lundi 31 décembre 2007

une page se tourne

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années; on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal. Les années rident la peau: renoncer à son idéal ride l'âme.

Douglas MacArthur

chateau

 

Les huîtres sont des mollusques qui passent les fêtes de fin d'année dans des huttes appelées bourriches.

Claude Pieplu

mardi 25 décembre 2007

De curieuses rencontres au coin de la revue l' Apprentissage Public...

edito C lage

editorial C.LAGE  AP 461 SEPTEMBRE 2004

 

 mandat L BOURBOULE

Résolution Générale Conseil National Elargi SNETAA

AP 478 JUIN 2006

La petite histoire du BAC PRO 3

 

 

bac pro 3 2001

Il n' est pas de progressistes qui ne fassent référence au passé....

Ce fac-similé extrait de la revue L'Apprentissage Public n°438 de décembre2001 concernait le développement du lycée des métiers sur la base de la première révolution annoncée des BACS PRO en 3 ANS.

Le temps a fait son oeuvre,, mais le miroir aux alouettes est toujours d' utilité publique ,si ce n' est aujourd'hui de credo  syndical

Il mérite lecture ..et réflexion!

 

la stratégie de la carotte à l'ane

dimanche 23 décembre 2007

Protocole ministériel pour le développement des BACS PRO en 3 ANS

Pour en avoir parlé, Points de Vue se devait de le publier!

Voici donc le protocole pour le développement des Bacs PRO en 3 ans  tel que le site du ministère l'a rendu public MARDI 18 DECEMBRE 2007

PROTOCOLE de DISCUSSION

Etabli entre

le Ministre de l’éducation nationale

le SNETAA,

Syndicat National de l’Enseignement Technique Action Autonome

le SGEN-CFDT,

Fédération des Syndicats Généraux de l’Education Nationale et de la Recherche Publique

le SE-UNSA

Syndicat des Enseignants

et

le SNALC-CSEN

Syndicat National des Lycées et Collèges

En scolarisant environ 30% des lycéens, l'enseignement professionnel démontre qu'il est une voie

de réussite a part entière aux côtés des voies générale et technologique.

Il contribue ainsi à la réalisation des objectifs fixés par la loi d’orientation sur l’avenir de l'Ecole

du 23 avril 2005 : aucun jeune ne doit sortir du système scolaire sans une qualification minimale

de niveau V et 80% d’une génération doit atteindre le niveau IV.

L'enseignement professionnel participe à la lutte contre les sorties sans qualification dans une

perspective de formation et d'insertion professionnelles.

Toutefois, les données les plus récentes font apparaitre que l'Ecole ne parvient pas à faire réussir

tous les élèves. C'est ainsi que 160.000 jeunes sortent encore, chaque année, du système scolaire

sans qualification.

La lutte contre l'échec scolaire et contre les sorties sans qualification apparait donc comme une

priorité qui doit rencontrer un large consensus.

…/…

2.-

Parallèlement la création des baccalauréats professionnels en 1985 a permis l'augmentation

significative des taux d'accès au niveau IV de formation, contribuant à la société de la

connaissance et aux besoins en emplois qualifiés des branches professionnelles. Pour répondre aux

objectifs de qualification fixés par la Nation, le nombre de bacheliers professionnels doit

augmenter.

Aussi, le Ministre de l'Education Nationale et les organisations syndicales estiment indispensable

que soit engagé un plan ambitieux de valorisation et de rénovation de l'enseignement

professionnel.

Cette réforme d'envergure doit permettre d'augmenter l'attractivité des lycées professionnels et

d’offrir au corps des Professeurs de lycée professionnel des perspectives ambitieuses.

Les signataires décident d'engager des discussions en s'appuyant sur les principes suivants :

· la voie professionnelle doit participer à l'augmentation du niveau de qualification

· la spécificité de l'enseignement professionnel qui vise prioritairement à l'insertion

professionnelle des jeunes doit être confortée

· l'enseignement professionnel doit pouvoir proposer des cursus de scolarité permettant la

qualification au niveau V (CAP/BEP), au niveau IV (bac pro) et la perspective de

qualification au niveau III (BTS, licence professionnelle).

Sur le fondement de ces principes, le Ministre de l'Education Nationale et les syndicats signataires

conviennent d'un programme portant sur les modalités futures de la mise en oeuvre de la réforme

des baccalauréats professionnels en trois ans à la rentrée 2009.

Le travail en commun, qui permettra d’organiser l’évolution de l'enseignement professionnel et en

particulier celle des baccalauréats professionnels se concentrera entre autres sur :

· la place et le statut des diplômes de niveau V afin de renforcer leur capacité d'insertion dans

l'emploi et la reconnaissance réelle par les branches professionnelles ;

· la détermination de passerelles entre les formations de niveau V et les formations de niveau

IV ;

· l'organisation de la scolarité et les modalités pédagogiques des baccalauréats professionnels

en 3 ans selon les publics ;

· l'évolution de l'enseignement professionnel pour qu'il accueille des publics diversifiés dans le

but d'augmenter les niveaux de qualification ;

· les perspectives pour favoriser la réussite des bacheliers professionnels dans l’enseignement

supérieur ;

· la mise en place de parcours diversifiés dans le cadre de l'article 34 de la loi d'orientation.

…/…

3.-

Dans cette perspective, l'année 2008 sera mise à profit pour préparer au mieux la réforme dans les

académies où notamment :

· les projets seront affinés au regard des besoins propres à chaque champ d'activité

professionnelle ;

· des concertations seront conduites pour assurer les meilleures conditions d'implantation des

sections ;

· les expérimentations seront approfondies et évaluées.

Les travaux trouveront un prolongement et s’appuieront sur l’expertise des commissions

professionnelles consultatives.

Fait à PARIS, le 18 décembre 2007

Christian LAGE Thierry CADART Luc BERILLE Bernard KUNTZ

SNETAA SGEN-CFDT SE-UNSA SNACL-CSEN

Xavier DARCOS

Ministre de l’Education nationale

C' était il y a un mois peine....et pourtant!

Communiqué du 21 novembre 2007

Bac Pro 3 ans

Coup de force ministériel contre les lycées professionnels

Le SNETAA et le SNFOLC demandent solennellement au Ministre de l’Education Nationale, Xavier Darcos, de

retirer sa note adressée aux recteurs le 29 octobre ; elle concerne la suppression des BEP par le biais de la

généralisation du Bac pro 3 ans. Nos organisations rappellent que le Bac pro 3 ans est un dispositif dérogatoire et

expérimental voulu par le patronat dans le but d’affaiblir tout l’édifice des diplômes nationaux et des conventions

collectives. Le bilan de cette expérimentation à la fois dans les données chiffrées comme dans le rapport de l’IGEN

(Inspection Générale de l’Education Nationale) montre que ce n’est pas une réussite.

Imposer unilatéralement une décision aussi destructrice pour l’avenir des jeunes, des Lycées Professionnels et du

corps des Professeurs de Lycée Professionnel (PLP), relève d’un véritable coup de force porté à l’Ecole de la

République. Pour le SNFOLC et le SNETAA, cela signifie :

- La destruction du niveau V d’insertion diplômant et la disparition des BEP en entraînant ce qui reste des

CAP

- La modification structurelle de l’offre des diplômes qui entraînera de lourdes conséquences pédagogiques

dans les établissements (disparition d’un grand nombre de leurs élèves) et des cartes de formation dans

les académies ; cela induira la suppression de plus de 30 % des postes de PLP (Professeurs de Lycées

Professionnels). On retrouve la volonté de récupérer des moyens à tout prix (non remplacement d’un

fonctionnaire sur deux)

- la déprofessionnalisation de la formation et l’absorption des LP dans des lycées polyvalents

- l’accélération de sortie de milliers d’élèves sans qualification par la suppression du palier du BEP en

faisant abstraction de la réalité tant scolaire que sociale

- le développement de l’apprentissage et des multiples dispositifs d’insertion qui ont montré toutes leurs

limites et leurs échecs, notamment le dernier en date dit « plan Borloo ».

Une telle mesure s’inscrit dans le prolongement de l’ensemble des mesures visant au démantèlement de

l’enseignement professionnel public et laïque et des diplômes nationaux qui y sont attachés. Elle met en cause

l’existence même des lycées professionnels.

Pour le SNETAA et le SNFOLC, il est impossible de ne pas la rapprocher des projets ministériels de réformes

statutaires pour les personnels (commission Pochard sur l’ « évolution du métier d’enseignant »). Polyvalence,

dégradation des conditions de travail, négation de l’indépendance pédagogique et privatisation pour les

enseignants en même temps que déqualification et précarité pour les jeunes, sont au rendez-vous de telles

« réformes ». Les personnels n’ont pas imposé l’abrogation du décret de Robien voilà moins de 6 mois pour

accepter aujourd’hui semblable démantèlement de leurs garanties statutaires.

Le SNETAA et le SNFOLC décident de combattre ce « diktat » contre les lycées professionnels, leurs élèves et

leurs personnels. Nous nous adressons aux autres organisations syndicales pour qu’elles se joignent à nous. Et

nous invitons les personnels à se mobiliser dans les établissements et dans toutes les instances.

Le SNFOLC et le SNETAA ne peuvent pas laisser faire. Nous ne laisserons pas faire !

- retrait de la note ministérielle du 29 octobre,

- maintien des BEP,

- non à leur remplacement par des bac pro 3 ans,

- non aux suppressions de postes, non aux fermetures de section ! Aucune suppression de LP !

SNETAA-eiL SNFOLC

74 rue de la Fédération 6 rue Gaston Lauriau

75739 PARIS CEDEX 15 93513 MONTREUIL CEDEX

_ 01 53 58 00 30 _ 01 56 93 22 44

Alors, rendons aujourd'hui à césar..:

Le SNETAA a   signé mardi 18 décembre 2007 le protocole ministériel  de discusion pour le développement des BACS PRO 3 ANS.

A ce jour, à notre connaissance, le SNLCFO n'a pas paraphé ce document

mercredi 19 décembre 2007

grève fonction publique annoncée pour le 24 janvier 2008

Communiqué des organisations syndicales de la Fonction publique

La forte mobilisation du 20 novembre 2007 a contraint le gouvernement à ouvrir une négociation salariale ce lundi 17 décembre 2007.

Or, les propositions qui ont été faites par le ministre chargé de la fonction publique ne sont pas acceptables tant sur la forme que sur le fond.

En effet, le gouvernement refuse d’accorder une mesure générale de revalorisation du point d’indice, seule à même d’assurer un réel maintien du pouvoir d’achat pour l’ensemble des agents de la fonction publique.

Au contraire, il persiste à faire entrer dans le maintien du pouvoir d’achat des mesures individuelles de promotion (glissement vieillesse technicité), ce qui revient à nier le principe même de déroulement de carrière.

Ces pseudo négociations ne peuvent donc nous convenir car elles portent atteinte de façon frontale aux principes même de la négociation collective des salaires dans la fonction publique pour les remplacer par une individualisation des rémunérations.

Les mesures de gestion des ressources humaines annoncées dans le cadre de la réforme des politiques publiques heurtent également de façon frontale les fondamentaux du statut général de la fonction publique et vont contribuer à amplifier les suppressions d’emplois.

Pour l’ensemble de ces raisons, les organisations syndicales refusent de participer cette semaine à la conférence et à la réunion organisées par le ministère de la fonction publique.

Elles appellent sur leur plate-forme commune à l’action le 24 janvier 2008 par la grève et les manifestations pour exiger l’ouverture de réelles négociations sur la valeur du point d’indice et la refonte globale des grilles indiciaires, afin de permettre le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat.

Paris le 18 décembre 2007

***** signataires:FSU CGT,FO,UnSA ,CFTC solidaires

 

ce texte n' est pas approuvé par  la cfdt et de la cgc.

 

Il ne faitdonc pas l' unanimité, mas qu' importe:

il doit être lu de tous.

agamemnon

jeudi 13 décembre 2007

Demi-tour sur les bac PRO 3 ans?

On trouvera ci dessous le mandat sur le Bac Pro 3 Ans voté par le congrès national du SNETAA à ses instances exécutives et à ses dirigeants .le 25 MAI 2007 ,il y a quelques mois à peine, à l’unanimité des votes exprimés.

.« Le SNETAA EIL dénonce la menace de suppression des BEP par les expérimentations insidieuses des BAC PRO 3 ANS et des préparations de BEP EN UN AN. »

Revue : l’Apprentissage Public « Congrès National » n°487 juin2007 page52.

Le texte adopté par le BN du SNETAA propose pour les Bacs Pro 3 ANS -«  d' élargir les expérimentations et les évaluer »

Peut-on avoir l’outrecuidance de rappeler que les statuts du SNETAA disposent, comme sans doute dans nombre d' organisations démocratiques que « tout adhérent a le devoir de soutenir solidairement et en toutes circonstances les revendications…….et les mandats arrêtés par les instances statutaires. » ?

Est ce à dire que les dirigeants et les élus nationaux pourraient s’autoriser à en faire l’économie ou.......qu’il faut être exclu pour donner du sens aux statuts?

"Les vrais hommes de progrès , disait ERNEST RENAN, sont ceux qui ont pour point de départ un respect profond du passé."

mercredi 12 décembre 2007

Vers un démantèlement du lycée professionnel et du corps des PLP avec à la clé des suppressions massives d'emplois?

Alors que la quasi totalité des organisations syndicales d' enseignants de lycée professionnel se démarquent avec force de l' offensive du Ministre de l'Education pour un développement à la hussarde de BACS PROFESSIONNELS EN TROIS ANS,initiative marquée au sceau de l' expérimentation pour en masquer l' illégitimité,le Bureau  Nationa du SNETAA a adopté hier un texte de négociation dont le contenu sur le fond comme sur la forme n' est pas sans surprendre fortement.

Et je ne dois pas être le seul dans ce jugement puisque certains leaders historiques  de l' organisation, les secrétaires académiques de Bordeaux, Lille, Strasbourg Toulouse, s'y seraient opposés.

Le leader de l' académie de Montpellier aurait pour sa part manifesté sa réserve voire son opprobre en gelant son vote.

Les conséquences de ce texte vont être lourdes et néfastes pour les personnels et les établissements.

L' analyse au fond en sera faite ici ultérieurement.

Certaines cartes pourraient être d'ores et déjà   distribuées.

Comment comprendre  en effet  que la direction  SNETAA ait, dit-on, été  reçu hier toute seule par le ministre, alors que les autres organisations auraient été entendues ensemble quelques heures auparavant?

Pour rompre le pain?

Bernard PABOT

 

TEXTE ADOPTE PAR LE BN DU SNETAA LE 11 12 2007

 

"En scolarisant environ 30% des lycéens, l' enseignement professionnel démontre qu'il est une voie de réussite à part entière aux côtes des voies générale et technologique.

Il contribue ainsi à la réalisation des objectifs fixés par la loi d' orientation sur l' avenir de l'Ecole du 23 avril 2005 : aucun jeune ne doit sortir du système scolaire sans une qualification minimale de niveau V et 80% d'une génération doit atteindre le niveau IV.

L' enseignement professionnel participe a la lutte contre les sorties sans qualification dans une perspective de formation et d' insertion professionnelles.

Toutefois, les données les plus récentes font apparaître que l'Ecole ne parvient pas à faire réussir tous les élèves. C' est ainsi que chaque année 160. 000 jeunes sortent encore du système scolaire sans qualification.

La lutte contre l'échec scolaire et contre les sorties sans qualification apparaît donc comme une priorité qui doit rencontrer un large consensus.

Parallèlement la création des baccalauréats professionnels en 1985 a permis l'augmentation significative des taux d'accès au niveau IV de formation, contribuant à la société de la connaissance et aux besoins en emplois qualifies des branches professionnelles. Pour répondre aux objectifs de qualification fixés par la nation, cette augmentation doit s'amplifier.

Cette reforme d'envergure doit permettre d'augmenter l'attractivité de l'ensemble des lycées professionnels et d'offrir au corps des Professeurs de lycée professionnel des perspectives ambitieuses répondant à la réforme des baccalauréats professionnels en trois ans.

Les signataires décident d'engager des discussions en s'appuyant sur les principes suivants :

- la voie professionnelle doit participer à l'augmentation du niveau de qualification.

- la spécificité de l'enseignement professionnel qui vise prioritairement à l'insertion
professionnelle des jeunes doit être confortée

-l'enseignement professionnel doit pouvoir proposer des cursus de scolarité permettant la qualification au niveau V (CAP/BEP), au niveau IV (bac pro 3) et la perspective de qualification au niveau III (BTS)

Sur le fondement de ces principes, le Ministre de l'Education Nationale et le syndicat conviennent d'un programme portant sur les modalités future^de-na mise en œuvre de la réforme des baccalauréats professionnels en trois ans à la rentrée.

Le travail en commun, qui permettra d'organiser la transition de l'enseignement professionnel et en particulier celle des baccalauréats professionnels en 4 ans se concentrera entre autres sur :

- la place et le statut des diplômes de niveau V afin oe renforcer leur capacité d'insertion dans l'emploi et la reconnaissance réelle par les branches professionnelles

-

- la détermination de passerelles entre les formations de niveau V et les formations de niveau IV

- l'organisation de la scolarité et les modalités pédagogiques des baccalauréats professionnels en 3 ans selon les publics

-l'évolution de l'enseignement professionnel pour qu'il accueille des publics diversifiés dans le but d'augmenter les niveaux de qualification

- la mise en place de parcours diversifiés dans le cadre de l'article 34 de la loi d'orientation.

Dans cette perspective, l'année 2008 sera mise à profit pour préparer la réforme dans les académies et permettre notamment :

- d'affiner les projets au regard des besoins propres à chaque champ d'activité professionnelle

- de conduire des concertations pour assurer les meilleures conditions d'implantation des sections

- d'élargir les expérimentations et les évaluer

Les travaux trouveront un prolongement dans le cadre des réunions des commissions professionnelles consultatives."

                       ******

mardi 4 décembre 2007

Quand les collègues enseignants de FORCE OUVRIERE aident la direction du SNETAA à sortir du bois

Communiqué du 21 novembre 2007

Bac Pro 3 ans

Coup de force ministériel contre les lycées professionnels

Le SNETAA et le SNFOLC demandent solennellement au Ministre de l’Education Nationale, Xavier Darcos, de retirer sa note adressée aux recteurs le 29 octobre ; elle concerne la suppression des BEP par le biais de la généralisation du Bac pro 3 ans. Nos organisations rappellent que le Bac pro 3 ans est un dispositif dérogatoire et expérimental voulu par le patronat dans le but d’affaiblir tout l’édifice des diplômes nationaux et des conventions collectives. Le bilan de cette expérimentation à la fois dans les données chiffrées comme dans le rapport de l’IGEN (Inspection Générale de l’Education Nationale) montre que ce n’est pas une réussite.

Imposer unilatéralement une décision aussi destructrice pour l’avenir des jeunes, des Lycées Professionnels et du corps des Professeurs de Lycée Professionnel (PLP), relève d’un véritable coup de force porté à l’Ecole de la République. Pour le SNFOLC et le SNETAA, cela signifie :

- La destruction du niveau V d’insertion diplômant et la disparition des BEP en entraînant ce qui reste des CAP

- La modification structurelle de l’offre des diplômes qui entraînera de lourdes conséquences pédagogiques dans les établissements (disparition d’un grand nombre de leurs élèves) et des cartes de formation dans les académies ; cela induira la suppression de plus de 30 % des postes de PLP (Professeurs de Lycées Professionnels). On retrouve la volonté de récupérer des moyens à tout prix (non remplacement d’un fonctionnaire sur deux)

- la déprofessionnalisation de la formation et l’absorption des LP dans des lycées polyvalents

- l’accélération de sortie de milliers d’élèves sans qualification par la suppression du palier du BEP en faisant abstraction de la réalité tant scolaire que sociale

- le développement de l’apprentissage et des multiples dispositifs d’insertion qui ont montré toutes leurs limites et leurs échecs, notamment le dernier en date dit « plan Borloo ».

Une telle mesure s’inscrit dans le prolongement de l’ensemble des mesures visant au démantèlement de l’enseignement professionnel public et laïque et des diplômes nationaux qui y sont attachés. Elle met en cause l’existence même des lycées professionnels.

Pour le SNETAA et le SNFOLC, il est impossible de ne pas la rapprocher des projets ministériels de réformes statutaires pour les personnels (commission Pochard sur l’ « évolution du métier d’enseignant »). Polyvalence, dégradation des conditions de travail, négation de l’indépendance pédagogique et privatisation pour les enseignants en même temps que déqualification et précarité pour les jeunes, sont au rendez-vous de telles « réformes ». Les personnels n’ont pas imposé l’abrogation du décret de Robien voilà moins de 6 mois pour accepter aujourd’hui semblable démantèlement de leurs garanties statutaires.

Le SNETAA et le SNFOLC décident de combattre ce « diktat » contre les lycées professionnels, leurs élèves et leurs personnels. Nous nous adressons aux autres organisations syndicales pour qu’elles se joignent à nous. Et nous invitons les personnels à se mobiliser dans les établissements et dans toutes les instances.

Le SNFOLC et le SNETAA ne peuvent pas laisser faire. Nous ne laisserons pas faire !

- retrait de la note ministérielle du 29 octobre,

- maintien des BEP,

- non à leur remplacement par des bac pro 3 ans,

- non aux suppressions de postes, non aux fermetures de section ! Aucune suppression de LP !

SNETAA-eiL SNFOLC

74 rue de la Fédération 6 rue Gaston Lauriau

75739 PARIS CEDEX 15 93513 MONTREUIL CEDEX

( 01 53 58 00 30 ( 01 56 93 22 44