dimanche 26 octobre 2008

faut-il applaudir à la suppression de l'emploi ,voire du sien?

Les fonctionnaires qui manifestent ne se rendent pas compte "de la gravité de la crise", juge Nicolas Sarkozy

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/economie/20081023.FAP3611/les_fonctionnaires_qui_manifestent_ne_se_re

 

AP | 23.10.2008 | 15:33

Nicolas Sarkozy s'en est pris jeudi aux dernières manifestations de fonctionnaires, se demandant si les protestataires "se rendent compte de la gravité de la crise" économique et financière.

Evoquant lors d'un discours consacré au soutien de l'économie les "manifestations de ces derniers jours d'une petite partie de la Fonction publique d'Etat", le président de la République s'est interrogé: "Je me demande s'ils se rendent compte de la gravité de la crise".

"Que des gens viennent, de bonne fois, nous demander en réponse à la crise d'embaucher davantage de fonctionnaires, davantage d'emplois publics, je me demande s'ils ont bien compris dans quel monde nous vivons", a-t-il poursuivi, après avoir confirmé son intention de "réduire les effectifs de la fonction publique".

Dimanche dernier, une manifestation nationale contre les suppressions de postes et les restrictions budgétaires dans l'Education nationale organisée par tous les syndicats de l'Education a mobilisé entre 32.000 et 80.000 personnes.

FO appelait à une nouvelle grève dans la fonction publique ce jeudi, jour également choisi par l'UNSA Police et le SGP-FO pour un meeting de protestation. AP

Défense de se taire .

UNION SYNDICALE SOLIDAIRES
FONCTIONS PUBLIQUES ET ASSIMILES
Prime de Fonctions et de Résultats : Un classement inacceptable des fonctionnaires sur une échelle de 0 à 6

En France, il existe une fonction publique, divisée en trois versants : la fonction publique d’Etat, la fonction publique hospitalière et la fonction publique territoriale. Une réforme brutale de la fonction publique est engagée par le gouvernement actuel et un « livre blanc » sur l’avenir de la fonction publique a été rédigé, en ce sens, par Jean-Ludovic Silicani et publié en avril 2008. Le gouvernement, dans la droite ligne de sa politique de régression sociale, entend mettre en oeuvre rapidement les recommandations de ce rapport.
Dans la logique du travail de sape commencé sous le précédent gouvernement en 2004 avec le rapport Dutreil, dans la continuité du projet de loi « sur la mobilité » des fonctionnaires, de la RGPP et de la réorganisation territoriale de l’Etat, c’est la destruction de la Fonction publique qui s’annonce.
C’est le 17 octobre qu’étaient conviées les fédérations de fonctionnaires à une réunion de présentation de la PFR - prime de fonctions et de résultats. Pourtant, nul n’était besoin d’explication pour comprendre que, par ce biais, le gouvernement frappait encore, non seulement, et honteusement le pouvoir d’achat du fonctionnaire, mais également la logique même du service public.
La mise en place de la « prime de fonctions et de résultats » PFR...

Dans le rapport sur l’avenir de la fonction publique, il est préconisé d’introduire dans le système de rémunération des fonctionnaires, une part revenant au mérite individuel de chacun d’eux. Un projet de décret, émanant du Premier ministre et un arrêté du Ministre du Budget fixant le cadre et les premiers « bénéficiaires » de cette prime à « la performance » sont déjà en préparation. La PFR s’appliquera d’abord, aux attachés puis aux administrateurs civils, puis aux chefs des services déconcentrés. Puis viendra le tour des agents de catégorie B... puis C.



Mais alors, qu’est ce que la PRF ?
C’est un dispositif indemnitaire qui comprend deux parts cumulables et modulables indépendamment l’une de l’autre par application de coefficients multiplicateurs à un taux de référence (exprimé en euros) :
 une part liée aux fonctions exercées, modulable de 1 à 6 pour tenir compte des responsabilités, du niveau d’expertise et des sujétions spéciales liées aux fonctions exercées. Cette part repose sur une typologie des postes (maillage large de 4 à 6 catégories par grade).
 une part liée aux résultats individuels, modulable de 0 à 6 pour tenir compte de la performance et de la manière de servir de l’agent. La modulation intègre, sur cette part, l’atteinte ou non par l’agent des objectifs qui lui ont été fixés.
Si le montant de la part fonctionnelle a vocation à rester relativement stable dans le temps, le montant de la part liée aux résultats individuels attribués à un agent est révisable en fonction des mérites et des résultats.
Que deviennent les indemnités existantes ?
La PFR se substitue à différentes indemnités interministérielles (IFTS, prime de rendement, IFR), ministérielles (indemnités d’exercice des missions des préfectures, indemnité de polyvalence), prime informatique, etc.... La NBI sera elle aussi intégrée à la PFR au sein de la part liée aux fonctions. Une mission d’inspection sera mandatée pour expertiser les conséquences de la perte de l’avantage retraite que la modulation entraînera. Passage des régimes indemnitaires actuels à la PFR : La DGAFP s’est engagé à faire inscrire dans la circulaire d’application qu’un agent ne pourra pas, l’année du passage sous le nouveau régime PFR, percevoir moins d’indemnité que l’année antérieure (comprenez qu’après : oui ! ).

... C’est la négation même du service public et de la fonction publique
Si, pour la DGAFP, le système présente l’avantage de simplifier le maquis des diverses primes versées et d’uniformiser le montant des indemnités versées en Centrale et dans les services déconcentrés, pour Solidaires, il s’agit là encore d’une attaque en règle contre la fonction publique et les fonctionnaires.
En instaurant un système de « concurrence » entre les fonctionnaires, en faisant de « l’entretien d’évaluation » un élément clef de leur rémunération, en individualisant le montant des primes selon le mérite et « la performance de chacun » l’administration entend gérer ses services et ses agents comme le fait toute entreprise privée.
Pour Solidaires, la finalité des missions de l’Etat ne peut être comparée à celle d’une entreprise privée qui a pour indicateur unique « le profit ».
Encore une fois le gouvernement oublie trop vite que les fonctionnaires sont au service de l’intérêt général et non au service d’intérêts particuliers. Ce faisant, il les rend plus vulnérables dans un contexte qui deviendra plus clientéliste, plus sensible aux pressions administratives, politiques ou économiques.
S’ajoutant aux milliers de suppressions d’emplois, cette réforme va encore faire illusion aux yeux de l’opinion publique, et même aux yeux d’une minorité de fonctionnaires pour qui « la culture du résultat » paraît être un bon principe. Pourtant chacun doit savoir que les « indicateurs » se trafiquent et que les résultats peuvent êtres aussi manipulés.
Ainsi, comment sera jugé et rémunéré au mérite un agent d’un service public quelconque qui consacrera le temps nécessaire à l’accueil des usagers ? Comment sera jugé et rémunéré un policier qui n’aura pas assez rédigé de contraventions dans sa journée ? Comment sera jugé et rémunéré un agent des impôts qui aura consacré beaucoup de temps à expliquer à des contribuables les méandres de la fiscalité ? Comment sera jugée et rémunérée une infirmière qui se sera attardée aux chevets des malades ?
Absurde, le fonctionnaire ne devra plus faire du travail intelligent, mais du chiffre. La conscience professionnelle, dont il fait preuve généralement, ne sera plus payée de retour et il devra cantonner ses activités à celles qui sont censées rapporter. Mais il faudra lui expliquer lesquelles !

Pour Solidaires, indépendance et responsabilité du fonctionnaire impliquent qu’il remplisse toutes ses missions de service public et pas seulement celles que certains décideurs auront jugées rentables. Et c’est justement parce que son travail a de tout temps été correctement effectué que l’administration, à défaut d’augmentation du point d’indice (en nombre et en valeur), a multiplié et complexifié les régimes indemnitaires.
Pour Solidaires, répondre à cette juste reconnaissance des compétences et qualifications des agents en instaurant une « prime de fonction et de résultats », censée simplifier le maquis des diverses primes versées, relève d’une ignorance totale de l’organisation de la fonction publique et de la spécificité de la fonction publique française.
Pour Solidaires, classer individuellement les fonctionnaires sur une échelle de Zéro à 6, entraînera inévitablement une compétition malsaine au sein des services, une perte de motivation et de confiance de la plupart d’entre eux.
Pour Solidaires, cette politique de conception libérale doit être combattue et le mérite intrinsèque de tous les fonctionnaires doit être reconnu !

vouloir concilier statut et contrat privé

TRACT DE Solidaires

Emplois statutaires et emplois sous contrat privé : une cohabitation inadmissible dans la Fonction publique
En France, il existe une Fonction publique, divisée en trois versants : la Fonction publique d’Etat, la Fonction publique hospitalière et la Fonction publique territoriale.
Une « réforme brutale de la Fonction publique » est engagée par le gouvernement actuel et un « livre blanc » sur l’avenir de la Fonction publique a été rédigé, en ce sens, par Jean-Ludovic Silicani et publié en avril 2008. Le gouvernement, dans la droite ligne de sa politique de régression sociale, entend mettre en oeuvre rapidement les recommandations de ce rapport.
Dans la logique du travail de sape commencé sous le précédent gouvernement en 2004 avec le rapport Dutreil, dans la continuité du projet de loi « sur la mobilité » des fonctionnaires, de la RGPP et de la réorganisation territoriale de l’Etat, c’est la destruction de la Fonction publique qui s’annonce.
Aujourd’hui, en convoquant les fédérations de fonctionnaires à un groupe de travail pour discuter de la place du « contrat » dans la Fonction publique, le gouvernement entend donner le coup de grâce à l’édifice que représente la Fonction publique à la française.
Vouloir concilier « statut et contrat privé » dans la Fonction publique...

Depuis la loi du 19 octobre 1946, le Statut général des fonctionnaires a souvent fait l’objet, malgré son évolution constante, de multiples attaques, de multiples remises en cause. Il a déjà subi de graves atteintes, notamment avec la loi de 1987 « dite Galland » qui a frappé de plein fouet le statut des fonctionnaires de la Fonction publique territoriale et le système de la carrière.
Alors que la loi encadre strictement le recours aux emplois contractuels, l’administration n’a pas arrêté ces dernières années d’amplifier les dérogations lui permettant de ne pas créer d’emploi de titulaires.
Le contenu du rapport Silicani ne propose pas seulement de modifier l’organisation de la Fonction publique, il recommande sa destruction en mettant en place de manière définitive le recours aux emplois relevant d’un contrat.
Le dispositif proposé serait donc le suivant :
 Les emplois correspondant à des missions de souveraineté ou comportant des prérogatives de puissance publique (lesquels ?) seraient occupés, à titre principal, par des agents titulaires, et, à titre complémentaire, par des contractuels de droit public.
 Les autres emplois publics (la majorité) seraient occupés à titre principal par des agents titulaires et à titre complémentaire par des contractuels de droits privé. Pendant une phase transitoire ces emplois pourraient continuer à être occupés par des contractuels de droit public.
Dans ce contexte, il conviendra (toujours selon le rapporteur) de faciliter « le passage réciproque entre le statut et le contrat ».
A terme il n’existerait plus que deux types de personnels dans la Fonction publique : les statutaires (avec de plus en plus d’obligations et de moins en moins de droits) et des personnels de droit privé relevant d’une convention collective.
...c’est remettre en cause le service public servant l’intérêt général
La construction statutaire de la Fonction publique en France est le fruit d’une longue évolution historique qui s’est traduite par une marche vers l’indépendance des fonctionnaires à l’égard du pouvoir politique. Sa traduction juridique est la reconnaissance progressive d’un statut.
Si depuis le 19 octobre 1946, date de la création du Statut général des fonctionnaires, ces derniers sont placés dans une situation statutaire et réglementaire vis-à-vis de l’administration et non dans une situation contractuelle, c’est tout simplement, parce que le fonctionnaire doit être au service de l’intérêt général, au service de tous les citoyens.
L’Administration se doit donc de servir exclusivement l’intérêt général et de ce fait elle a une vocation bien différente de celle des activités privées. Elle doit être protégée contre l’influence des intérêts particuliers, ce qui exclut toute osmose, même de caractère conjoncturel, avec le secteur privé.
C’est ce principe fondamental que refuse d’admettre le gouvernement de Nicolas Sarkozy qui, au nom de sa politique libérale, privilégie encore et encore les intérêts particuliers de certains.
Aujourd’hui, c’est la crise qui sert d’alibi au profit d’intérêts très particuliers.
Pour Solidaires, il ne faut pas attendre demain pour réagir fort et massivement à ce nouveau coup de canif « dans le statut ». Ces plans ne sont pas pour dans dix ans : demain il sera trop tard !
... mais aussi les principes d’indépendance et de responsabilité du fonctionnaire !
Le principe d’indépendance, qui après un concours rend le fonctionnaire propriétaire de son grade, le met à l’abri de l’arbitraire administratif et des pressions politiques.
Il est, en application de ce principe, « responsable » de ses actes et doit rendre compte à la Nation de l’exercice de sa mission. Cela suppose qu’il ne soit pas un sujet du pouvoir politique.
De même, la permanence de l’emploi (donc du statut) est la garantie de la continuité du service public et du bon exercice des missions.
En voulant autoriser le recrutement sous contrat de personnels aux expériences variées venant du privé, en voulant créer des emplois de droit privé recrutés en CDI ou en CDD dans l’administration, le pouvoir politique poursuit ses objectifs libéraux. Il introduit et renforce de manière éhontée la précarité et la flexibilité dans la Fonction publique.
En mettant en balance le statut et le contrat, en posant simplement la question du passage réciproque entre statut et contrat et inversement ,le gouvernement ouvre la voie au clientélisme partisan, à l’arbitraire et aux pressions politiques.
Lors du groupe de travail du 15 octobre, Solidaires a réaffirmé sa volonté de voir limiter les emplois contractuels de droits publics aux seuls besoins ponctuels déjà prévus par la loi et par le statut. Pour Solidaires, la seule discussion valable sur ce sujet ne peut être qu’un plan massif de titularisation.
Dans l’attente de ces titularisations, la situation des contractuels de droit public doit faire l’objet d’une négociation spécifique (rémunérations, carrières, défense individuelle dans des droits collectifs...).
D’ores et déjà la Poste, l’ONF, Météo France, l’Education nationale, la Santé se mobilisent contre les attaques du gouvernement. Si nous voulons garder une Fonction publique qui préserve et reconquiert des emplois publics de qualité nécessaires à un véritable service public de proximité, nous devons ensemble, avoir pour objectif, de mener des luttes convergentes !

un premier pas de valse.....

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/10/14/01016-20081014ARTFIG00486-primes-contre-effectifs-remous-a-l-education-.php

 

 

Primes contre effectifs : remous à l'Éducation

Olivier Auguste
14/10/2008 | Mise à jour : 11:58 |

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Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, en visite au lycée technique Louise Michel de Grenoble, la semaine dernière.
Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, en visite au lycée technique Louise Michel de Grenoble, la semaine dernière. Crédits photo : AFP

Moins de postes contre plus de rémunérations : un syndicat brise le tabou.

Zizanie chez les syndicats de fonctionnaires, flottement entre ministères. Le ministre Xavier Darcos vient de signer avec l'A & I-Unsa, majoritaire chez les personnels administratifs de l'Éducation nationale, un relevé de conclusions qui prévoit une hausse des primes : plusieurs centaines d'euros supplémentaires par an, d'ici à 2011, pour les 46 000 fonctionnaires. En contrepartie, le document entérine des baisses d'effectifs (500 postes en 2009, 600 en 2010 et en 2011).

Politiquement, c'est la première fois qu'un syndicat de fonctionnaires valide des réductions d'effectifs. Le syndicat rival FSU dénonce un «troc choquant». Jean-Yves Rocca, signataire pour l'A & I-Unsa, rétorque que cet accord alignera les primes des agents concernés sur celles, plus élevées, versées pour des postes comparables dans d'autres administrations. Il ajoute avoir obtenu que le gouvernement réduise les suppressions d'effectifs.

Vrai-faux salaire au mérite

Inexact, selon plusieurs sources, même si encore une fois l'Éducation dérogera à la règle du «un départ en retraite sur deux non remplacé», en se situant plutôt à un sur trois pour ses personnels administratifs. «Il n'empêche, jamais un syndicat n'avait admis l'idée “moins de fonctionnaires, mieux payés”», note-t-on chez le secrétaire d'État à la Fonction publique, André Santini, bien que mis devant le fait accompli. L'entourage de Xavier Darcos est aussi fier d'être le pionnier sur la «prime de fonction et de résultat». Il s'agit là du grand chantier d'automne de la Fonction publique : refondre le système d'indemnités, d'une effroyable complexité, pour instaurer une part variable de salaire dépendant à la fois du niveau de responsabilité de chaque poste et de la performance individuelle de chaque agent. Une véritable rémunération au mérite, dont la généralisation progressive est en pleine négociation avec la CFDT, la CFTC, la CGC et l'Unsa, signataires avec le gouvernement d'un accord, en février, ouvrant cette voie.

Une première à relativiser, néanmoins. L'A & I-Unsa a obtenu que la part individuelle soit réduite à néant en 2009 et 2010 dans la catégorie B (personnels intermédiaires) et qu'elle ne puisse varier que de façon très limitée pour la catégorie A (cadres). «On va substituer à des primes collectives des primes individuelles qui seront les mêmes pour tout le monde, ironise un bon connaisseur du dossier. La direction de la fonction publique est inquiète de voir son projet dénaturé ; elle a convoqué les syndicats signataires de février.» Parmi ceux-ci, l'Unsa se retrouve en porte-à-faux. Sa branche A & I a en fait négocié dans son dos ! À l'Éducation, on assure qu'il a fallu tenir compte des contraintes budgétaires et que la part réellement variable et individuelle s'étendra au fil des ans.

On est au moins sûr de ne pas perdre de pouvoir d'achat!

a Garantie individuelle du pouvoir d'achat sera intégralement prise en compte au titre du régime additionnel de retraite de la Fonction publique (RAFP)

Source : Ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie (www.finances.gouv.fr) - Actualité publiée le 17 Septembre 2008 à 18:02

Ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie

La Garantie individuelle du pouvoir d'achat sera intégralement prise en compte au titre du régime additionnel de retraite de la Fonction publique (RAFP) Éric Woerth et André Santini annoncent la publication du décret concernant les modalités de prise en compte dans la retraite additionnelle de la Fonction publique de l''indemnité dite de garantie individuelle du pouvoir d''achat (GIPA)
Pour les fonctionnaires, les militaires et les magistrats, l''indemnité dite de garantie individuelle du pouvoir d''achat instituée par le décret n° 2008-539 du 6 juin 2008 fait partie des éléments de rémunération soumis à cotisations au régime de retraite additionnelle de la fonction publique.
Le présent décret est applicable aux montants versés au titre de 2008, 2009, 2010, 2011.
Le décret n° 2008-964 du 16 septembre 2008 est consultable sur le site de www.legifrance.fr.
La GIPA ou Garantie individuelle du pouvoir d’achat  est une prime individuelle.
La GIPA ou Garantie individuelle du pouvoir d’achat concerne tous les fonctionnaires titulaires civils, des trois versants de la fonction publique, les magistrats et les militaires appartenant à des grades dont l’indice sommital est inférieur ou égale à HEB, et les agents non titulaires employés de manière continue sur la période de  référence.
Elle repose sur le principe suivant : lorsque l’avancement automatique à l’ancienneté et le montant de revalorisation annuel de la valeur du point fonction publique sont inférieurs à l’inflation, le fonctionnaire a alors droit à une prime qui garantit le maintien de son pouvoir d’achat.

jeudi 2 octobre 2008

TOUCHE Pas à ma retraite outre mer

 

A la Réunion l’ensemble des syndicats de la fonction publique (l’Interfédérale de la fonction publique d’Etat CFTC, CFDT, CGTR, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA), appelait aujourd'hui  le personnel de l’Etat à se mettre en grève pour manifester contre la réforme de l’indemnité temporaire de retraite.

On trouvera ci dessous une analyse de l'action entreprise.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=191646&page=article

une coquillette de beurre dans les épinards

Fonction publique

Le ministère du Budget a annoncé la revalorisation de 0,3% du point d' indice fonction publique à compter de mercredi, conformément aux engagements pris par le gouvernement en février. Selon un communiqué, cette mesure vient s' ajouter à une première revalorisation survenue en Mars (+ 0,5%), et porte donc à + 0,8% la hausse de cet indice pour l' année 2008. La valeur du point d' indice, qui sert de base au calcul des salaires des 5,2 millions de fonctionnaires français, est "ainsi fixée à 5 484,75 euros", le montant de la rémunération minimale mensuelle étant quant à lui porté à "1325,48 euros, hors primes".

Agamemnon

Une cerise sur le gâteau

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....."Les trois axes de travail que j' ai évoqués s' accompagnent d' un souci de renforcer le rôle des enseignants dans les processus d' orientation. En effet, ceux sont eux qui connaissent les talents et les possibilités de leurs élèves et peuvent donc les aider à faire des choix pertinents. Cela suppose bien entendu qu' ils aient une connaissance précise des filières de l' enseignement supérieur et de la réalité du monde du travail. Cela suppose aussi de mieux reconnaître leur rôle de conseil et de suivi et c' est ce que j' ai commencé à faire en augmentant l' indemnité d' orientation accordée aux professeurs principaux des classes de bac pro 3 ans"......

Officiellement le ministre vient ainsi de donner un coup de goupillon d' eau bénite aux PLP!

Il est vrai que leur principal syndicat lui a donné sans contrepartie un coup de main  déterminant dans une triste affaire de démantèlement à des fins essentiellement budgétaires  et de suppression d' emploi des enseignants  dite du  bac pro en 3 ANS .

Il  est non moins vrai que tout le monde ne sera pas invité à la table de banquet pour partager le dessert et émietter la cerise!

Ceux qui ont une culture pieuse ne manqueront pas de se rappeler que le goupillon était à l' origine fait avec la queue d'un goupil.

les autres se manqueront sans doute pas de penser qu' un ministre sait aussi parfois être un fin renard!

 

La déclaration est extraite du discours prononcé par le ministre M.Xavier Darcos lors de la conférence « Gérer les transitions ; l'orientation tout au long de la vie dans l'espace européen » le 17 septembre 2008 à Lyon.  On peut prendre connaissance sur la page WEB:

http://www.education.gouv.fr/cid22447/conference-l-orientation-tout-au-long-de-la-vie.html

 

B.PABOT

Pan sur le BEC

A M.le MINISTRE de L'Education  pour avoir déclaré au SENAT :

"Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l’Etat, que nous fassions passer des concours à bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? Je me pose la question".

D' aucuns n' auraient pas apprécié!

La réforme du Lycée en mal d' amour

Paris le 18 septembre 2008

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Réforme du lycée : les conditions de la poursuite des discussions.

L’ensemble des organisations syndicales présentes à la réunion du 27 août avait adressé un courrier au ministre lui demandant une révision du calendrier de mise en œuvre de la réforme des lycées. Toutes avaient également rappelé que la réforme ne saurait être pilotée par une logique de réduction de postes.

Ce courrier est resté sans réponse officielle à ce jour. X. Darcos s’est contenté de déclarations dans la presse, qualifiant ironiquement de demande de moratoire l’exigence légitime de révision d’un calendrier trop serré.

Par ailleurs, c’est au moment où J.-P. de Gaudemar entame seulement un deuxième tour de rencontres bilatérales avec les organisations qu’une dépêche de presse datée du 16 septembre 2008 fait état d’un projet qui n’a fait l’objet d’aucune discussion et qui, pourtant, aurait déjà été arbitré par le ministre.

Au-delà même des désaccords importants qu’ils peuvent avoir sur les axes de ce projet (réduction de l’horaire élève, organisation tout modulaire des enseignements, suppression des séries, effacement de la voie technologique…), le SNES et le SNEP s’interrogent sur la réalité de la volonté ministérielle de concertation avec les organisations représentant les personnels.

Une telle situation sème le trouble, l’inquiétude voire la colère dans les lycées. Elle est de nature à bloquer le débat qui serait pourtant nécessaire pour l’amélioration du lycée.

Le SNES et le SNEP demandent que le ministre crée les conditions nécessaires à la poursuite des discussions en faisant, d’une part, des propositions sur la révision du calendrier et, d’autre part, en démentant que les projets parus dans la presse soient des propositions déjà tranchées.

A la lumière des réponses qu’ils auront obtenues sur ces deux points, les instances du SNES et du SNEP examineront en début de semaine prochaine la question de la poursuite de leur participation aux discussions.

Lu sur le site du SNEP

http://www.snepfsu.net/actualite/com2p/18sept08.php

Huit pages pour le SNES pour faire entendre à son hostilité

http://www.snes.edu/IMG/pdf/8_P_LYCEES_BD-2.pdf

TROIS PAGES POUR le SE pour faire valoir ses réserves

http://www.se-unsa.org/page_cadres.php?id=40

LA CGT en rupture de bans:

La CGT a décidé de quitter la négociation en cours. Elle proteste contre le délai beaucoup trop court de celle–ci et la nature même de la réforme. "La réforme engagée de cette façon apparaît de plus en plus comme une réforme structurelle, principalement destinée à faire des économies budgétaires en supplément des suppressions déjà annoncées au budget 2009".

Une ambiance de portes qui claquent!

lire également M DE GAUDEMAR:

http://blogs.laprovence.com/comptes/pwallez/index.php/post/19/07/2008/Le-recteur-de-Gaudemar-precise

L'education au pain sec

Le ministère à rendu public son projet de budget 2009.

On pourra prendre connaissance ci dessous le contenu du texte diffusé au titre de la "mission enseignement scolaire"

http://www.budget.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/plf2009/politiques_publiques/15-enseignement_scolaire.pdf

"Les 13 500 emplois supprimés touchent prioritairement les RASED, les TZR et les stagiaires

6 000 dans le primaire et 7 500 dans le secondaire (dont 1 000 dans le privé).

Dans le secondaire,  le gouvernement annonce 600 nouveaux postes dans "les lycées difficiles". Mais parallèlement  8 100 postes sont supprimés en ramenant sur poste fixe 1450 stagiaires, 1 000 mises à disposition et 3 350 remplaçants. "Une agence du remplacement sera créée afin de professionnaliser le remplacement et de permettre l’optimisation de celui-ci sur l’ensemble du territoire" nous dit le gouvernement. Enfin 2 300 postes sont supprimés grâce à " la prise en compte de l’évolution des effectifs d’élèves".

Pour Bercy "l’ensemble de ces réformes permettra de maintenir le taux d’encadrement des élèves tout en redéployant les moyens vers les publics prioritaires (élèves en difficulté scolaire ; élèves handicapés notamment)".

Au total, 30 627 emplois sont supprimés dans la fonction publique d'Etat, l' éducation nationale étant le ministère le plus touché, suivi de la Défense (- 8250) et de l' Intérieur (- 2 953)".

Les réctions des syndicats ont fort naturellement été sévères

http://www.snuipp.fr/spip.php?article5802

Pour le Snes "dans le second degré public, les 5.500 suppressions annoncées sont inférieures aux 8.830 du budget 2008 et les actions menées tout au long de l’année dernière ont sans aucun doute pesé. Mais compte tenu de la nature des suppressions envisagées, les dégradations sur le terrain tant pour les personnels que pour les élèves seront au moins aussi importantes que celles observées à cette rentrée".

Les deux syndicats appellent à participer aux actions des 7 et 19 octobre.

http://www.se-unsa.org/presse/comm/page.php?id=080929

http://www.sgen-cfdt.org/actu/article1764.html

Le Snes-FSU (majoritaire en collèges et lycées)

"Le Snes n'accepte pas ce budget 2009, qui sacrifie l'avenir","il relève d'abord d'une logique comptable".

"Il ampute massivement les moyens du second degré, mettant en péril la qualité de l'enseignement et dégradant encore les conditions de travail dans les collèges et dans les lycées".

"Les dégradations sur le terrain tant pour les personnels que pour les élèves seront au moins aussi importantes que celles observées à cette rentrée" 2008, où 11.200 postes, dont 8.830 dans le public, ont été supprimés.

Le syndicat appelle à "s' investir massivement dans la grève du 7 octobre et dans la manifestation nationale du 19 octobre pour exiger une politique éducative ambitieuse permettant la réussite de tous".

- Le SE-Unsa

"Le projet de budget 2009 inscrit durablement l'Education nationale dans la régression", écrit le SE-Unsa, pour qui il s' agit d'"un véritable plan social".

Le premier degré "verra ses difficultés aggravées. 750 emplois de professeurs des écoles disparaissent, via la suppression de 3.000 postes de stagiaires en charge de classe un jour sur quatre de la semaine. Les 500 créations annoncées ne les compenseront pas. Dans quelles conditions les 16.000 élèves supplémentaires attendus (par la hausse de la démographie ?) seront-ils alors accueillis ?"

"En redéployant 3.000 postes d' enseignants spécialisés, il s' attaque aux élèves les plus en difficulté qui sont aujourd'hui pris en charge sur le temps scolaire", déplore-t-il, regrettant par ailleurs "la disparition sèche de 2.500 emplois dans le public" dans le second degré.

"Le gouvernement lance un plan drastique d' économies à courte vue dans l'Education", conclut-il, appelant à manifester le 19 octo

- Le Sgen-CFDT

"Comment assurer demain les missions de l'Education ? Les redéploiements prévus des moyens, pris sur les réseaux d' aides, sur le remplacement, sur les associations périscolaires, pour limiter les pertes au niveau des heures de cours "classiques" traduisent autant de renoncements de l'Etat", écrit le syndicat, qui critique "une logique purement comptable".

"La transformation pourtant nécessaire du système éducatif sera rendue plus difficile, les collèges pourtant lieux sensibles de la scolarité seront les plus touchés", ajoute-t-il.

Le Sgen-CFDT "appelle à venir manifester à Paris dimanche 19 octobre".

- Le Snalc-Csen (enseignants du second degré)

"Avec 7.500 suppressions de postes dans le second degré, dont 6.500 dans l' enseignement public, mais en tenant compte de la baisse démographique, le ministère présente en réalité un budget assorti de 5.200 suppressions de postes. En ce sens, le Snalc-Csen considère que la présentation d' une offre éducative qui ne diminue pas mais s' améliore relève de la galipette rhétorique".

En particulier, le syndicat "n' accepte pas la suppression de 3.350 postes de titulaires remplaçants, personnels qualifiés pour prendre en main une classe au pied levé"

.Source complémentaire sélections effectuées dans les textes par:"Le café pédagogique"

On pourra se reporter aux communiqués diffusés par les syndicats eux-mêmes

Avec le regret de ne pas savoir ce que le SNETAA en pense!

agamemnon

Dire ensemble OUI ILS COMPTENT le 5 OCTOBRE

Journée mondiale des enseignants le 5 octobre

clip_image001Chaque année, la Journée mondiale des enseignants est célébrée par l' Internationale de l' éducation et l' Unesco. Il s' agit de "rendre hommage au rôle que jouent les enseignants dans l’éducation des enfants, des jeunes et des adultes".

C' est aussi l' occasion d' attirer l' attention sur la pénurie mondiale d' enseignants : "2 millions de nouveaux postes et 18 millions d’enseignants supplémentaires sont nécessaires dans le monde si l’on veut réaliser l’enseignement primaire universel d’ici à 2015".

Le café pédagogique

COMMUNIQUE DE L'UNESCO

Les enseignants comptent !

Les enseignants comptent !

    La pénurie d’enseignants, le manque de formation, l’absence de considération de la société pour la profession et les politiques nécessaires pour relever ces défis seront à la une de la Journée mondiale des enseignants, le 5 octobre 2008.

    Célébrée chaque année, la Journée est l’occasion de rendre hommage au rôle que jouent les enseignants dans l’éducation des enfants, des jeunes et des adultes. 

    Pour marquer cet événement, une cérémonie et un débat de spécialistes auront lieu au Siège de l’UNESCO à Paris le 3 octobre 2008, et des célébrations seront organisées dans le monde entier.
    Quelque 18 millions d’enseignants supplémentaires sont nécessaires dans le monde si l’on veut seulement réaliser l’enseignement primaire universel d’ici à 2015. Les débats s’articuleront autour des problèmes de recrutement, de la formation et du maintien en poste des enseignants, du développement des politiques et des questions liées au genre.
    L’événement est organisé en copartenariat avec le Bureau international du travail (BIT), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Internationale de l’éducation.

    Contact: teachereducation@unesco.org

    Liens associés

    19 octobre journée de manifestation pour "l' attachement à l' école"

    21 organisations ouvrent un site commun pour la journée du 19 octobre

    "Quelle place veut-on donner à l’Education dans notre pays ? Quel citoyen, quelle citoyenne, veut-on préparer ? Nous n’acceptons pas que la société découvre a posteriori qu’on aurait répondu à sa place, en catimini, à ces questions fondamentales !" 21 organisations, des syndicats (Sgen, Cgt, Unsa, Fsu, Sud), des mouvements pédagogiques, les lycéens de l'Unl et de la Fidl, les parents de la FCpe, la Ligue de l'enseignement, appellent à manifester son attachement à l'Ecole le 19 octobre. A cette occasion, ils ouvrent un site commun.

    Dénonçant une politique gouvernementale "qui ne voit dans l’Education qu’un moyen d’économiser", ils estiment que si "tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative…, rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions". Elles appellent "toutes celles et tous ceux qui pensent que l’Education est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’Education dans l’affaiblissement".

    Les organisations à l’initiative de cet appel :
    AFL - Cé - CEMEA - CRAP-Cahiers pédagogiques - FAEN - FCPE - FEP-CFDT - FERC-CGT - FGPEP - FIDL - Les FRANCAS - FSU - GFEN - ICEM-pédagogie Freinet - JPA - La Ligue de l’Enseignement - SGEN-CFDT - SUD Education - UNEF - UNL - UNSA Education


    Les organisations qui soutiennent cet appel :
    AEAT - AFPEN - AGEEM - ANATEEP - APSES - APKHKSES - ATTAC France - CFDT - CGT - CNAL - EEDF - FNAREN - FNDDEN - LDH - MRAP - PRISME - UDPPC - UNSA

    source: le café pédagogique

    Le site du collectif

    http://www.uneecole-votreavenir.org/

     

    Avez vous vu le SNETAA ou EIL ?

    Agamemnon

    Action interprofessionnelle et grève le 7 OCTOBRE

    La CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires, l’UNSA et la CFE-CGC appellent l’ensemble des salariés à une journée d’action interprofessionnelle le 7 octobre".

    Pour sa part le SNES appelle à la grève.

    L'objectif de la journée de grève est "d' affirmer l’exigence d’emplois de qualité pour toutes et tous, de salaires revalorisés, d’amélioration des conditions et de la durée du travail respectant la santé et la dignité des personnes, d’une protection sociale et de retraite garantie".

    COMMUNIQUE

    7 Octobre : le Snes appelle à la grève

    23 septembre 2008

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    Pour une politique éducative ambitieuse
    Le SNES appelle à la grève dans le second deg

    Pour une politique éducative ambitieuse

    - Un autre budget 2009

    - Des conditions de travail et d’étude améliorées

    - Le respect des missions du service public d’éducation

    - La revalorisation de nos métiers

    - L’ouverture d’un vrai débat sur les évolutions indispensables pour la réussite de tous

    En pleine discussion sur les lycées, la formation des maîtres, en pleine préparation du budget 2009 imposons le rapport de force indispensable. C’est le sens de cet appel à la grève du SNES en convergence avec les autres secteurs du public et du privé à l’occasion de la journée interprofessionnelle d’action à laquelle appellent la CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires, l’UNSA et la CFE-CGC.

      tract pourle7octobre:http://www.snes.edu/IMG/pdf/TRACT_21x29.pdf

    " Le Snuipp appelle aussi à la grève dans 25 départements. Dans ceux-ci les enseignants devront se déclarer 48 h à l'avance, selon la loi sur le service minimum d'accueil.

    Enfin les infirmières scolaires du SNICS FSU seront également en grève "pour une politique de santé ambitieuse à l’éducation nationale en lien avec la réussite scolaire de tous les élèves et étudiants ; pour une juste reconnaissance de notre profession à l’éducation nationale en tant qu’infirmier(e) conseiller(e) de santé".

    café pédagogique

     

    Communiqué: http://www.snes.edu/spip.php?article15589

    Communiqué: http://www.snics.org/actualites/appel-a-la-greve-du-7-octobre.html

     

    Agamemnon

     

    Etat de l' école: une mine d' or

    Pour ceux qui aiment à réfléchir et à penser on trouvera sur le site ci dessous le rapport annuel officiel 2007 sur l' état de l' école.

    Une mine d'or!

     

    http://media.education.gouv.fr/file/05/5/7055.pdf

     

    Agamemnon

    LA CAROTTE A L' ANE

    décret instituant une prime spéciale au bénéfice des enseignants qui assurent au moins trois heures supplémentaires année d'enseignement dans l'enseignement secondaire

    Le Premier ministre,
    Sur le rapport du ministre de l'éducation nationale,
    Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires, et notamment son article 20, ensemble la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l' Etat ;
    Vu le décret n° 50-1253 du 6 octobre 1950 modifié fixant les taux de rémunération des heures supplémentaires d' enseignement effectuées par des personnels enseignants des établissements d' enseignement du second degré,
    Décrète :

    Article 1 En savoir plus sur cet article...

    Il est institué une prime spéciale attribuée aux enseignants qui effectuent, dans l' enseignement secondaire et pour la durée de l' année scolaire, un service supplémentaire d' enseignement d'au moins trois heures hebdomadaires donnant lieu au paiement d' indemnités pour heures supplémentaires dans les conditions prévues à l'article 2 du décret du 6 octobre 1950 susvisé.

    Article 2 En savoir plus sur cet article...

    Pour bénéficier de la prime instituée par le présent décret, les enseignants doivent accomplir l' intégralité de leur service dans l' enseignement secondaire.

    Article 3 En savoir plus sur cet article...

    La prime instituée par le présent décret est versée au cours du premier trimestre de l' année scolaire au titre de laquelle l' enseignant doit accomplir les trois heures supplémentaires.

    Article 4 En savoir plus sur cet article...

    En cas d' interruption définitive du service, le bénéficiaire de la prime instituée par le présent décret est tenu à un reversement dont le montant est proportionnel au nombre de semaines de l'année scolaire pour lesquelles le service n'a pas été effectué.

    Article 5 En savoir plus sur cet article...

    Le montant de la prime instituée à l' article 1er est fixé par arrêté conjoint des ministres chargés de l' éducation nationale, du budget et de la fonction publique.

    Article 6 En savoir plus sur cet article...

    Le ministre de l' éducation nationale, le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique et le secrétaire d' état chargé de la fonction publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l' exécution du présent décret, qui prend effet au 1er septembre 2008 et sera publié au Journal officiel de la République française.

    Fait à Paris, le 12 septembre 2008.

    Des cocoricos qui ont sapé l'enseignement professionnel, déstabilisé les qualifications dans les métiers, nourri l' absence de compétences et générè la pénurie dans l' emploi

    lu et remarqué sur le site  du café pédagogique

    "100, 80 ou 50 ?

    Lors de sa visite de rentrée à St-Valéry-en-Caux le 2 septembre dernier, le Premier ministre a déclaré : "19 ans après l' avoir fixé, nous n' avons toujours pas atteint l' objectif des 80% de bacheliers par classe d' âge", et propose un nouvel objectif : "amener 50% d' une classe d'âge à la licence d' ici 2015". C’est dans cette perspective qu’il convient selon lui de situer la réforme annoncée du lycée.

    Voici donc un choix clair : entre les trois objectifs chiffrés, tour à tour mis en avant depuis une vingtaine d’années (100% de diplômés, 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat, 50% de diplômés à la licence), le gouvernement marque sa préférence. La clarification, si elle se confirme au fil des années, ne risque-t-elle pas de provoquer une démobilisation des secteurs qui préparent au Cap, au Bep? Qui voient partir des élèves que la commission européenne définit dans ses indicateurs comme des early school leavers ? La courbe des jeunes qui sortent de formation initiale au niveau VI et V bis baisse pourtant continûment depuis 40 ans, plaçant la France à 6,5 points du 100%. Ne tire-t-on pas trop tôt un trait sur les « 80% », qui est un objectif pratiquement atteint… pour les filles ? En effet, 70% des filles de la classe d’âge du panel 1989 obtiennent au moins le baccalauréat et si l’on ajoute celles qui arrivent en terminale, on obtient le fameux « au niveau de ». La différence garçons-filles est encore plus marquée pour les jeunes sortant de la formation initiale sans qualification."

    Dans un pays ou les responsables éducatifs, les édiles politiques, une grande partie des enseignants et l' université dans son sens générique ne sont toujours pas parvenus à dissocier culture et humanités et à faire place aux cultures techniques et professionnelles, sauf à les conjuguer avec l' informatique, de tels cocoricos éducatifs, officiels et incantatoires ne peuvent qu' appeler la circonspection et laisser pantois.

    Il n' est d' ailleurs pas sans signification que M .De GAUDEMAR en charge de la réforme du lycée publie au même instant sur le "blog educ "de LA PROVENCE * une longue réflexion sur l' orientation du lycée sans qu' un seul paragraphe ne concerne vraiment  l'enseignement professionnel.

    Il convient de se rappeler que l' élévation de 14 à 16 ans de l' âge de la scolarité obligatoire a généré le collège unique  et la perte de 300.000 places de cap 3 ans modestement masquée, par nécessité, par un chiffre de BEP2 ans, pourtant moitié inférieur.

    Il suffira de se rappeler que les rhétoriques sur la nécessité d'une scolarité à 18 ans greffés sur la "démocratisation" du lycée ,les  80%au BAC et la création des bacs pro ont nourri une offensive "Progressiste",parce qu' humaniste", de déconsidération des BEP.

    Et ce n'est pas par hasard que la transformation des bacs pros en quatre ans, par décalque des bacs généraux en trois ans,la démolition et le démantèlement des BEP s'ouvrent en première à une réforme du lycée qui va créer de fait une seconde unique et un cycle terminal.

    Pour rejoindre ainsi le collège unique jusqu' à la fin de la classe de seconde que réclamait, il y a quelques années, les meilleurs élus du SGEN-CFDT suivis de prés par ceux d' autres syndicats se déclarant "réformistes"!

    En bref une démocratisation et une massification éducative sans moyens, dans laquelle les moins élus de l' éducation et de la qualification, de fait de plus en plus nombreux, sont déshabillés en nombre, années, et volume de formation au profit des plus élus de la culture au nom d' un objectif, 50% à la licence qui n'est  assorti d' aucune étude sérieuse sur la corrélation de l' université et de l'emploi, les enjeux sociaux ou de société.

    Sur fonds prévisible de désorganisation de la qualification professionnelle des populations, et pas seulement des non cadres, de sous rémunération pour tous, de chômage de masse universitaire, et de sentiment voire de réalités d' exclusion sociale.

    Il est vrai qu' aujourd'hui nous disposons pour faire illusion et pour quelques années  du réservoir des nouveaux pays européens voire de celui des pays qui la tutoie, ce qui simplifie et fausse les logiques politiques.

    Mais alors,il faudra aussi M. le Premier Ministre faire en ce domaine l' éducation des français!

     

    50% à la licence :au nom de la bonne conscience et en oubliant Mr le Premier Ministre que le niveau éducatif d' une Nation ne relève ni du décret, ni du diktat ni d' une cécité sélective!

    Mais qui veut aujourd'hui entendre de telles réflexions à la marge de la pensée unique?

    B.PABOT

     

    *http://blogs.laprovence.com/comptes/pwallez/index.php/post/19/07/2008/Le-recteur-de-Gaudemar-precise

    jeudi 25 septembre 2008

    Primaire et collège unique.... les lycées dans les choux au bon gré des réformes DARCOS en cours et à venir en 2009?

    L’école publique au risque du projet libéral

    Dans les établissements, nous arrivons désormais à l’os !

    dimanche 14 septembre 2008 par Philippe Verdier

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    Suppression de postes dans les collèges et les lycées, refonte des programmes du primaire, redéfinitions du statut des enseignants, extension de la culture du résultat et du mérite aux établissements scolaires, annonce de nouvelles règles pour la carte scolaire. Le service public d’éducation est au cœur d’une remise en cause fondamentale dont les moteurs sont facilement repérables : la réduction des dépenses publiques en premier lieu. Elle semble devenir l’alpha et l’oméga de toute politique éducative à droite ; le discours mutera conservateur de quelques associations qui fantasment à l’idée d’un retour à un âge d’or de l’école.

    La préparation de la rentrée 2008 se fait dans un contexte national de réduction des moyens de la fonction publique d’Etat : 11200 postes en moins cette année, qui s’ajoute aux suppressions des années précédentes (en 2007, 5000 postes ont été supprimés pour la rentrée). Ces suppressions se traduisent désormais concrètement dans les dotations horaires globales des établissements. Elles s’accompagnent de la multiplication ingérable des heures supplémentaires qui n’arrivent pas à être toutes consommées (refus des enseignants au-delà de quelques heures), du recours croissant à des contractuels et des vacataires (parfois même à des retraités) ; du développement des postes partagés sur deux, voire trois établissements (dynamiques d’équipes et de projets cassés), de la réduction des dispositifs d’aide aux élèves repoussés à la marge du système (accompagnement éducatif en collège, soutien individualisé), de dispositifs sous-traités (réussite éducative donné aux collectivités territoriales de proximité, plan espoir banlieue géré par un autre ministère…), de suppressions d’options afin de garantir les horaires obligatoires et à terme de réductions de ces même horaires obligatoires.

    Les conditions de travail des personnels et les conditions d’études se dégradent dans une société dans laquelle les places pour les « exclus de l’école » deviennent infinitésimales.

    C’est l’origine du mouvement lycéen. D’ici à 2012, ce sont 60000 à 80000 postes d’enseignants que le gouvernement à prévu de supprimer. Privé de marges de manœuvre, il est amener à s’attaquer à la redéfinitions du statut enseignant et à la réforme du lycée. Le nombre d’heures supplémentaires prévus pour la rentrée prochaine ne peut s’effectuer que si le texte en vigueur aujourd’hui est remis en cause : exiger plus d’une heure supplémentaire par semaine pour tous les enseignants.

    Cette politique s’accompagne de l’extension aux établissements de la « culture du résultat et du mérite ».

    Les personnels deviennent responsables des performances de l’établissement. Les inégalités sociales et les politiques publiques ne sont plus responsables de rien !

    Le triomphe du passé antérieur ou la diligence revient sur les rails du TGV

    15% des élèves sortent de l’école sans maîtriser les contenus qui permettent de réussir au collège, l’école ne progresse plus dans la réduction des écarts sociaux. Dans une société ou l’échec scolaire vaut un billet pour l’exclusion sociale, ces faits, largement médiatisés, interrogent évidemment les parents. Les nouveaux programmes du primaire visent à répondre à ces interrogations par un retour aux fondamentaux et à la morale. Très influencés par les ultras conservateurs, ils ne s’appuient sur aucune concertation. Aucune évaluation de l’application des programmes de 2002 ne les a précédée. Concoctés en quelques mois, par quelques idéologues, ils sont une négation complète de la professionnalité des enseignants du primaire. Comme le système actuel dysfonctionne, il faut revenir au système antérieur. En bref, si les TGV ont des retards, on remet des diligences sur les rails. Elles, au moins, ont fait leurs preuves !Le choix est idéologique, en rupture avec la tradition républicaine et en cohérence avec l’ultra-libéralisme du gouvernement : la société des gagnants et le loto de l’égalité apparente des chances. Il aboutit à la stigmatisation des faibles, à la culpabilisation des enfants et de leurs parents, à l’idée de la fatalité de l’échec. De la rigueur, de la morale, de la discipline et les élèves en difficulté vont disparaître par miracle. En réalité, nous allons vers la généralisation de l’échec pour les élèves les plus fragiles qui sont aussi ceux des catégories les plus défavorisées. Le soutien à l’école privée est, lui, sans états d’âme.

    Les pédagogues, les experts, les syndicats d’enseignants et d’inspecteurs, les anciens ministres, l’association française des psycholinguistes, les mouvements d’éducation populaire, l’association des enseignantes des classes maternelles, les mouvements pédagogiques, les historiens de l’éducation, la FCPE, l’Académie des sciences, l’AFEF (association française des professeurs de français)… expriment leur indignation et leur mise en garde ; rien n’y fait, le gouvernement passe en force.

    Réformer la carte scolaire

    Le projet de suppression de la carte scolaire se met en place. Dans le programme de Nicolas Sarkozy, son corollaire est la suppression du collège unique, c’est-à-dire de la mixité sociale et de la réussite de tous. Pour la rentrée 2008, il ne s’agit que de donner des critères prioritaires à l’acceptation des dérogations : élèves handicapés, élèves boursiers… L’image publique est celle de l’élitisme républicain (tant pis pour les élèves en difficulté qui seront relégué dans les ghettos). En réalité, on fait croire aux familles populaires qu’elles pourront choisir leurs établissements alors que ce sont les établissements qui choisissent leurs élèves. Le résultat est une polarisation sociale croissante des établissements et l’accentuation de la ségrégation sociale avec des possibilités marginales de mobilité.

    Démocratisation des savoirs ou école sélective

    La politique du gouvernement peut trouver un écho dans la population qui, confrontée au risque d’échec, cherche une solution pour ses enfants. Le Parti socialiste a la responsabilité de proposer une alternative progressiste et collective : la démocratisation scolaire comme projet. Cela signifie de sortir de l’opposition factice entre quantitatif et qualitatif.

    Il y a, à la fois, besoin de moyens supplémentaires et de démarches pédagogiques. Cette politique doit s’appuyer sur les personnels chargés de la conduire et non se faire contre eux.

    L’assouplissement de la carte scolaire et la suppression du collège unique vont induire une croissance catastrophique de la fracture sociale dans l’enseignement. La « liberté de choix » comme la « sélection précoce » produisent de l’inégalité. Ces choix seront confirmés et amplifiés par l’ensemble des réformes gouvernementales.

    Amplifier les mobilisations

    La jeunesse, plaque sensible de notre société, est en mouvement. La mobilisation des lycéens donne un second souffle à celle des enseignants sur les questions de moyens. Elle a le soutien des parents d’élèves. Elle a notre soutien.

    Philippe Verdier, Secrétaire fédéral à l’éducation du département de la Somme

    http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article1619

     

    Agamemnon

    Serez vous fichés...un peu mais pas vraiment!

    La nouvelle mouture du décret sur le fichier Edvige ne sera pas rendue publique avant un mois, le temps que la CNIL rende son avis. France Info s’en est procuré une copie...

    Le nouveau projet de décret instaurant le fichier EDVIGE a été transmis vendredi par le ministère de l’Intérieur à la CNIL et doit ensuite passer devant le Conseil d’état. Le décret ne devrait pas être publié avant au moins un mois.

    Exit Edvige, place à EDVIRSP...
    Selon ce projet, dont France Info s’est procuré une copie, le fichier EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale) devient EDVIRSP (Exploitation documentaire et valorisation de l’information relative à la sécurité publique).



    La nouvelle mouture du décret comprend 12 articles, quand le précédent en comptait neuf. L’article 2 précise que ne peuvent être enregistrées et collectées les données sur la santé ou la vie sexuelle.

    Le texte interdit strictement aux services de renseignement de collecter des données personnelles, sauf pour les personnes "dont l’activité indique qu’elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique" ou à celles "faisant l’objet d’enquêtes administratives", parce qu’elles postulent à un emploi dans la haute fonction publique ou dans le domaine de la sécurité.

    Comme l’avait annoncé le gouvernement jeudi dernier, ce projet de décret est également expurgé de son passage sur le fichage des personnalités qui exercent un mandat ou jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux "significatif".

    Enfin, le fichage des mineurs dès 13 ans est maintenu, s’ils portent atteinte à la sécurité publique, avec un "droit à l’oubli" non automatique. Concrêtement, leur fiche sera en principe effacée à leur 18ème anniversaire. Mais s’ils constituent toujours une menace à la sécurité, les informations les concernant ne seront effacées qu’à leurs 21 ans.

    Anne Jocteur Monrozier et Franck Cognard

    http://www.france-info.com/spip.php?article189399&theme=9&sous_theme=10

    AGAMEMNON

    Une interpellation des directions syndicales....

    Pour redonner confiance dans l’action collective,

    la confrontation plutôt que les pseudo-négociations.

    mis en ligne le
    25/09/2008

    Pour le gouvernement, le "dialogue social" c’est… l’habillage des multiples contre-réformes réactionnaires, qui n’ont donné lieu à aucun dialogue préalable et sont tout sauf sociales. Dans l’Éducation elles mettent à mal tous les niveaux : le premier degré (programmes, samedi matin, RASED, droit de grève…), l’enseignement professionnel (suppression des BEP, bac pro en 3 ans…), le lycée (réforme Darcos), le Supérieur (loi LRU…), IUFM (casse de la formation professionnelle des enseignants…), le fonctionnement interne (décentralisation, regroupements d’agences comptables...).

    L’offensive est globale et cohérente : tous les services publics (La Poste, énergie…), les garanties sociales et professionnelles et les libertés fondamentales (fichage, sans papiers…)
    Le but de ces "réformes" c’est l’alourdissement des conditions de travail, les suppressions de postes, et les menaces sur les statuts des personnels, la précarité érigée en modèle de gestion, le contrôle social et la répression.
    Outre les acquis sociaux, il s’agit de casser les solidarités, les services publics, comme la Poste actuellement.
    La méthode pour faire passer cette politique, c’est le fameux "dialogue social", stratégie des capitalistes au niveau européen et international (avec comme interlocuteur les confédérations pseudo-syndicales CES et CSI).

    Pour les directions syndicales, le "dialogue social" c’est … la signature – souvent sans réel débat dans l’organisation syndicale – d’accords qui reviennent à l’application de mesures déjà décidées et ne laissent aux syndicats que le choix de cautionner ou de s’en aller (comme vient de le faire la CGT éducation sur la réforme des lycées). Les conséquences sont désastreuses, qu’il s’agisse du protocole pour appliquer la réforme du Bac pro cautionné par le SNETAA et le SGEN ou de la "position commune" sur la représentativité syndicale dans le privé, portée par les seules directions de la CGT et de la CFDT, en passant par le relevé de conclusion sur le "dialogue social" dans la Fonction Publique, soutenu entre autres par les directions de la FSU et de Solidaires.
    Chaque signature de ces accords a permis au Pouvoir un coup tordu de plus, ridiculisant par la même occasion la stratégie à courte vue des directions syndicales. Ainsi dans le privé, la position commune a servi de levier pour attaquer les 35 h et, dans le second degré, la signature du SNES des "points de convergence" sur la réforme du lycée a permis à Darcos d’annoncer un calendrier et un contenu qui démentent les écrits rassurants de la direction du SNES pour justifier sa signature et son manque d’entrain dans la poursuite de l’action.
    Pourtant malgré des résultats aussi désastreux, les directions persistent dans leur caution à cette politique espérant ainsi sauver ou améliorer la reconnaissance et les moyens de leur "boutique", tétanisées par les élections professionnelles, aux enjeux exacerbés par le "dialogue social". Mais elles aggravent ainsi la dérive du syndicalisme vers un simple corps social intermédiaire, interface entre les nécessités du capital et la colère des travailleurs. Et cette colère risque de les prendre pour cible.

    Contre ce pouvoir au service du libéralisme, le seul "dialogue" c’est la confrontation, la lutte collective et la solidarité

    Pour en finir avec cette stratégie syndicale catastrophique, les directions syndicales doivent d’abord de toute urgence donner un signe fort, en mettant immédiatement un terme à leur collaboration suicidaire avec le pouvoir et en rejoignant les syndicats qui refusent de participer à de pseudos négociations, comme, pour la réforme des lycées, SUD et FO, et maintenant la CGT Education, en retirant leurs signatures des différents protocoles et en quittant les structures de "concertation".
    C’est la condition pour que le mouvement syndical, ainsi que les AG aux différents niveaux, se donnent les moyens de reconstruire un rapport de forces à la hauteur et de s’approprier les actions à venir, pour leur donner un autre sens que d’occuper le terrain en vue des élections professionnelles. Notamment en mettant en place une dynamique de grèves et des structures démocratiques pour organiser les luttes, pour que le 7 octobre ne soit pas que la stricte déclinaison française de l’appel pour un "travail décent" de la Confédération Syndicale Internationale -dans le droit fil de la politique d’accompagnement du libéralisme de cette organisation- et pour que le 19 octobre ne soit pas qu’une manif nationale exutoire du dimanche, avant les élections paritaires

    Un plan d’action de confrontation avec ce Pouvoir doit converger avec les autres luttes de longue haleine, comme la mobilisation des précaires pour leur réemploi et l’accès de touTEs à un emploi stable et comme la longue grève des travailleurs sans papiers pour le droit au travail, complémentaire de la lutte des collectifs pour la régularisation de touTEs.

    Il importe notamment de réaliser la jonction de ces luttes avec celles du reste du mouvement social, à la faveur du contre-sommet « des ponts pas des murs » des 17 et 18 octobre et de l’initiative, qui devrait être une action nationale, dirigée contre le sommet européen des politiques d’immigration des 3-4 novembre à Vichy. Émancipation Tendance intersyndicale

    http://www.millebabords.org/spip.php?article9152

    Un fonctionnaire bien informé....

    Fonction publique - Santini prépare la rentrée des fonctionnaires

    Le chef de l’Etat avait promis moins de fonctionnaires, mais mieux payés. « Nous allons continuer à appliquer la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite (soit 30.627 postes supprimés en 2009) », rappelle André Santini, ajoutant que « cela représente une économie d’environ un milliard par an, dont la moitié reviendra aux fonctionnaires selon des modalités qui restent à élaborer avec les partenaires ». « Maintenant, il nous faut montrer que le dialogue n’est pas contourné sur les traitements »

    Les salaires les plus bas (de la catégorie C) viennent d’être revalorisés pour tenir compte de l’inflation, et les indemnités kilométriques des agents des trois fonctions publiques (Etat, collectivités, hôpitaux) augmentées de 10,7 %. Pour dédommager les 17 % d’agents qui n’ont pas eu d’augmentation inhérente à l’inflation, un mécanisme de garantie individuelle de pouvoir d’achat (Gipa) a été instauré. Quant au point d’indice – qui sert de base de calcul des salaires des fonctionnaires –, le secrétaire d’Etat ne cache pas qu’il lui préférerait une évolution des rémunérations modulée au mérite.

    Au programme de l’automne : l’élaboration d’une politique indemnitaire qui laisse place à la performance et à l’intéressement. Un sujet qui hérisse déjà les syndicats. « Mais ça se fait partout en Europe ! Il faut arrêter l’hypocrisie. Dans le privé, on peut récompenser la motivation en écartant les diplômes et l’ancienneté. Ces primes existent déjà pour les directeurs et sous-directeurs d’administration, il faut descendre progressivement », estime André Santini. Des groupes de travail planchent déjà sur la refonte des grilles indiciaires, mais aussi sur les conditions de travail ou l’emploi des seniors. Ils devraient rendre leurs propositions en fin d’année.

    http://www.francesoir.fr/politique/2008/08/08/fonction-publique-santini-prepare-la-rentree-des-fonctionnaires.html

    Une profonde mutation qui ne fait que commencer
    « La deuxième partie du rapport cherche à proposer une vision d'ensemble de la gestion des ressources humaines dans les trois fonctions publiques. Sont abordées ici, à travers différents exemples d'actions entreprises par les différents ministères concernés, les questions liées notamment à l'élaboration des politiques de GRH, à la réforme du dialogue social, à la gestion personnalisée, à la mobilité et à la professionnalisation de la GRH, mais aussi aux échanges avec les fonctions publiques d'autres pays et les acteurs du privé. Autant d'actions qui modifient en profondeur les pratiques. Un éclairage particulier est porté sur la démarche métier dans la fonction publique hospitalière. Le répertoire des métiers de la FPH, élaboré en 2004, sera réactualisé d'ici la fin de l'année, afin notamment de "faire le lien entre les connaissances requises pour les emplois décrits dans le répertoire et l'offre de formation". Au-delà de ce répertoire, précise le rapport, les travaux de l'observatoire national des emplois et des métiers de la FPH (ONEMFPH) contribueront à "sensibiliser les établissements à une démarche qui prépare leur avenir et celui de leur GRH". Cette démarche, considérée par les tutelles comme faisant partie du socle des réformes à poursuivre, sera développée avec d'autres thèmes lors de prochains rapports, précisent les rédacteurs. »

    http://www.staffsante.fr/contenus/articles/197/rapport-annuel-sur-l-etat-de-la-fonction-publique-la-mue-se-poursuit.html

    La contestation sociale s’organise

    « La rentrée passée, la mobilisation sociale commence à s’organiser. Au menu des contestations : suppressions de postes dans la Fonction publique, revendications salariales, ou encore " privatisation " de La Poste »………

    http://www.metrofrance.com/x/metro/2008/09/03/lGZujBuICVEmw/index.xml

    F.S.U. - C.G.T. - U.N.S.A. - C.F.D.T. - C.G.T.-F.O. - Union syndicale Solidaires - C.F.T.C.
    Communiqué de presse
    FONCTION PUBLIQUE DE L’ÉTAT - Sale coup pour les retraités

    Lors du dernier comité interministériel d’action sociale (CIAS), les représentants des organisations syndicales ont vivement réagi à l’annonce de la suppression de « l’aide ménagère à domicile » destinée aux retraités.
    Ils se sont immédiatement et unanimement opposés à cette décision prise sans aucune concertation préalable, et à ses conséquences. Dans un contexte où le pouvoir d’achat est mis à mal, ce sont les plus démunis qui sont directement frappés par la suppression de cette prestation d’action sociale interministérielle.
    Ils condamnent une décision liée à des arbitrages budgétaires, qui ne prévoit aucun dispositif de remplacement, excluant ainsi les retraités de la fonction publique de l’Etat de toute prise en charge, contrairement aux retraités du régime général.
    Les organisations syndicales refusent de voir les retraités exclus du bénéfice de l’action sociale interministérielle.
    Elles demandent expressément aux ministres chargés de la fonction publique de renoncer à cette mesure totalement incompatible avec le besoin social unanimement reconnu de prise en charge de la dépendance.
    Paris, le 16 septembre 2008

    Leur société
    Retraités de la Fonction publique : aide-ménagère à domicile, c'est fini

    Le Comité interministériel d'action sociale a décidé la suppression de l'aide-ménagère à domicile pour les retraités de la fonction publique à partir de 2010. La mesure a été prise sans tambour ni trompette, et sans consultation d'aucun syndicat ni des associations concernées.
    Les fonctionnaires - et en particulier tous les fonctionnaires retraités - ne roulent pas plus sur l'or que le reste du monde du travail. Et personne, pas même le secrétaire d'État à la Fonction publique qui défend cette suppression, ne conteste l'utilité de l'aide-ménagère à domicile, attribuée aux retraités en fonction de leurs revenus. Les plus démunis en feront les frais, le gouvernement ayant le culot de déclarer que les mutuelles ou que les collectivités locales - municipalités, en particulier - n'auront qu'à se débrouiller pour répondre aux besoins.
    Les représentants du gouvernement ont tenté de justifier la mesure par la nécessité de « privilégier des prestations en faveur des actifs, comme l'aide à la garde d'enfants ou au logement » ! Telle est la dernière version gouvernementale du « déshabiller Paul pour habiller Jacques », à cette nuance près que l'un comme l'autre sont de plus en plus mal vêtus.
    L.P.
    http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2094&id=15

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    Fonction publique : grève le 7 octobre

    Source : AP
    18/09/2008 | Mise à jour : 16:12 |
    Commentaires clip_image00110

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    La CGT-Fonction publique a annoncé, aujourd'hui, le dépôt d'un préavis de grève pour le 7 octobre, à l'occasion de la journée d'action unitaire pour défendre les emplois, les salaires, les conditions de travail, la protection sociale, les retraites et les services publics.
    "En cette rentrée, les menaces pesant sur l'avenir de la Fonction publique se confirment. Les mesures salariales décidées par le gouvernement, contre l'avis de toutes les organisations syndicales, ne permettent en rien de régler le contentieux accumulé ni de faire face aux dégradations accentuées du pouvoir d'achat", écrit l'Union générale des fédérations de fonctionnaires-CGT (UGFF-CGT) dans un communiqué diffusé aujourd'hui.
    "Les nouvelles suppressions d'emplois annoncées pour le budget 2009 viennent encore aggraver une situation déjà critique en de nombreux endroits et mettent en péril l'exercice des missions publiques", ajoute le syndicat.
    La CGT accuse le gouvernement, au travers des réformes engagées dans le secteur public, de vouloir le "démanteler (...) au profit de la loi du marché".
    La CGT "appelle tous les personnels à participer massivement à la journée d'action du 7 octobre et aux initiatives convergentes public-privé organisées ce jour là". Elle annonce qu'un "préavis de grève sera déposé pour couvrir toutes les formes d'action".

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/09/18/01011-20080918FILWWW00587-fonction-publique-greve-le-octobre.php

    Qu’entend détruire un gouvernement soucieux de ses intérêts particuliers !
    Le chantier de destruction est en route et il faudrait maintenant passer d’une fonction publique de carrière (présentée comme cloisonnée, peu personnalisée, peu responsabilisante) à une fonction publique de métiers annoncée comme plus attractive, mobile et performante.
    Les corps seraient ainsi fusionnés pour l’ensemble des trois fonctions publiques et regroupés dans des cadres statutaires répartis dans sept filières professionnelles. Chaque cadre statutaire serait compartimenté en « sous cadres ». L’accès au sous cadre supérieur pourrait être conditionné par l’occupation de certains emplois ; la sortie d’une filière (changement de métier et donc de ministère) s’effectuerait en fonction d’un barème indicatif (qui aurait pour but de présélectionner les candidats) et d’un entretien individuel. Les modes de recrutement externes devraient être basés sur « du savoir-faire et du savoir- être ».
    Ces recrutements seraient ouverts en fonction des « compétences » à sélectionner et les concours organisés de façon à apprécier chez chaque candidat : ses aptitudes professionnelles, son niveau général et son potentiel humain.
    Les jurys devraient être composés de « professionnels du recrutement ».
    Les lauréats des concours, classés alphabétiquement sur une liste d’aptitude, postuleraient, via une bourse d’emploi public, aux offres d’emplois de l’ensemble des ministères ouverts aux recrutements externes. Certains emplois relèveraient du statut et d’autres uniquement du contrat.
    Chaque lauréat postulerait auprès de chaque ministère et chaque employeur retiendrait ou non le postulant. Une convention d’affectation fixerait ses missions, ses objectifs et la durée à effectuer sur le poste.
    Au bout de trois ans, les lauréats des concours inscrits sur une liste d’aptitude n’ayant pas été retenus par un employeur deviendraient des « reçus-collés » comme cela existe déjà dans la Fonction publique territoriale !



    Après le livre blanc de J-L Silicani - L’agression contre la Fonction publique se précise !


    « Des attaques que Solidaires n’acceptera pas ! Fusions des corps, filières métiers, recrutements sur profil, contrat de droit privé, changement d’emploi ou fin de fonction à l’initiative de l’administration, mobilité obligatoire, individualisation des carrières, rémunération différenciée par la mise en place d’une part fonctionnelle, promotion interne soumise à l’arbitraire...telles sont certaines propositions contenues dans le livre blanc et que le gouvernement entend mettre en place rapidement. Solidaires n’acceptera aucune injustice...exigera le respect de la notion de déroulement de carrière et le respect des valeurs du statut général des fonctionnaires. Face à ces remises en cause sans précédent, il nous faut dès à présent réfléchir aux mobilisation's unitaires nécessaires à construire. »

    http://www.solidaires.org/article20795.html

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