEP existants qui ont été tous rénovés. La stratégie du bulldozer utilisée par Xavier Darcos peut s’avérer destructrice. C’est pourquoi, l’UNSEN CGT et sa confédération ont demandé un moratoire de 3 ans. Moratoire qui serait suivi d’une évaluation menée conjointement avec les personnels et leurs organisations syndicales, les Régions -qui ont aujourd’hui des compétences partagées avec l’Etat dans la définition des Plans Régionaux de Développement des Formations Professionnelles- et l’Education nationale.
Le temps de travail des personnels et son organisation dans l’année est à nouveau un enjeu revendicatif. Le relevé de discussion indique la possibilité d’une part d’autonomie des équipes éducatives. Cela peut constituer une avancée, reste à savoir sur quoi portera cette autonomie, sur quelle amplitude du temps de travail, avec des heures supplémentaires ou non… ?
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On s' en souvient: le SNETAA avait signé en décembre, sans aucune consultation directe préalable de ses instances délibératives élargies(conseil national ou conseil national élargi), un protocole ministériel de discussion sur la "rénovation de la voie professionnelle".
La diffusion de la position favorable du syndicat, adoptée par son BN, avait d' ailleurs valu à l' auteur de cet article d' être traîné en référé, en pure perte d' ailleurs pour la direction plaignante du syndicat.
Aujourd'hui le fruit est pour le ministère arrivé à maturité
Les syndicats sont donc invités à signer un relevé de conclusion, porté à leur connaissance le 30 avril ; dont tout PLP pourra prendre connaissance ci dessous.
Les syndicats non signataires du protocole de disussion n'ont fait état d'aucun changement de cap.
Parmi les signataires, le SNALC semble t-il initialement piégé par ses bonnes relations avec le SNETAA, a fait savoir que l'on ne l'y reprendrait pas deux fois .Le snalc reléve notamment qu'"on voit se dessiner les premières applications des conclusions du rapport Pochard, instituant une première étape vers l' instauration du futur "flexi-prof""
Le silence du SNETAA et celui du Se tendent à accréditer l' idée que ces syndicats vont accompagner le ministre et le gouvernement dans leur choix et leur apporter leur soutien pour la lise en application à contre-emploi dans les prochaines années.
Il serait question au SNETAA de parapher le dit relevé de conclusions au début de cette semaine.
Sans plus attendre
Pour le SNEAA cette démarche précipitée est en effet d'autant plus étonnante que le conseil national élargi aux secrétaires départementaux est convoqué du 26 mai au 29 mai dans l' académie de LIMOGES en instance délibérative ,le conseil national élargi .
Autant dire que la direction du SNETAA n'a donc pas l 'intention de leur demander leur avis.
Ils sont pourtant les premiers au front pour apprécier les dégâts éventuels et gérer la contestation.
Il est vrai que le secrétariat national du SNETAA a convoqué en amont en bureau national le 17 mai , pour encens de signature, les dignitaires de la tendance unique du syndicat .
Compte tenu des fortes protestations que soulève la suppression des BEP et le démantelèrent des bacs PRO en 4ANs ;
Compte tenu des suppressions massives d'emploi auquel le protocole ouvre la voie ;
Compte tenu de l'absence dans ce protocole de tout grain à moudre et d' engagements ministériels positifs, réels et concrets;
La démarche peut interroger et la conception de la démocratie surprendre
Le texte ci dessous ,emprunté à un tiers, est publié sous réserves d' inexactitudes ou de modifications ministérielles.
Mise en œuvre du protocole de discussion du 18 décembre 2007
Relevé de conclusions du 30 avril 2008
Le processus en cours de rénovation de la voie professionnelle traduit l’investissement de l’Etat en faveur de la réussite des élèves qui choisissent le lycée professionnel : il s’agit tout à la fois de hausser le niveau général de formation en développant fortement l’accès au baccalauréat professionnel en 3 ans, et de donner à tous les élèves la possibilité d’obtenir un diplôme de niveau V.
Le présent relevé de conclusions résulte des discussions poursuivies entre, d’une part, le ministre de l’Education nationale, représenté par le secrétaire général du ministère de l’éducation nationale et le directeur général de l’enseignement scolaire et, d’autre part, les organisations syndicales signataires du protocole de discussion du 18 décembre2007. Ces échanges ont été conduits sur la base d’un programme de travail concerté. Le texte, élaboré en commun, définit les objectifs de la rénovation de la voie professionnelle et en trace les principales modalités. Il fait une part essentielle à l’accompagnement pédagogique des élèves quel que soit le type de formation choisi ; cet accompagnement, indispensable à l’atteinte des objectifs fixés, se traduira nécessairement par un engagement fort de l’Etat et de ses personnels. Ce relevé de conclusions constituera une référence au moment de la rédaction des textes réglementaires qui institueront la voie professionnelle rénovée à compter de l’année scolaire 2009-2010.
1 – Eléments de contexte
La situation des jeunes est très sensible à la conjoncture économique, et plus le niveau d’études est bas, plus cette sensibilité est grande. C’est le cas pour la génération2004 interrogée en 2007 par le CEREQ et cela confirme les résultats des enquêtes précédentes (générations 1998 et 2001).
En 2007, trois ans après la sortie du système éducatif, presque un tiers des non diplômés (32%) sont au chômage, contre seulement 17% pour les CAP-BEP, et 13% pour les bacheliers technologiques ou professionnels.
La part des jeunes en emploi qui n’est que de 58% pour les sans diplôme, atteint les trois quarts pour les niveaux V et IV diplômés (76 et 78%). La moitié des jeunes non diplômés est en emploi précaire contre seulement un tiers des diplômés des niveaux V et IV (37 et 35%). Enfin, la part des jeunes en emploi à temps partiel est de19% pour les jeunes sans diplôme contre 14% pour les autres. De manière générale, les CAP-BEP protègent moins contre le chômage que le baccalauréat professionnel: pour les titulaires d’un CAP-BEP, le chômage à trois ans a progressé entre les générations
2001 et 2004 pour atteindre 17%. Il est vrai que certaines spécialités industrielles résistent un peu mieux mais le taux de chômage des CAP et des BEP tertiaires, trois ans après la sortie de formation, a progressé de quatre points (22%) pour la Génération2004 par rapport à 2001. Les causes en sont connues : les emplois tertiaires vers lesquels se dirigent ces jeunes soit sont désormais alimentés par des niveaux de diplômes supérieurs (baccalauréat, voire BTS, c’est le cas du tertiaire administratif), soit appartiennent à des secteurs où la précarité domine (les services aux personnes par exemple).
2 – Les objectifs de la rénovation de la voie professionnelle
Ils s’inscrivent en cohérence avec les objectifs de Lisbonne« Education et formation 2010 » :
- diminuer le taux de jeunes quittant prématurément l’école : ramener à 10% (contre 17% actuellement) le taux de jeunes de 18 à 24 ans sans diplôme et ne poursuivant pas d’études ou de formation ;
- augmenter à 85% le pourcentage de jeunes ayant terminé avec succès l’enseignement secondaire supérieur. La loi Fillon du 24 avril 2005 définit pour la France l’objectif d’amener80% d’une génération au baccalauréat. Ce taux est actuellement de presque 70%, toutes voies de formation confondues (statut scolaire Education et Agriculture + apprentissage) ; le ministère de l’Education y contribue pour 63%, dont10% au titre de la voie professionnelle: ainsi l’enseignement professionnel représente 15% des jeunes parvenus à un niveau IV de formation. La voie professionnelle, qui accueille aujourd’hui 1/3 des jeunes à la sortie du collège, doit elle aussi contribuer à l’atteinte des objectifs de Lisbonne.
3 – Les axes de la rénovation de la voie professionnelle
Il s’agit d’augmenter le niveau de qualification pour tous les jeunes, en offrant la perspective pour un maximum de jeunes d’obtenir un diplôme de niveau IV et, pour tous, d’obtenir un diplôme de niveau V, en tenant compte des perspectives d’insertion selon les domaines professionnels. En complète cohérence avec l’évolution rapide de la demande de compétences à l’horizon 2015, il faut donc :
- lutter contre les sorties sans diplôme (cible : 100% de jeunes qui obtiennent au moins un diplôme de niveau V) ;
- augmenter le pourcentage de jeunes engagés dans la voie professionnelle arrivant au niveau IV (cible : 80%).
3.1. Lutter contre les sorties sans diplôme
Favoriser l’accès et la réussite au CAP et au BEP
- en développant des démarches et des organisations pédagogiques permettant de lutter efficacement contre le décrochage scolaire ;
- en développant, au sein du service public d’éducation, une offre répondant aux besoins particuliers des élèves, notamment issus de 3ème SEGPA ;
- en renforçant les liens SEGPA / EREA / LP afin de favoriser l’accès et la réussite des élèves les plus en difficulté à un diplôme de niveau V dans une offre de proximité suffisante.
3.2. Augmenter le nombre de jeunes validant un niveau IV de formation
3.2.1. En agissant sur leur motivation :
- les placer dans la perspective directe d’un baccalauréat, dans le cadre d’un cycle de formation de 3 ans ;
- donner cependant la possibilité de l’obtenir dans un parcours en quatre ans ;
- donner une meilleure lisibilité à l’offre de formation en l’organisant, à partir des analyses des CPC, soit en filières, soit en champs professionnels élargis, avec des niveaux IV et des niveaux V, en tenant compte des perspectives d’insertion et en permettant une spécialisation progressive, notamment :
- offrir des perspectives et des parcours variés à l’intérieur d’un champ ;
- clarifier l’offre de diplômes de niveau V ;
- sécuriser les parcours scolaires pour tous.
3.2.2. En permettant des parcours individualisés et des passerelles (bifurcations dans le parcours) :
- après une seconde générale et technologique ;
- après une première générale ou technologique ;
- après une seconde professionnelle;
- après un diplôme de niveau V ;
- après une première de baccalauréat professionnel.
Dans ces trois derniers cas, ces parcours s’inscrivent de préférence dans le même champ professionnel ou dans un champ professionnel voisin.
3.3. Favoriser la réussite de tous les jeunes
3.3.1. En leur permettant d’élaborer progressivement leur projet de formation
A cet effet, chaque année depuis la classe de 5ème jusqu’à la terminale, les élèves doivent pouvoir bénéficier des dispositifs mis en place par les établissements, en fonction des besoins : découverte des métiers, visites d’établissements, entretiens personnalisés.
Après une période d’accueil à l’entrée dans la voie professionnelle qui nécessite toute l’attention des équipes éducatives, un dialogue s’instaure tout au long de l’année entre l’élève, sa famille et l’équipe éducative, visant à conseiller l’élève pour la suite de son parcours scolaire. Dans ce cadre, l’élève et sa famille doivent pouvoir faire appel aux compétences spécifiques du conseiller d’orientation psychologue. En fin de seconde professionnelle les élèves précisent leur choix de baccalauréat professionnel.
Il pourra être conseillé une seconde année d’un cursus en deux ans pour préparer un diplôme de niveau V, avec la possibilité de rejoindre ensuite une première professionnelle. Le doublement ne peut être envisagé qu’à la demande des familles.
3.3.2. En leur proposant des modalités pédagogiques adaptées :
- travail en groupe ;
- travail par projet (dont le PPCP) ;
- modalités pédagogiques de prise en compte du rythme des élèves.
3.3.3. En mettant en place des dispositifs de soutien sous forme :
- d’aide individualisée ;
- de modules de remédiation ;
- de tutorat.
- de modules d’accompagnement, soit pour permettre à l’élève de poursuivre le cursus engagé, soit lors d’une bifurcation dans le parcours, qu’il s’agisse d’un changement de spécialité ou d’un changement de voie.
Ces modules seront intégrés dans le temps scolaire. Selon l’ampleur des besoins identifiés, ces dispositifs pourront être mis en place à l’initiative des équipes pédagogiques et constituer des« dispositifs de consolidation » de durée variable tout le long du parcours, notamment en vue de l’obtention d’un diplôme de niveau V ou du baccalauréat ou de la préparation de l’entrée en BTS.
Ces dispositifs souples, adaptés aux besoins des élèves, notamment en difficulté, sont inclus dans les grilles horaires.
La possibilité d’une préparation à un diplôme de niveau V correspondant aux champs professionnels représentés dans les secondes professionnelles doit être garantie au moins dans chaque bassin de formation.
3.3.4. En incluant une certification intermédiaire pour les jeunes engagés dans un cursus de formation vers le baccalauréat professionnel :
- qui soit un véritable diplôme reconnu par les professionnels et défini selon des critères nationaux ;
- qui soit intégrée de façon cohérente dans le cursus ;
- avec des modalités de certification qui pourront être mixtes (épreuves en CCF et ponctuelles).
3.3.5. En faisant évoluer la carte des formations au regard des perspectives d’emploi, tout en proposant une offre de formation de proximité diversifiée :
- en tenant compte d’une insertion professionnelle différenciée (au niveau V ou au niveau IV) selon les secteurs ;
- en prenant en compte les besoins des publics scolaires visés ;
- en anticipant l’évolution de la demande de compétences à l’horizon2015.
3.4. Augmenter progressivement le nombre de jeunes, titulaires d’un baccalauréat professionnel, diplômés de l’enseignement supérieur.
Elever le niveau de formation des jeunes suppose également de faciliter leur accès à l’enseignement supérieur avec les meilleures chances de réussite possibles. A cet effet, il convient de :
3.4.1 Informer les jeunes sur la poursuite d’études la mieux adaptée à leur cursus scolaire
L’accès aux DUT et aux BTS, diplômes de la voie technologique, qui sont préparés respectivement dans les IUT au sein des universités, et dans les STS au sein des lycées, est à recommander aux bacheliers professionnels de bon niveau, de préférence aux autres formations supérieures.
Les IUT leur sont actuellement, de fait, très peu ouverts. Le BTS est, à court terme, le diplôme supérieur qui correspond le mieux à une poursuite d’études après un baccalauréat professionnel. Certains baccalauréats professionnels donnent plus facilement que d’autres accès au BTS. Il faut tenir compte en outre du fait que, dans certains secteurs, les jeunes s’insèrent mieux avec un diplôme d’un niveau plus élevé.
3.4.2 Définir des modalités pédagogiques permettant d’améliorer la réussite en BTS des étudiants issus de baccalauréats professionnels
4- Les enseignants de la voie professionnelle
Les professeurs sont les premiers impliqués dans la rénovation de voie professionnelle. Le volet ressources humaines de cette rénovation doit comporter plusieurs mesures les concernant qui porteront essentiellement sur la formation et les modalités d’exercice du métier.
4.1. La formation initiale et continue des PLP et des enseignants non titulaires exerçant au sein de l’enseignement professionnel.
4.1.1. Pour les stagiaires et les néo titulaires, ce sont les stages en entreprise et les stages en responsabilité prévus par le nouveau cahier des charges de la formation des maîtres qu’il conviendra, en liaison avec les IUFM, de faire vivre en les orientant vers la meilleure connaissance et appropriation de cette rénovation.
4.1.2. Pour les enseignants exerçant déjà au sein de la voie professionnelle, la formation continue doit les mettre en situation d’être partie prenante de la rénovation de la voie professionnelle. Ainsi les plans académiques de formation devront prévoir des modules de formation spécifiques autour des problématiques des parcours différenciés
et de l’aide individualisée, de l’accompagnement à l’orientation, de la prise en charge des élèves en voie de décrochage, et plus simplement, de l’appropriation de la rénovation. Tout enseignant qui, parce qu’il a exercé depuis plusieurs années en BEP ou en CAP, estime qu’il devrait renforcer sa formation continue pour exercer en baccalauréat professionnel se verra offrir une réponse adaptée. Ainsi, les nouveaux outils de la formation continue prévus par la loi du 2 février 2007 pourront être mis en œuvre. De même, des actions de formation spécifiques répondant à l’évolution des métiers seront organisées. Des dispositifs dans le cadre de la formation continue des enseignants doivent faciliter et permettre à tout professeur qui le souhaiterait, d’effectuer une période de formation, plus ou moins longue, en milieu professionnel pour actualiser ses connaissances au regard de l’évolution des métiers.
Par ailleurs, des dispositifs d’accompagnement et de formation seront proposés au niveau académique afin de contribuer à la résorption de la précarité. Il s’agit, en facilitant l’accès à la VAE des personnels enseignants non titulaires, de leur permettre l’obtention des titres universitaires nécessaires à leur candidature aux concours de PLP.
Ces diverses mesures autour de la formation continue, essentielles pour l’adaptation des enseignants à de nouvelles missions ou pour leur permettre d’envisager une évolution professionnelle souhaitée seront la priorité des plans académiques de formation des deux années qui viennent. La DGRH procédera à une analyse quantitative et qualitative approfondie du corps des PLP ; parallèlement, une étude à moyen terme conduite par les services de la DGESCO et ceux de la DGRH permettra d’améliorer la gestion prévisionnelle du corps des PLP en s’appuyant sur la projection de l’évolution de l’offre de formation prévue au sein des académies.
4.2. Les modalités d’exercice des fonctions des PLP seront repensées au moment de la mise en œuvre de cette rénovation qui, en conduisant plus d’élèves au baccalauréat, engendrera plus de poursuites d’études, en BTS notamment. Il s’agira de leur reconnaître expressément la possibilité d’enseigner en post baccalauréat et en IUFM. Il s’agira aussi de reconnaître la spécificité des tâches qu’ils accomplissent.
A votre appréciation.
Bernard PABOT
Désavouée dans ses interdits et sa décision d’exclusion à mon égard par deux arrêts de la cour d’appel, condamnée aux dépens de trois référés en première instance et des deux arrêts de cour d’appel, non suivie dans sa volonté de me sanctionner en justice pour les écrits du présent blog, la direction du SNETAA a décidé de tenter d’ouvrir à mon encontre une nouvelle procédure d’exclusion
Elle se proposait donc de me convoquer pour une revanche et de futures agapes judiciaires
Pour l’exemple, avant même le terme de mon retrait syndical annoncé pour la fin de l’année scolaire !
Choqué par cette invitation à partager un syndicalisme stérile de vindicte, dénué de tout attrait et de tout profit pour ceux qui font volontairement l’effort de s’acquitter d’une carte syndicale et voient leur cotisation s’évaporer en fumerolles judiciaires, j’ai décidé de ne pas lui donner suite et de quitter définitivement le SNETAA.
On trouvera ci dessous le texte envoyé à la direction syndicale pour lui faire part de mon retrait désormais immédiat et des extraits de la lettre privée que j’ai adressée à plusieurs militants mercredi 16 avril 2008
Mesdames, Messieurs, mes camarades
Il y a plusieurs jours, j’ai été conduit à informer le secrétariat du SNETAA de ma décision de ne pas renouveler mon adhésion au SNETAA au terme de l’année syndicale ;
Je vous ai fait part de ses motifs.
Mon appartenance au SNETAA s’inscrivant aujourd’hui, chaque jour un peu plus, à l’encontre des valeurs qui ont donné pendant 40 ans du sens, de la richesse et de la force à mon engagement pour le respect des libertés et des droits, pour le progrès économique et social et pour la promotion de la citoyenneté et de la laïcité, j’ai décidé d’avancer la date de mon départ syndical.
Je ne suis donc plus, volontairement, adhérent du SNETAA, et donc de la fédération EIL à compter de ce jour :
Mercredi 16 avril 2008.
J’assure tous ceux qui ont été mes camarades de militantisme et de combat de mes sincères et cordiales salutations
Bernard PABOT
Ancien secrétaire général du SNETAA de 1992 à 2004,
Co-fondateur de la tendance AUTREMENT,
Co-fondateur de la Fédération Syndicale Unifiée; (FSU),
Co-fondateur et ancien secrétaire Général de la fédération EIL,
Militant SYNDICAL
A mes camarades au SNETAA, élus responsables ou anciens responsables, amis personnels ou militants solidaires dans l’action et les combats passés
« En 40 ans de syndicalisme et de combats pour la démocratie, les libertés et les droits, le SNETAA est bien la seule organisation que j’ai eue à connaître, qui pense que la démocratie l’autorise à chercher à prononcer une exclusion contre un adhérent, pour avoir désavoué publiquement le basculement du SNETAA dans le syndicalisme d’accompagnement et avoir annoncé le non-renouvellement de son adhésion à son terme annuel »………..
« Mes pensées, exprimées sur mon blog ou dans des courriers privés, forgées à la lumière d’un syndicalisme indépendant et de terrain par 40 ans d’adhésion syndicale et douze ans de mandats de secrétaire général, ne sanctifient pas par essence les aspirations d’aujourd’hui de nos hiérarques syndicaux.
Elles ne le font pas parce que la démocratie syndicale se nourrit d’abord de la diversité et de la différence pour forger l’unité et la solidarité.
Elles ne cèdent pas non plus à l’éloge, de leurs comportements, de leurs choix et de leurs stratégies qui, au jugement de nombre d’observateurs avertis, conduisent le SNETAA à sa perte.
Ils ne le méritent pas et nul n’y est contraint.
Mes pensées et mes écrits leur sont donc proprement intolérables, ce qui, à leur sens, ne peut-donc naturellement qu’être intolérable pour l’ensemble du syndicat.
La démocratie, on sait en effet où elle commence
Mais sait-on bien ou elle finit ? »…………………
« Traîné devant la commission des conflits pour avoir nourri au fond et sans fard un débat démocratique qui a disparu de fait d’une organisation enfermée dans le monothéisme d’une tendance unique et corsetée. »……
« ALORS pour quels écrits ?……..
Ceux qui proclament mon désaveu de la signature par la direction du SNETAA, sans aucune consultation des adhérents, du protocole sur le bac pro en 3Ans ?
Ceux qui soulignent les lourdes conséquences évidentes d’un tel choix pour l’enseignement professionnel, pour l’accueil et la qualification des élèves, pour l’emploi des personnels et mettent en conséquence en garde contre le cheminement syndical engagé vers un syndicalisme d’accompagnement gouvernemental ?
Ceux qui se veulent un cri d’alarme devant l’aveuglement et la surdité de mon syndicat. »…….
« Voilà donc promu un nouveau syndicalisme : celui de la vindicte…..
L’acharnement personnel auquel elle(la direction) me convie n’entre pas dans mes valeurs.
Mais je n’entends pas non plus autoriser qui que ce soit à me brûler en place de Grève pour hérésie syndicale.
J’ai déjà annoncé publiquement mon départ du syndicat et les motifs qui le valident
L’actualité d’aujourd’hui les renforce
Je n’ai ainsi aucune raison de m’inscrire dans de nouveaux combats judiciaires très éloignés du vrai syndicalisme dans lesquels le syndicat perdrait encore un peu plus de sa pertinence et ses acteurs un peu plus de leur dignité.
Pour Jules Romain, « Les esprits d’élite discutent des idées,
les esprits moyens discutent des événements,
les esprits médiocres discutent des personnes.»
Cette citation m’agrée et pour ma part j’ai tranché.
Face à l’ostracisme de la direction syndicale, j’ai donc décidé d’avancer mon retrait syndical annoncé pour la fin de l’année.
Il prend effet ce jour mercredi 16 AVRIL 2008 »
B.PABOT
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FR3 jeudi 3 avril :Images de manifestations d' élèves et propos de responsables Lycéens contre les suppressions de postes et le démantèlement des BEP et des Bacs Professionnels en 4 ans....
Alors qu' on attendait pour le moins une interview d' essence ministérielle ou un communiqué officiel, surgit en réponse aux manifestants, un responsable syndical national du SNETAA venu plaider tout le bien qu' il pensait de la politique ministérielle des Bacs pro en 3 ANS et brandir le nouveau bréviaire de la "modernisation"de la formation professionnelle....
Etait ce le rôle ,la place et le discours d'un syndicat,même s'il lui a été offert un créneau pour ce faire dans un média télévisuel?
Il est vrai qu'il est aujourd'hui très BOBO ou très branché de faire "moderne "et de plaider la réforme..
Mais qu' aurait l' enseignement professionnel public, défendu bec et ongle par le SNETAA depuis 50 ans ,de si archaïque pour qu' il dût changer de peau à grand coup de suppressions d' emplois?
On demeure sur sa faim d' une vraie analyse syndicale argumentée .
Et si on écoutait ce que disent les lycéens en faveur d'un bac professionnel en 4ANS qu' ils ne jugent ni dépassé ni déclassé ?
.Ne seraient-ils plus les premiers concernés par la qualité de leur formation et la pertinence professionnelle et économique de la qualification à laquelle ils aspirent?
Affligeant pour la direction syndicale et pour l' image qu' elle donne du SNETAA.
Depuis plusieurs mois les choix de la direction du syndicat sont à contre sens de son histoire, de sa culture et de ses mandats historiques, voire même des plus récents.
La signature du protocole sur les Bacs Pros en trois ans et la célébration subite et nouvelle, par communiqué de presse et parle canal de la télévision, d’un discours fumeux ,d’essence gouvernementale, sur la « modernisation professionnelle »,entraîne à grand pas le SNETAA sur le chemin du syndicalisme d’accompagnement .
Avec le soutien désormais publiquement affiché au démantèlement des BEP, à la dénaturation des BACS PRO, et par voie de conséquence au développement des CAP en apprentissage et en alternance, les responsables de notre syndicat ouvrent, par pure idéologie et sans aucun intérêt pour les élèves et les personnels , une véritable voie d’eau dans l’enseignement professionnel public.
Un coup dont en toute analyse rationnelle, il ne pourra se remettre
Dans leur aveuglement, les responsables nationaux du SNETAA apportent ainsi leur caution, et donc celle de tout le syndicat, à une amputation pluriannuelle, massive et « naturelle » d’emplois de PLP ,véritable ouverture pour la mise en place de la politique gouvernementale annoncée de suppression de l’ emploi de un fonctionnaire sur deux parvenu à la retraite.
A contre syndicalisme, avec l’abandon du syndicalisme d’adhérent et du droit à un réel pluralisme ;
avec une démocratie bâillonnée et l’extinction du débat d’idée ;
le Snetaa a tout à perdre et ne sera bientôt plus que l’ombre de lui –même.
C’est sa propre disparition syndicale qu’il bâtit .
Je ne peux donc plus me reconnaître dans de telles orientations que je condamne, à l’opposé des valeurs que j’ai défendues au nom de tous et sur mandat du plus grand nombre pendant douze ans
Quelles que soient mes convictions et ma volonté profondes, persister à affirmer ma solidarité syndicale avec le SNETAA me conduirait à cautionner ce qui est à mon sens syndicalement inacceptable et à vous accompagner sur un nouveau chemin qui n’est désormais pas le mien.
J’ai donc pris la décision ,pour moi douloureuse, d’annoncer aux responsables du SNETAA mon départ définitif du syndicat au terme de la présente année syndicale
Ce message d’un ancien secrétaire général du syndicat ,expression d’une stupéfaction et d’inquiétudes assurément partagées par nombre de silencieux du SNETAA, peut-il encore être analysé par une direction en pleine déconfiture judiciaire sur quatre référés et deux arrêts de cour d’appel ?
Peut-elle le faire autrement que sous la forme d’une nouvelle surenchère brutale pour tenter de sauver la face et effacer son ardoise ?
Ce serait sans doute là une vraie réponse syndicale
Pour autant, la direction du SNETAA peut aussi vouloir réaffirmer aux opposants potentiels la loi interne qu’elle tente d’instaurer : soumission totale à la pensée et aux méthodes de la direction de la tendance unique, en l’occurrence elle-même, ou départ forcé comme cela a déjà été le cas, dans un passé récent, pour deux secrétaires nationaux.
Elle peut par exemple à nouveau exclure, quitte à rechercher un nouveau cycle de procédures judiciaires au fond.
A coup sûr à contresens syndical et dont nul ne saurait connaître vraiment l’issue et le coût financier pour les adhérents !
Bernard PABOT
Fonction publique. Les contractuels seront sollicités
Les premières conclusions du Livre Blanc sur la fonction publique, qui doit être remis mi-avril au gouvernement, ont été dévoilées, hier. Le rapporteur du Livre Blanc, Jean-Ludovic Silicani, propose de renforcer la place des agents contractuels, aux côtés des fonctionnaires. Ce statut, créé en 1946, garantit plusieurs droits fondamentaux aux fonctionnaires notamment en terme de traitement, de carrière et de retraite. U n contrat, hors statut, s erait proposé aux personnes employées en remplacement d ' un agent ou sur un poste de saisonnier mais aussi pour recruter des populations qui ont difficilement accès aux concours. Une convention collective pour les contractuels de la fonction publique serait négociée avec les syndicats.
Rémunération au mérite
Autre piste évoquée : une « réforme profonde de la rémunération » . Le Livre Blanc suggérerait un rééquilibrage entre grade et emploi : l e but serait d ' arriver , d ' ici dix ans , à 75 % d ' avancement automatique et 25 % de rémunération liée à l ' emploi occupé et à la performance. Le Livre Blanc préconiserait également la mise en place d ' une fonction publique de métiers organisée en sept grandes filières. Enfin, les concours internes pourraient être supprimés et remplacés par une promotion, validée en interne par choix de la hiérarchie
Fonction publique - 03/04/2008
Service public 2012. Les syndicats hostiles aux propositions du livre blanc
Jean-Ludovic Silicani, a présenté aux syndicats et associations d'élus les principales mesures du livre blanc sur la fonction publique. Interview de Brigitte Jumel, secrétaire général de l’UFFA – CFDT et de Gérard Noguès, secrétaire général de FO- fonctionnaires.
Individualisation de la rémunération, fusion des corps en sept grandes filières, contractualisation accrue… Les axes de réformes décrits dans ce rapport ne suscitent pas l’adhésion des représentants du personnel, qui redoutent une atteinte aux principes fondateurs du statut de la fonction publique.
Point d’orgue de l’opération "Service public 2012", lancée à l’automne dernier, le livre blanc sur les valeurs, les missions et métiers de la fonction publique est désormais connu dans ses grandes lignes. Jean-Ludovic Silicani, conseiller d’Etat, a lui-même présenté les principales propositions aux membres de la commission permanente mise sur pied dans le cadre de cette opération. Sans les convaincre.
A des degrés divers, les syndicats de fonctionnaires affichent leur hostilité à ces mesures, rappelant qu’elles accompagneront la baisse des effectifs d’agents publics. « Etant en désaccord avec le diagnostic, nous sommes naturellement en désaccord avec les préconisations », résume Brigitte Jumel (CFDT).
« C’est tout simplement le statut que l’on veut exploser », considère Gérard Noguès (FO). Le livre blanc entend clairement rapprocher la fonction publique française d’une fonction publique de métier, conformément aux déclarations présidentielles et gouvernementales. Pour cela, il préconise pêle-mêle une fusion des quelque 500 corps actuels en sept grandes filières.
Une individualisation accrue de la rémunération prenant en compte le grade, mais aussi la fonction exercée et la valeur professionnelle de l’agent ne trouve grâce qu’aux yeux d’un nombre minoritaire d’organisations. A l’instar de la CFTC, qui précise aussitôt que « tout dépendra de la part que prendra la valeur professionnelle au sein de la rémunération ». Seule la professionnalisation accrue des concours semble faire consensus. « A condition toutefois que le concours demeure la voie de recrutement des fonctionnaires », font valoir les syndicats.
En filigrane, tous semblent craindre que les principes fondateurs du statut de la fonction publique, créés pour garantir aux agents une indépendance par rapport aux élus, et assurer aux usagers une égalité de traitement soient finalement mis à mal.
Par A A AAA Groupe Alsace , le 05/04/2008
aaaaaaaah la laïcité ....
la laïcité notion inscrite dans l'article 1 de la constitution de 1958 :"la République est ....laïque".
qu'est ce que cela signifie ?
J'habite en banlieue Strasbourgeoise.
je discutais avec un Parisien et lui racontait mes cours élémentaires et surtout mon fameux cours de religion.
stupéfait le mec me demande mais Strasbourg c'est en France ou pas ??
LOL.
je lui ai donc expliqué le concordat et la place des religions dans notre vie quotidienne
alors la laïcité c'est quoi ?
2 définitions :
- celle de 1905: c'est l'anticléricalisme, c'est éliminer la religion de la société PUBLIQUE.
la religion = sphère PRIVEE.
la société, les institutions (écoles..) ne seront plus dictés par des conceptions cléricales.
- la définition de 1958 et encore en vigueur aujourd'hui (pour combien de tps ?) : c'est la neutralité. La République respecte les croyances.
alors en Alsace ces conceptions ne s'appliquent pas vraiment quelques exemples.
4 religions sont reconnues : catholicisme, les protestantismes, judaisme ... (quid de l'islam...)
les ministres du culte sont rémunérés par l'Etat, cours de religion facultatif à l'école etc...
on ne s'en porte pas plus mal, j'imagine les manif si qq'un osait toucher à notre statut.
là où on dit "touche pas à ma laïcité" on dirait ici "touche pas à mon concordat" (c'est peut être un peu exagéré ;o) ).
PS: on est Français...
"Les partisans du statu quo en matière de représentativité des syndicats viennent de trouver un allié inattendu : les salariés eux-mêmes. Selon un récent sondage CSA commandé par l'Institut supérieur du travail et Entreprise et personnel, 51% des salariés du secteur privé se disent favorables au maintien des règles actuelles, présumant les syndicats nationaux représentatifs dans l'entreprise même s'ils n'y comptent aucun adhérent. Seuls 38% expriment leur adhésion à un changement de règles, comme le souhaite le gouvernement, mais aussi la CGT et la CFDT."
Consultez le sondage:
http://istravail.com/article369.html
mais aussi
Syndicalisme français : des perspectives nouvelles
Le syndicalisme français vit des heures difficiles, qui se traduisent, venant des salariés, par une triple crise d’adhésion, d’audience, de confiance. Les raisons sont connues, extérieures ou internes au mouvement syndical. Est-ce, pour lui, le début de la fin ? Assurément, non. Des perspectives existent, laissant possible un redressement de la situation.
Sur les causes qui lui sont extérieures, tant en France qu’en Europe ou sur le marché du travail mondial, le syndicalisme français a bien évidemment des réponses limitées. Mais les marges de manœuvre et d’action existent.
Ainsi, les évolutions démographiques et les évolutions observées sur le marché du travail mettent en perspective, dans certains secteurs économiques, un retournement de la situation de l’emploi, pouvant se traduire par une raréfaction de la force de travail et, partant, par une tendance à la hausse des salaires.
L’organisation du marché du travail étant un besoin permanent du bon ordre économique français, européen et international, le syndicalisme voit ici une justification renouvelée de son existence. Les régulations sociales, les négociations sectorielles demeurent essentielles à la performance globale. Dans l’avenir, les négociations de branche peuvent être amenées - si elles ne sont pas étouffées par la valorisation excessive des négociations d’entreprise - à jouer un rôle régulateur du marché du travail.
Le mouvement syndical peut aussi s’adapter aux nouvelles données socioculturelles. Il peut par exemple, développer davantage une action en réseau, centrée sur le service individuel plutôt qu’une action en cohorte, toute centrée sur la notion de masse.
Les connexions avec les ONG et les associations peuvent aussi permettre d’ouvrir, sans le dénaturer, le projet syndical. Ce dernier s’est construit et se développe sur une logique « de producteur à producteur », c’est-à-dire sur une logique d’action collective mettant en relation (de négociation ou de conflit, selon les circonstances) des salariés et des employeurs au sein d’un même système, celui de la production.
Les questions sociales débordent aujourd’hui le champ strict du monde de la production. Elles se situent bien davantage dans la relation entre le monde de la production lui-même et les mondes qui l’entourent, avec les exigences que l’on voit s’exprimer : environnement et développement durable, consommation, responsabilité sociale d’entreprise, citoyenneté.
Cette évolution des questions sociales constitue une invitation à opérer de nouvelles relations entre syndicats, associations, ONG.
Concernant les causes internes aux difficultés du mouvement syndical français, les réponses existent aussi. Il importe, pour s’en convaincre, d’observer la syndicalisation sur l’ensemble des pays européens, c’est-à-dire sur un espace politique, économique et social cohérent et en voie d’unification. Le taux moyen de syndicalisation peut être estimé, dans l’Union européenne, à plus du tiers, voire près de 40 % des salariés.
Les différences entre pays sont certes considérables : de 7 % pour la France, la syndicalisation s’élève à 30 % pour l’Allemagne, 50 % pour la Belgique et jusqu’à plus de 80 % pour les pays scandinaves.
Une moyenne européenne de 35 % ou 40 % n’a donc pas de signification forte. Mais elle souligne que, ailleurs en Europe, l’action syndicale a su s’établir et être reconnue des salariés. Le syndicalisme français n’est pas programmé pour rester le dernier de la classe européenne.
Une rénovation du système syndical français passe par la prise de conscience que le modèle syndical français n’a de modèle que le nom.

Extrait du sondage CSA réalisé pour l’Institut supérieur du travail et Entreprise & Personnel en janvier 2008. Voir le sondage CSA
Deux actions majeures sont à développer :
l’installation du syndicalisme français dans une démarche de responsabilité et de capacité gestionnaire,
la réduction du pouvoir normatif de l’État et le développement de la régulation sociale par la négociation collective.
Sur le premier point, les syndicalistes français observent la force de leurs homologues européens, qui fondent leur légitimité sur leur capacité à rendre des services à leurs adhérents. Services individuels ou collectifs, services immédiats ou différés certes, mais services. La légitimité du syndicalisme est bien celle que lui confère l’adhérent, le cotisant.
Cette vérité éclaire les procédures de définition de la représentativité syndicale en Europe. Nulle part sauf en Espagne, l’audience électorale ne constitue l’instrument de mesure de la représentativité. C’est l’adhérent et non pas l’électeur qui donne au syndicat sa légitimité et son pouvoir.
A l’heure où des réflexions s’opèrent en France sur la représentativité syndicale et où se développe le besoin de rénover les critères de cette représentativité, il est utile de souligner que la question de la représentativité est d’abord celle de la capacité du syndicat à représenter les salariés, à être proche d’eux, à les accompagner, à les servir, à les organiser, à les orienter aussi. Cette capacité fait du syndicat un agent de régulation sociale au quotidien et non pas un appareil de permanents qui se justifierait par intervalles dans de grandes élections sociales.
Sur le second point, celui de la réduction du rôle normatif de l’État dans la vie sociale, il est clair que les partenaires sociaux n’ont pas encore obtenu la liberté d’agir librement entre eux. l’État, par la loi, établit la règle sociale plus souvent que l’accord entre partenaires sociaux, à la différence, là encore, de ce qui est observé ailleurs en Europe. La loi du 31 janvier 2007, qui affirme la capacité d’action des partenaires sociaux à négocier de façon autonome et prioritaire par rapport à l’action législative et étatique, n’est pas encore entrée dans les mœurs de nos gouvernements. Il s’en faut même de beaucoup.
La tradition française demeure celle de l’interventionnisme étatique. La construction européenne est en train de modifier cela.
Nos concitoyens observent que, dans le domaine social comme dans d’autres domaines, les statuts ne sont plus protecteurs et que l’État n’est plus aussi régulateur que par le passé. Les lois du marché s’imposent progressivement, qui font appel à la régulation par la négociation et les accords collectifs, sur un marché du travail qui n’est plus national.
Une réduction du rôle de l’État nécessite, en contrepartie, une volonté commune et une capacité permanente des partenaires sociaux à gérer par eux-mêmes les questions sociales. Pour l’heure, l’esprit d’initiative et la culture de la négociation ne sont pas encore partout au rendez-vous en France. L’appel à un État modeste, garant et non plus gérant de la vie sociale, ne peut se traduire dans les faits que si les corps intermédiaires de la société assurent solidement leur rôle de régulation. Entre l’interventionnisme de l’État et la tyrannie d’un marché du travail sans autre règle que celle du rapport de forces marchand, le rôle régulateur des partenaires sociaux a tout son sens.

Ainsi, si les 1er mai ne chantent plus autant, le besoin d’organisation sociale n’a pas disparu. Il est en train de se déplacer et de se chercher de nouveaux chemins d’expression.
Le syndicalisme français vit une véritable crise, c’est-à-dire à la fois un risque de dépérissement grave et une occasion de se renouveler. Nous sommes aujourd’hui confrontés aux deux branches de l’alternative.
Publié par:
http://www.trait-dunion.org/index.php?option=com_content&task=view&id=111&Itemid=65
Défense des retraites : journée de mobilisation réussie
Samedi 30 mars les manifestations et rassemblements organisés ont rassemblé 80 000 personnes. Cette mobilisation pour l’avenir des retraites -à l’initiative de plusieurs syndicats : CGT, FSU, Solidaires et l’Unef- est un encouragement. C’est "une mise en jambes, une initiative indispensable pour que le débat soit public dans le pays", comme l’a indiqué à la presse le secrétaire général de la CGT.
Le bras de fer est donc engagé avec la droite. C’est maintenant que les salariés ont besoin d’entendre des positions claires de la part des dirigeants socialistes… Petite revue de détail des enjeux
Les salariés du privé comme du secteur public s’interrogent sur leurs droits à la retraite, l’âge auquel ils pourront la prendre, le niveau de vie qu’ils auront alors. Tout cela va à nouveau se jouer lors du rendez-vous retraite du printemps 2008. Avant l’été, le gouvernement présentera une nouvelle loi au Parlement risquant d’amputer les droits à retraite.
Trait d’Union s’est, à de nombreuses reprises, exprimé et mobilisé sur ce sujet … Nous avions ainsi en septembre dernier expliqué en quoi la réforme des « régimes spéciaux » n’avait d’autre but que de préparer de nouveaux reculs pour les salariés… Nous y voici donc. Après l’alignement sous couvert d’équité (comme si nous étions tous à égalité devant la pénibilité et les conditions de travail) la droite veut poursuivre au pas de charge ses réformes de démolition du système social instauré au lendemain de la seconde guerre mondiale.
Que propose l’UMP : l’allongement de la durée de cotisation, la baisse du taux de remplacement… Pour faire passer cela la droite a un discours bien rodé : d’un côté l'argument comptable, la nécessité d’équilibrer les comptes de l’autre l’argument démographique : puisque nous vivons plus vieux … il faut que les vieux travaillent…
Or, le seul résultat concret des réformes prétendument mises en œuvre pour « sauver le système » c’est de fabriquer de la pauvreté. Parce que les salariés en France travaillent et donc cotisent durant 37 annuités, ce qui leur interdit de pouvoir avoir droit à une retraite à taux plein… Résultat le nombre de personnes partant à la retraite ne touchant que le minimum vieillesse explose, maintenant c’est plus de la moitié des nouveaux retraités qui se retrouvent avec des revenus ne leur permettant pas de vivre dignement et avec la future réforme ce sera pire…
Il y a donc urgence à se mobiliser, à contester idéologiquement les pré-supposés des libéraux qui veulent nous faire croire qu’il n’y aurait qu’une seule solution celle qu’ils proposent, mais surtout à proposer. La droite cherche à faire passer sa réforme comme une évidence, comme s’il n’y avait pas d’autres choix… Or la politique c’est justement de faire des choix. Mais pour en faire encore faut-il avoir des propositions alternatives… à proposer.
Lorsqu’il s’est agit de dénoncer les mystifications du gouvernement Fillon lors du débat sur la « réforme les régimes spéciaux », le Parti socialiste n’a pas su adresser un message clair … faute de s’être positionné clairement…
A l’occasion de ce second round social sur l’avenir des régimes de retraites il est essentiel de ne pas reproduire les mêmes erreurs… Le PS doit participer, prendre toute sa place pour démonter les pseudo évidences que la droite cherche à imposer, c’est aussi son rôle de soutenir la mobilisation sociale lorsqu’il s’agit de défendre un acquis aussi essentiel que les régimes de retraites par répartition… Etre un soutien au mouvement social c’est pour le parti socialiste être capable d’inventer l’alternative au projet libéral, être une « force de proposition », faire preuve d’innovation et de fermeté concernant le financement de notre régime de retraites (faire cotiser l’ensemble des revenus, supprimer le plafonnement, mettre fin aux exonérations de cotisations sociales… cotiser plus…) A la gauche de porter un autre modèle de société.
Dernière mise à jour : ( 02-04-2008 )
FR3 jeudi 3 avril :Images de manifestations d' élèves et propos de responsables Lycéens contre les suppressions de postes et le démantèlement des BEP et des Bacs Professionnels en 4 ans....
Alors qu' on attendait pour le moins une interview d' essence ministérielle ou un communiqué officiel, surgit en réponse aux manifestants, un responsable syndical national du SNETAA venu plaider tout le bien qu' il pensait de la politique ministérielle des Bacs pro en 3 ANS et brandir le nouveau bréviaire de la "modernisation"de la formation professionnelle....
Etait ce le rôle ,la place et le discours d'un syndicat,même s'il lui a été offert un créneau pour ce faire dans un média télévisuel?
Il est vrai qu'il est aujourd'hui très BOBO ou très branché de faire "moderne "et de plaider la réforme..
Mais qu' aurait l' enseignement professionnel public, défendu bec et ongle par le SNETAA depuis 50 ans ,de si archaïque pour qu' il dût changer de peau à grand coup de suppressions d' emplois?
On demeure sur sa faim d' une vraie analyse syndicale argumentée .
Et si on écoutait ce que disent les lycéens en faveur d'un bac professionnel en 4ANS qu' ils ne jugent ni dépassé ni déclassé ?
.Ne seraient-ils plus les premiers concernés par la qualité de leur formation et la pertinence professionnelle et économique de la qualification à laquelle ils aspirent?
Affligeant pour la direction syndicale et pour l' image qu' elle donne du SNETAA.
Agamemnon
EXTRAITS DU MONDE TR DU 20 03 04
Boris : Quelle forme prendra le service minimum dans les lycées ?
Xavier Darcos : Il n'y a aucun projet de service minimum d'enseignement. J'ai simplement souhaité que dans le premier degré, les élèves puissent être accueillis, lorsque les parents le demandent, en cas de fermeture des classes
Thomas Lefebvre : Vous allez supprimer 11 200 postes à la rentrée 2008. Comment peut-on prétendre améliorer l'éducation nationale en faisant baisser ses effectifs ? Combien de postes seront supprimés en 2009 ?
Xavier Darcos : La question du non-renouvellement des enseignants doit être associée à l'observation de la démographie scolaire. Nous avons perdu près de 150 000 élèves les trois dernières années dans le second degré, et le taux d'encadrement professeurs/élèves reste l'un des plus élevés du monde. Je ne crois pas aujourd'hui que la question des postes soit la pierre angulaire de la qualité de l'enseignement.
Sinon, nous serions les premiers au monde, puisque depuis vingt ans nous n'avons cessé d'augmenter le nombre d'enseignants par rapport au nombre d'élèves. La question de la suppression de postes en 2009 n'est pas tranchée.
Athos : Il est question de réformer le mode de recrutement des enseignants. Cela veut-il dire que les concours vont disparaître ?
Xavier Darcos : Les concours ne disparaîtront pas. Mais le président de la République a pris deux engagements :
1) que les professeurs soient recrutés au niveau du mastère ;
2) que le début de leur carrière soit revalorisé.
Ces deux exigences conduiront à faire des propositions pour le recrutement à partir de 2009. Mais, je le répète, les concours ne disparaîtront pas.
Thierry : 1 400 euros brut pour un prof de collège débutant, 3 000 en Allemagne, par exemple. Quand pensez-vous rémunérer dignement les professeurs ?
Xavier Darcos : Le chiffre allemand me paraît exagéré, mais je répète que dès le budget 2009 on verra apparaître une revalorisation des débuts de carrière. 1) que les professeurs soient recrutés au niveau du mastère ;
flamchante : Pourquoi les heures supplémentaires des enseignants ne bénéficient-elles pas de la majoration de 25 % ?
Xavier Darcos : Toutes les heures supplémentaires des enseignants bénéficient du dispositif d'exonération et de non-fiscalisation, ce qui correspond à une augmentation de 25 %.
modeste : Allez-vous régler une fois pour toute les problèmes des non-titulaires ?
Xavier Darcos : La meilleure façon de devenir titulaire est de passer nos concours. Si vous parlez des emplois précaires, notamment des emplois aidés, ils n'ont jamais eu pour statut d'être pérennisés. Ce sont des passages provisoires pour aller rejoindre d'autres métiers, y compris des métiers liés à l'éducation nationale.
FOUQUIER-TINVILLE : A quand une rémunération en fonction de la qualité du prof et pas de son ancienneté ?
Xavier Darcos : Les professeurs sont déjà payés en fonction de leur qualité, puisque les promotions dont ils sont l'objet dépendent de leur évaluation. Deuxièmement, les professeurs qui s'engagent, notamment dans des actions éducatives, perçoivent des rémunérations qui améliorent leurs conditions matérielles.
charlespeguy : Comptez-vous "plier" dans le cas où les grèves se généraliseraient et se durciraient dans les lycées (comme c'est le cas dans le mien au moment où je vous parle) ?
Xavier Darcos : Les réformes sont décidées par le gouvernement et votées par la majorité politique. Elles sont faites dans l'intérêt du système éducatif.
dardar : Vous scolarisez vos enfants dans le public ou le privé ?
Xavier Darcos : Mes trois enfants ont fait toute leur scolarité dans le public
simone : Comment réagissez-vous aux propos de Marcel Pochard dans la Lettre de l'éducation, qui dit que la commission qu'il présidait était instrumentalisée et que ses conclusions étaient écrites d'avance ?
Xavier Darcos : Marcel Pochard a été surpris de l'hostilité de principe que son rapport honnête, pluraliste et ouvert a suscitée. Je suis du même avis que lui. On n'insulte pas aux principes mêmes d'un rapport dès lors qu'ils procèdent de rencontres plurielles et d'une mission elle-même pluraliste. Je vais, dans les jours qui viennent, entamer avec les partenaires syndicaux la rédaction du Livre blanc qui s'appuiera sur son excellent travail.
Nous devons d'abord penser aux débuts de carrière, et je pense que les premières décisions que nous prendrons pourront s'appliquer à la rentrée 2009, notamment dans le cadre de la prochaine loi de finances
thierry : Trouvez-vous normal qu'un professeur agrégé travaille moins et soit payé plus ?
Xavier Darcos : Il est normal qu'un professeur agrégé défende son statut. Il faut cependant que les agrégés retrouvent des services qui correspondent à leurs qualifications, et donc qu'ils enseignent prioritairement dans les classes de lycée, voire dans le post-bac.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/03/20/m-darcos-la-question-de-la-suppression-de-postes-d-enseignants-en-2009-n-est-pas-tranchee_1025623_823448.html
Lu sur: http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2333740&rubId=786
01/04/2008 19:19
"Des suppressions de postes d'enseignant qui annoncent d'autres réformes
Depuis 2002, les différents gouvernements ont diminué le nombre d'enseignants du secondaire sans toucher aux programmes. Celui de François Fillon pourrait franchir le pas
Avec 1 200 000 fonctionnaires dont 900 000 professeurs, l’éducation nationale est de loin le premier employeur de l’État. Dans le second degré (collèges et lycées), depuis 2002, le ministère a diminué le nombre d’enseignants (dans le public comme dans l’enseignement privé sous contrat) et cette politique pourrait bien s’accentuer dans les années à venir. Explications.![]()
Quel est le niveau d’encadrement des élèves ?
Les professeurs, comme les élèves, dénoncent régulièrement des classes surchargées comptant plus de 30 élèves. Et pourtant, selon les statistiques du ministère de l’éducation nationale, le nombre moyen d’élèves par enseignant est de 12,2. L’écart entre ces deux chiffres s’explique d’abord par le fait qu’à la différence de l’école, il y a plusieurs professeurs par classe dans les collèges et les lycées. Ensuite, il s’explique par la diversité des situations pédagogiques : options avec peu d’élèves, classes en demi-groupes (plus d’un tiers des heures d’enseignement au lycée sont effectuées en groupe et non en classe entière), dispositifs pédagogiques variés…
Au total, pour l’année scolaire 2006-2007, les collèges et lycées comptaient 5 418 000 élèves encadrés par 378 807 enseignants « devant élève ». Avec un taux d’encadrement de 12,2 élèves par professeur, la France se classe parmi les mieux dotés des pays riches. Notre pays est aussi l’un de ceux où la charge de travail des élèves est la plus élevée. L’équation est simple : fort taux d’encadrement + beaucoup d’heures de cours = un enseignement secondaire qui coûte cher. La dépense moyenne par lycéen a ainsi augmenté de 50 % entre 1990 et 2004 en euros constants. Alors que la France dépense moins que la moyenne des pays de l’OCDE pour le primaire, elle est au-dessus pour le secondaire.![]()
La baisse du nombre d’enseignants est-elle importante ?
Depuis le milieu des années 1990, le nombre de collégiens et de lycéens ne cesse de diminuer. À l’inverse, le nombre d’enseignants a continué d’augmenter jusqu’en 2002. Après la réélection de Jacques Chirac, la droite au pouvoir décide de mettre un terme à cette situation. Le nombre d’enseignants devant élève est ainsi passé de 402 000 en 2002-2003 à 378 800 en 2006-2007. Pour la prochaine rentrée de septembre, le gouvernement a encore prévu de supprimer 6 700 postes d’enseignant dans le secondaire. Cette restriction s’inscrit dans le cadre plus large de réduction des déficits publics.
Le pouvoir s’est engagé à ne pas remplacer chez les fonctionnaires un départ à la retraite sur deux. Le ministre de l’éducation Xavier Darcos avait vanté son bon budget 2008 en expliquant qu’il avait obtenu de Bercy le non-remplacement de seulement un départ sur trois. Mais les syndicats enseignants craignent que la règle du 1 sur 2 s’applique au budget 2009 en préparation.![]()
Comment l’État s’y est-il pris pour opérer des coupes ?
Depuis cinq ans, le ministère explique qu’il diminue le nombre de professeurs sans toucher au taux d’encadrement ni aux contenus de la scolarité. Il s’appuie sur un double argumentaire, démographique (la baisse du nombre des élèves) et technique. Le plus gros employeur de l’État dispose de marges de manœuvre considérables pour optimiser les moyens.
La rue de Grenelle a ainsi, tour à tour, réformé le système de remplacement des enseignants, diminué le recrutement dans les disciplines en surnombre de professeurs (allemand, éducation physique…), restreint le choix d’options ou fermé certaines filières dans l’enseignement technique et professionnel. De même, en limitant le nombre de redoublements d’élèves, on fluidifie le circuit.
Alors ministre de l’éducation, François Fillon avait, en revanche, échoué à alléger le baccalauréat et son successeur, Gilles de Robien, renoncé à remettre en cause certaines « décharges » de service des professeurs.![]()
Peut-il aller plus loin ?
L’État va continuer à optimiser la gestion en introduisant de la souplesse dans un système très rigide. La bivalence (un professeur enseigne deux matières) a fait une entrée timide dans les instituts de formation (IUFM). Le récent rapport Pochard sur l’évolution du métier d’enseignant proposait aussi d’annualiser le temps de travail des enseignants et de donner plus d’autonomie aux établissements pour répartir les moyens.
Mais l’actualité de la rentrée prochaine, c’est avant tout le développement des heures supplémentaires. Sur les 6 700 postes d’enseignant supprimés dans le secondaire, 3 500 le sont au titre des heures supplémentaires. C’est la traduction du « travailler plus pour gagner plus » du président Sarkozy. Le gouvernement a mis en place une défiscalisation de ces heures supplémentaires afin de convaincre les professeurs.
Il se pourrait aussi que le gouvernement décide de changer de braquet en s’attaquant, pour la première fois, au contenu des programmes. Les audits réalisés sous le précédent gouvernement s’étaient penchés notamment sur les lourdes grilles horaires des collégiens (entre 24 heures et 28 heures hebdomadaires) et lycéens (entre 30 et 45 heures) qu’ils recommandaient d’alléger.
Cette analyse rejoint les études internationales que résume le spécialiste des politiques éducatives à l’OCDE, Éric Charbonnier : « Certains pays obtiennent de meilleurs résultats que la France, en termes de réussite des élèves, tout en ayant une charge d’enseignement moins lourde. L’éducation nationale pourrait s’inspirer de ces modèles en diminuant le nombre d’heures de cours mais en développant les dispositifs d’accompagnement des élèves, d’aide aux devoirs ou de méthodologie. »
Une heure de cours supprimée au collège équivaut à 6 000 postes en moins, rappelait il y a peu Gérard Aschieri, patron de la FSU (lire La Croix du 9 septembre 2007). C’est toutefois au niveau du lycée, où l’offre est la plus abondante, que les premières coupes pourraient être opérées.![]()
Quel est l’état d’esprit des syndicats enseignants ?
Les audits, le rapport Pochard, l’actuelle révision générale des politiques publiques (RGPP)… La succession des avertissements place les syndicats en alerte rouge. Après les mauvais résultats aux municipales, le gouvernement semble vouloir accélérer les réformes, et les échéances européennes plaident aussi pour une priorité à la réduction du déficit public.
« Tous les éléments sont réunis pour un conflit majeur », prévenait début février, dans Le Monde, Gérard Aschieri. En ce printemps, le mouvement de protestation a surtout pris en région parisienne, dans l’académie de Créteil notamment. Les syndicats y contestent les prévisions du rectorat de 4 000 élèves en moins à la rentrée. S’ajoute à cela des établissements de Seine-Saint-Denis traditionnellement très mobilisés. De plus, l’enseignement professionnel est bien représenté en région parisienne. Or, la réforme du bac pro en trois ans, au lieu de quatre, est venue aussi alimenter les critiques sur la baisse des moyens.
Pour l’instant, la mobilisation lycéenne et enseignante ne s’est pas étendue à toute la France. Les annonces sur le recours aux heures supplémentaires (pouvoir d’achat oblige) ont permis de faire passer sans trop de remous les suppressions de postes de la rentrée prochaine. Mais l’annonce d’une réforme structurelle de l’enseignement secondaire, dans les semaines qui viennent, serait autrement plus sensible. "
BERNARD GORCE
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2333740&rubId=786
Qu'en dit-on réellement au SNETAA,
On enquête pour savoir si les enseignants soutiennent leurs futures suppressions d' emploi?
Agamemnon