jeudi 25 septembre 2008

En brèves la rentrée ....

Une circulaire de rentrée pas si anodine

La circulaire rappelle que tout jeune doit atteindre au moins une certification de niveau V (CAP/BEP)[1],ce niveau permettra-t-il à tous ces jeunes d’acquérir les connaissances et les compétences du Socle commun ?

Dès le collège des jeunes volontaires pourront rejoindre un nouveau dispositif d’initiation aux métiers en alternance (DIMA), … par une formation en alternance d’une année scolaire, tout en poursuivant l’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences ? Il faut espérer que ces élèves volontaires désireux de découvrir un métier aient déjà de bonnes connaissances car ils devront acquérir les mêmes compétences que leurs camarades en moitié moins de temps !

Mais on sait bien que les jeunes volontaires seront guidés par leurs résultats scolaires et qu’ils n’atteindront jamais les compétences attendues ! Combien sortiront du circuit scolaire après cette alternance sans aucune qualification ?

Ceux qui ont quand même quelques connaissances, même fragiles rejoindront le lycée professionnel. Lesélèvesadmis dans lessections de Bac pro continueront sans doute l’acquisition des connaissances et compétences du Socle commun, mais en trois ans au lieu de quatre,combien de jeunes seront-ils alors relégués ?Tout est prévu, ils rejoindront les élèves les plus fragiles déjà orientés après le collège pour préparer en deux ans un CAP/BEP.Pour eux c’est fini ils n’auront jamais les connaissances et compétences attendues.

Mais ce fameux Socle commun ne serait-il pas réservé aux seuls bacheliers et détenteurs de diplômes universitaires ?

Les nouveaux programmes, les mesures de cette circulaire ont été établis en acceptant qu’une partie des jeunes soit exclue d’un avenir professionnel et personnel. Ils ne sont que les instruments d’une politique éducative, passéiste et élitiste qui trient et séparent les jeunes dès le primaire.

Militants de l’éducation nouvelle et populaire, pédagogues du Premier et du Second degré, gardons notre ambition d’éducation émancipatrice pour tous les jeunes, usons et abusons de la liberté pédagogique inscrite dans la loi et refusons de participer à cette régression.

http://www.mediapart.fr/club/blog/catherine-chabrun/090808/une-circulaire-de-rentree-pas-si-anodine

Formation, salaire, temps de travail : la fiche d' identité des enseignants

Le gouvernement entend toutefois remettre à plat ce système de formation, qui va être intégré à l'université. Il s'agira de recruter au niveau "master 2" (Bac + 5) et de mettre les professeurs à plein temps devant les classes juste après l' obtention de leur concours avec le soutien de professeurs expérimentés.

-- Les stagiaires (frais lauréats du concours), qu' ils soient professeurs des écoles, certifiés, ou professeurs de lycée professionnel (PLP), perçoivent un traitement minimum (hors primes de professeur principal ou de ZEP, ou encore les indemnités de remplacement) de 1.454 euros nets mensuels.

Après 30 ans de carrière, ils gagnent plus ou moins 3.000 euros nets (selon qu' ils font une heure supplémentaire ou pas par semaine par exemple).

Un professeur agrégé stagiaire perçoit 1.661 euros nets et au maximum 4.102 euros nets en fin de carrière.

Une étude d' économistes de janvier 2007 contestée par le gouvernement révélait que les certifiés avaient perdu 20% de leur pouvoir d' achat entre 1981 et 2004 et que les professeurs des écoles en avaient perdu 9%.

http://www.france24.com/fr/20080901-formation-salaire-temps-travail-fiche-didentite-enseignants
Vue du ministre
- Pourquoi le thème de l'orientation est-il crucial aujourd'hui ?

« Quatre constats rendent la question de l'orientation absolument centrale aujourd'hui.

  • C'est d'abord le besoin croissant de qualification qui rend la question de l'orientation absolument cruciale. Autrefois, l'enfant qui quittait le système éducatif à l'âge de 14 ans pouvait trouver un emploi et se formait principalement dans l'entreprise. Aujourd'hui, la situation a profondément changé et la maîtrise de savoirs académiques et de connaissances professionnelles est devenue le préalable incontournable de toute insertion professionnelle. Ainsi, en France, pour parler de la situation que je connais le mieux, l'obtention d'un diplôme est indéniablement un facteur d'insertion professionnelle et les possibilités d'insertion sont d'autant plus importantes que le diplôme est élevé. Par exemple, un jeune détenteur d'un CAP ou d'un BEP, soit le niveau 5 de qualification, a 43 % de chance de décrocher un emploi dans les sept mois qui suivent l'obtention de son diplôme. Avec un baccalauréat professionnel, soit le niveau 4 de formation, ses chances atteignent 61 %.
    Il faut donc travailler sur les choix d'orientation pour permettre à chacun de décrocher le diplôme le plus élevé possible.
  • Et pourtant, chaque année, en France, 150 000 jeunes sortent du système scolaire sans avoir eu la reconnaissance officielle de leur niveau de qualification. C'est sans doute ce qui explique que le chômage des jeunes est aujourd'hui une réalité très préoccupante en France où il demeure largement supérieur au taux de chômage moyen. Cette situation est d'autant plus paradoxale que dans de nombreux secteurs économiques, les entreprises hexagonales peinent encore à trouver les collaborateurs dont ils ont besoin pour développer leur activité. Là encore, il nous faut donc travailler en profondeur sur les choix d'orientation afin de mieux faire coïncider les aspirations de la jeunesse et les opportunités professionnelles qui leurs sont offertes.
  • En outre, dans le cadre d'une économie de plus en plus tournée vers le savoir, la recherche et l'innovation, nous avons un besoin croissant de jeunes diplômés de haut niveau capables de faire de l'Europe un pôle d'attractivité. Or, vous le savez, la France est encore loin de l'objectif de 50% d'une classe d'âge titulaire d'un diplôme de l'enseignement supérieur, fixé par la loi d'orientation pour l'avenir de l'école de 2005.
    Plusieurs raisons à cela : d'une part des taux d'échec extrêmement élevés en 1er cycle universitaire et d'autre part, c'est d'ailleurs lié, un lycée qui ne prépare plus efficacement à la poursuite d'études dans l'enseignement supérieur, en particulier en raison de la hiérarchisation excessives des voies de formation et des filières du lycée. Les choix d'orientation des lycéens sont aujourd'hui brouillés et il importe de leur redonner du sens.
  • Enfin, il est bien évident que la question de l'orientation ne se limite plus à la seule sphère scolaire, notamment en raison de la mobilité professionnelle croissante. Alors qu'il était autrefois fréquent d'exercer le même métier tout au long de sa carrière professionnelle, c'est devenu aujourd'hui beaucoup plus rare. Désormais, les capacités d'adaptation sont devenues primordiales pour face aux aléas de la vie professionnelle et les réorientations en cours de carrière incitent à réfléchir sur la question de l'orientation tout au long de la vie, ce qui ouvre notamment le champ immense de la formation professionnelle et continue. »
  • http://www.education.gouv.fr/cid22447/conference-l-orientation-tout-au-long-de-la-vie.html

Moins 13500!

Eric Woerth attend aussi des économies des suppressions de postes dans la Fonction publique. La règle du non-remplacement d' un fonctionnaire partant à la retraite sur deux, promise par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne, s' appliquera presque en 2009, avec 30.600 départs non remplacés. L' Éducation en fournira 13.500, devant la Défense (8.250), l' Intérieur (2.953), le Budget (2.812) et l' Écologie (1.400).

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/economie/20080925.FAP7685/le_gouvernement_presente_vendredi_un_budget_2009_aux_al.html

Fonction publique : Pour 2009, le gouvernement souhaite ne pas remplacer 30.600 fonctionnaires qui partiront à la retraite dans l' année, dont 13.500 pour la seule Éducation nationale, 8.250 dans la Défense, 2.953 à l' Intérieur et 2.812 pour le ministère du Budget et de la Fonction publique. Conformément aux "plafonds d' emplois" dévoilés cet été pour 2009, les seuls ministères qui devraient voir leurs effectifs progresser sont la Justice (+ 512 postes) et les services du Premier ministre (+ 40).

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/budget-2009-ce-a-quoi-il-faut-s-attendre/917/0/276942

Eric Woerth a annoncé dès juillet le non-remplacement de 30.600 fonctionnaires partant à la retraite en 2009, dont 13.500 pour la seule Éducation nationale. Il a aussi prévenu que les enveloppes allouées aux ministères seraient globalement gelées, c’est-à-dire qu’elles seraient reconduites au même montant qu’en 2008, sans tenir compte de l’inflation.

Dimanche, il a reconnu que 2009 serait « une année difficile », mais affirmé que cela ne remettrait pas en cause l’« effort énorme et considérable » du gouvernement pour réduire la dépense publique

http://www.lesoir.be/actualite/france/casse-tete-francais-sur-le-2008-09-25-642403.shtml

Au service de la LOLF?

La formation continue des agents de la fonction publique de l' État : rapport d' enquête et conclusions du Comité - Juillet 2008

FRANCE. Cour des comptes; FRANCE. Comité d'enquête sur le coût et le rendement des services publics

Paris;Cour des comptes;2008;143 pages

Par lettre du 30 novembre 2005, le ministre de la fonction publique a saisi le Premier président de la Cour des comptes, président du comité d' enquête sur le coût et le rendement des services publics pour qu'il diligente une enquête sur la formation continue des agents de l' État. La lettre de mission au Comité d' enquête décline six objectifs : relire les données disponibles pour tenter de les organiser en fonction d' une typologie véritablement opérationnelle des actions de formation ; évaluer le coût de gestion de la formation ; identifier l' impact du cadre budgétaire issu de la LOLF ; analyser la performance collective, la professionnalisation tout autant que les conditions de conduite du dialogue social ; vérifier la pertinence opérationnelle des choix de formation ; enfin proposer quelques indicateurs simples de suivi annuel des données relatives à la formation professionnelle.

> Consulter le rapport :   [PDF] 1448 Ko

Source:Documentation Française

Combien valez vous?

L' évaluation et la notation des fonctionnaires de l'Etat : rapport d' enquête et conclusions du Comité - Juillet 2008

FRANCE. Comité d' enquête sur le coût et le rendement des services publics

Paris;Cour des comptes;2008;52 pages

Ce rapport dresse une évaluation des effets du décret du 29 avril 2002 relatif aux conditions générales d' évaluation, de notation et d' avancement des fonctionnaires de l' État, réformant le dispositif issu du décret du 14 février 1959, formellement abrogé depuis le 1er janvier 2005. Le décret a comporté deux innovations majeures au regard des dispositions antérieures : il prescrit l' évaluation de tous les fonctionnaires entrant dans son champ et en précise l' objet et les modalités ; il organise un lien automatique entre la variation de la notation d' un agent au regard de la note précédente et l' octroi de mois de réduction d' ancienneté (par rapport à l' ancienneté moyenne exigée par le statut du corps pour passer à l' échelon supérieur).

> Consulter le rapport :   [PDF] 915 Ko /

source: Documentation Française

lundi 22 septembre 2008

C'est quoi, la laïcité négative?

 

Par Catherine Kintzler

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REPRISE INTEGRALE DU TEXTE PUBLIE PAR LE SITE WWW.MARIANNE2.FR
En parlant une fois de plus de laïcité positive, Nicolas Sarkozy sous-entend qu'il existe une laïcité négative. Mais le Président se trompe. C'est aux religions de devenir positives.

photo e³°°°-Flickr-licence CC

photo e³°°°-Flickr-licence CC

Nicolas Sarkozy, Paris, 12 septembre 2008 : de l'eau dans le vin de Latran et de Riyad. A lire le discours prononcé par le président de la République recevant Benoît XVI, on ne peut qu'être frappé par les différences qui le distinguent des discours offensifs - et même insultants - envers les incroyants, prononcés cet hiver à Rome (Latran) et à Riyad. Il faudrait être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas remarquer le soin avec lequel Nicolas Sarkozy s'est employé à citer ceux qui croient au ciel et ceux qui n'y croient pas sans s'acharner sur ces derniers, sans les traiter comme des mutilés de la pensée, l'application qu'il a mise à souligner le rationalisme de la démocratie républicaine moderne, et sa relation à la tradition des Lumières.
Il importe peu que le président soit ou non convaincu par ces propos qui se veulent apaisants : nous n'avons pas à sonder son coeur ; il faut et il suffit de l'entendre comme le politique qu'il ne devrait jamais cesser d'être. L'important est qu'il ait jugé opportun de les tenir : cela sonne comme une révision partielle des propos qui avaient mis le feu cet hiver. Nul doute que tout le monde retenait son souffle et se demandait s'il céderait une fois de plus à ce sens de la provocation qui ne lui réussit pas toujours, notamment en matière de laïcité.
Ne nous y trompons pas cependant. L'insistance à faire figurer le nom de Dieu dans un discours officiel, à en banaliser l'usage, l'éloge final des religions qui « peuvent élargir le coeur de l'homme » : autant de pointes, entre autres, qui nous rappellent les excès des précédents discours et servent de piqûre de rappel.
Laïcité : négativité ou minimalisme ?
Reste maintenant à examiner un des noyaux du discours du 12 septembre, que certains appellent hâtivement un concept : la notion de « laïcité positive ». La simple juxtaposition sonne plutôt comme une thèse a contrario. La laïcité avant Nicolas Sarkozy ou en dehors de son action serait donc « négative » et heureusement que nous avons un Président pour remédier à cela... !
Il faudrait d'abord s'entendre sur l'emploi des termes « négatif » et « positif ».
On peut entendre par là une quantité de contenu au sens doctrinal. De ce point de vue, il n'y a effectivement rien de plus minimal que la laïcité. Elle n'est pas une doctrine, puisqu'elle dit que la puissance publique n'a rien à dire s'agissant du domaine de la croyance et de l'incroyance, et que c'est précisément cette abstention qui assure la liberté de croire et de ne pas croire dans la société civile. Ce n'est pas non plus un courant de pensée au sens habituel du terme : on n'est pas laïque comme on est catholique, musulman, stoïcien, bouddhiste, etc. C'est le contraire : on peut être à la fois laïque et catholique, laïque et musulman, etc. La laïcité n'est pas une doctrine, mais un principe politique visant à organiser le plus largement possible la coexistence des libertés. Qu'on me pardonne ce gros mot : les philosophes parleraient d'un «transcendantal» - condition a priori qui rend possible l'espace de liberté occupé par la société civile. Ce n'est pas ici le lieu de refaire toute la théorie : je l'ai proposée ailleurs et je me permets d'y renvoyer les lecteurs (1).
Confondre minimalisme et négativité, c'est soit une erreur soit une faute. C'est une erreur si la confusion a pour origine une méconnaissance. C'est une faute si, malgré la connaissance, elle s'impose sous une figure de rhétorique qui sonne alors comme une déclaration d'hostilité. Dans les deux cas, il est opportun et urgent de rappeler le fonctionnement théorique du concept de laïcité.

Catherine Kintzler (DR)

Catherine Kintzler (DR)

La laïcité pose la liberté
Maintenant, regardons quels sont les effets du minimalisme dont je viens de parler. On découvre alors un autre angle d'attaque pour user des termes « négatif » et « positif », qui les rattache à une question décisive. Il s'agit de l'effet politique et juridique : celui-ci est-il producteur de droit et de liberté?
On pourra aisément montrer que c'est précisément par son minimalisme que le principe de laïcité est producteur, positivement c'est-à-dire du point de vue du droit positif, de libertés concrètes. C'est en effet à l'abri d'une puissance publique qui s'abstient de toute inclination et de toute aversion en matière de croyances et d'incroyances que les religions, mais aussi d'autres courants de pensée, peuvent se déployer librement. A l'abri d'un Etat où règne une religion officielle ou un athéisme officiel. Mais aussi, ne l'oublions pas, à l'abri les uns des autres. En s'interdisant toute faveur et toute persécution envers une croyance ou une incroyance, la puissance publique laïque les protège toutes, pourvu qu'elles consentent à respecter la loi commune.
Il n'y a donc rien de plus positif que la laïcité. Elle pose bien plus de libertés politiques et juridiques que ne l'a jamais fait aucune religion. Car une autre confusion doit être dissipée. Si quelques messages religieux aspirent à une forme de libération métaphysique et morale, aucune religion n'a été en mesure de produire la quantité de libertés positives engendrées par la plate-forme minimaliste de la Révolution française - première occurrence du concept objectif de la laïcité même si le mot apparaît plus tard. Du reste ce n'est pas la préoccupation essentielle des religions, qui ne sont heureusement pas réductibles à leurs aspects juridiques.
Quelle religion a institutionnalisé la liberté de croyance et d'incroyance ? Laquelle a, ne disons pas instauré, mais seulement accepté de son plein gré le droit des femmes à disposer de leur corps, à échapper aux maternités non souhaitées ? Laquelle serait prête à reconnaître celui des homosexuels à vivre tranquillement leur sexualité et à se marier ? Laquelle reconnaît de son plein gré la liberté de prononcer des propos qui à ses yeux sont blasphématoires ? Inutile de citer l'affaire des caricatures, l'assassinat de Théo Van Gogh, pas besoin de rappeler les lapidations, ni de remonter au procès de Galilée ou au supplice du Chevalier de La Barre : les exemples sont légion. Aucune des libertés positives que je viens de citer n'a été produite par une religion, directement, en vertu de sa propre force, de sa propre doctrine et par sa propre volonté : toutes ont été concédées sous la pression de combats et d'arguments extérieurs.
On me citera comme contre-exemples l'ex-URSS ou la Pologne : mais la liberté religieuse heureusement rétablie y a été réclamée contre un Etat pratiquant lui-même une forme de religion officielle exclusive. Une religion persécutée a besoin de la liberté de croyance et a raison de lutter pour l'obtenir, mais elle ne la produit pas par elle-même, elle n'est pas elle-même le principe d'une liberté qui vaut pour tous : elle la désire pour elle, ou tout au plus pour ceux qui ont une religion, exclusivement - sa générosité propre ne s'étend pas au-delà. Benoît XVI a rappelé dans un de ses discours du 12 septembre à Paris que, à ses yeux, il n'y pas de culture véritable sans quête de Dieu et disponibilité à l'écouter. Il a bien sûr le droit de le penser et de le dire, mais on a aussi le droit de rappeler que ce principe n'est pas en soi inoffensif : il suffit de lui (re)donner la force séculière pour en prendre la pleine mesure.

Il appartient aux religions de devenir positives et non-exclusives

La laïcité n'a donc pas à devenir positive : elle l'a toujours été, elle est un opérateur de liberté. Davantage : la positivité des libertés n'est possible que lorsque les religions consentent à renoncer à leur programme politique et juridique, que lorsqu'elles acceptent de se dessaisir de l'autorité civile, que lorsqu'elles consentent à se dessaisir de l'exclusivité spirituelle et de la puissance civile auxquelles certaines prétendent toujours. Autrement dit, pour que l'association laïque puisse organiser la coexistence des libertés et par conséquent assurer la liberté religieuse, il est nécessaire que les religions s'ouvrent au droit positif profane en renonçant à leur tentation d'hégémonie spirituelle et civile.
Il convient donc d'inverser l'injonction du président de la République : la laïcité demande aux religions de devenir positives et de renoncer à l'exclusivité tant intellectuelle que politique et juridique. L'histoire des rapports entre la République française et le catholicisme témoigne que c'est possible. Elle témoigne aussi que dans cette opération les religions sont gagnantes. Car elles ne gagnent pas seulement la liberté de se déployer dans la société civile à l'abri des persécutions ; en procédant à ce renoncement elles montrent qu'elles ne sont pas réductibles à de purs systèmes d'autorité ni à un droit canon ou à une charia auxquels il serait injurieux de les restreindre, elles montrent qu'elles sont aussi et peut-être avant tout des pensées. Et à ce titre, elles sont conviées dans l'espace critique commun de libre examen ouvert par la laïcité.
(1) Notamment dans le livre Qu'est-ce que la laïcité ? (Paris : Vrin, 2007). Voir aussi plusieurs articles dans Marianne2 et sur la page web de l'auteur

Dimanche 14 Septembre 2008 - 14:45

Catherine Kintzler

samedi 20 septembre 2008

Vendre son emploi en heures supplémentaires pour permettre au gouvernement de dégrader votre pouvoir d' achat afin de vous contraindre à les racheter!

Les principales

mesures du budget 2008:

 

 

Enseignement scolaire public et privé du premier degré
  • Création de 840 emplois d' enseignants du premier degré à la rentrée 2008 au titre de l' évolution démographique
  • Intégration, à la rentrée 2008, dans la fonction publique de l' État de 230 instituteurs du cadre territorial de Marotte
Enseignement scolaire public et privé du second degré
  • Non-renouvellement de 1 800 emplois d' enseignants du second degré à la rentrée 2008, au titre de l' évolution de la démographie dans le second degré.

Résorption des surnombres disciplinaires et rationalisation du remplacement :

  • Non-renouvellement de 2 040 emplois d' enseignants du second degré à la rentrée 2008 grâce à l' optimisation de la gestion du potentiel d' enseignement

Mobilisation d' heures supplémentaires à destination des enseignants :

  • 75 600 heures-années sont mobilisées, sous forme d'heures supplémentaires, permettant le non-renouvellement de 4 200 emplois d'enseignants du second degré à la rentrée 2008
Optimisation de la gestion administrative
  • Non-renouvellement du départ de 1 000 emplois de personnels administratifs en mi-année
Recrutements de stagiaires
  • Diminution de 670 du nombre des enseignants stagiaires dans le premier degré public à la rentrée 2008 compte tenu des perspectives de recrutement
  • Diminution de 2 130 du nombre des enseignants stagiaires dans le second degré public à la rentrée 2008, compte tenu des perspectives de recrutement
  • Diminution de 200 du nombre de stagiaires dans l' enseignement privé, compte tenu des perspectives de recrutement
Vie de l'élève

Accompagnement éducatif dans les collèges : + 140 M€ dont :

  • Recrutement et rémunération d' assistants pédagogiques : 62 M€
  • Paiement d' heures supplémentaires : 43 M€
  • Subventions aux associations : 15 M€
  • Subventions du Centre national pour le développement du sport (C.N.D.S.) : 20 M€

La mise en place d'un accompagnement éducatif, hors temps scolaire, dans les collèges relevant de l' éducation prioritaire a été réalisée à la rentrée 2007. Ce dispositif est généralisé à l' ensemble des collèges à la rentrée 2008.
En plus des 1 000 équivalents temps plein (E.T.P.) d' assistants pédagogiques recrutés à compter du 1er janvier 2008, 5 000 E.T.P. d' assistants pédagogiques viendront compléter le dispositif à partir de la rentrée 2008.

  • Création de 300 emplois d' infirmières à la rentrée 2008 conformément à l' objectif fixé par la loi d' orientation et de programme pour l' avenir de l' école
  • Création à la rentrée 2008, conformément aux engagements pris dans le cadre de la loi d' orientation sur l' école, de 200 nouvelles unités pédagogiques d' intégration (U.P.I.) (166 dans le public et 34 dans le privé)

 

EXTRAIT DU CAFE PEDAGOGIQUE

lundi 15 septembre 2008

Le lance -pierre à portée de main?

 

« Le SNETAA appelle tous les personnels à se mobiliser localement le 11 septembre ».

C’est par un communiqué en date du 10 septembre que le SNETA a opportunément appelé les personnels à l’action pour ….. le lendemain.

C’est bien!

Mais on est au moins sûr ainsi ,de la veille au lendemain, de ne pas faire foule !

On voit bien qu’il s’agissait ce faisant de donner le change et, à deux portés de communiqué des élections professionnelles, de faire illusion sur la nature revendicative de l’action proposée.

Après s’être satisfaite de la mise en oeuvre de la rénovation de la voie professionnelle, en offrant au ministre une béquille pour supprimer de l’emploi et honorer son mandat de ministre( à savoir supprimer un emploi sur deux postes libérés par les départs à la retraite),l a direction du SNETAA pousse de curieux cris d’orfraie.

Elle dénonce ainsi une « mécanique de suppression de postes pour leur substituer un maximum d’heures supplémentaire »  qui « crée de véritables situations inacceptables ».

C’est l’arroseur arrosé !

Il paraît même que la mise en œuvre des groupes de suivi national et académiques vont dans le bon sens !

Il est sûr que l’usure des fonds de culotte des responsables nationaux ou académiques pour abus de BLA BLA, les ronds de jambe et les photos souvenirs, vont passionner les collègues qui reçoivent dans les établissements les verges de la politique ministérielle.

Quand va t’on leur demander de se cotiser pour les petits fours ?

Le moindre que l’on puisse dire est que le communiqué est pour le moins volontairement ambigu.

Le SNETAA devient au fil des jours de plus en plus expert dans le paradoxe syndical :

D’une part accompagner au cœur même la politique du ministre par une stratégie de complaisance affichée sur ses principales orientations pour l’enseignement professionnel ,

De l’autre, élections paritaires obligent, surfer sur le mécontentement que font naître ces mêmes choix et leurs effets parmi les personnels .

Dommage parce qu’il y a de vrai motifs de mécontentement dont les causes ne pas prêtes de s’éteindre :

11000 postes supprimés en 2008,13500 en 2009 ,le total atteignant selon la FCPE ‘40000 emploi en 2010 ;

Un blocage complet des carrières et des rémunération indiciaires complété, pour atténuer l’effet désastreux sur le pouvoir d’achat, par des mesures soupapes indemnitaires qui s’inscrivent dans la logique bien connue et incantatoire  du « travailler plus pour gagner plus » .

Financées par des suppressions d’emploi et une réduction massive de la consommation éducative auxquelles les personnels sont invités à cautionner!

Il en est ainsi par exemple des 500€ de prime accordés ,sans égard vis à vis de la qualité de l’enseignement, à ceux qui voudront bien, s’ils le peuvent, accepter une troisième heure supplémentaire .

Une tentative pour déstabiliser les avancées syndicales des dernières années qui ont permis de ramener l’obligation des personnels à une heure hebdomadaire!

Il ne peut non plus échapper à personne que la généreuse proposition du ministre lors de son plan de revalorisation d’accorder un PLUS aux PLP concerne leur régime indemnitaire .

Les premières annonces sur la revalorisation EN 2010 des personnels à la suite du relèvement au MASTER des exigences de diplôme de recrutement des enseignants vont également  à ce jour dans le même sens.

L’ampleur du nécessaire 11 septembre sous la forme de manifestation sans grève n’a pourtant marqué ni l’histoire sociale ni l‘opinion publique.

Le ministre va donc pouvoir continuer à se gausser de la capacité d’action et d’écoute des syndicats auprès des personnels.

DEUX nouvelles occasions de prendre rendez vous se dessinent dans l’EDUCATION ;

Le 07octobre | journée syndicale mondiale pour le travail décent, organisée par la CSI

Communiqué commun des organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

Les six organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA), réunies le 04 septembre 2008, ont décidé de mettre en œuvre tous les moyens de parvenir à des mobilisations d’ampleur, dans tout le pays, le 07 octobre prochain à l’occasion de la journée syndicale mondiale pour le travail décent, organisée par la Confédération Syndicale Internationale (CSI).

Elles travaillent à la formalisation d’un appel unitaire en vue de favoriser l’implication dans cette journée du plus grand nombre de salariés.

Paris, le 04 septembre 2008

Huit organisations appellent à une manifestation nationale le 19 octobre

clip_image001" Tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais nous affirmons que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous. Aussi, nous poussons aujourd’hui un cri d’alerte : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités". Huit organisations, des syndicats (Unsa Education, Fsu, Faen, Sgen Cfdt), des parents (Fcpe), des étudiants (UNL, UNEF), un mouvement pédagogique (le CRAP) appellent à une manifestation nationale le 19 octobre à Paris.

"Nous en appelons à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’Education est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’Education dans l’affaiblissement".

(Source « LE CAFE PEDAGOGIQUE »)

Il serait dommage de manquer le coche et pourtant !

Fonctionnaires: pas d'appel unitaire à la grève pour le 7 octobre

PARIS (AFP) — Les fédérations de fonctionnaires n'ont pas lancé mercredi d'appel commun à la grève le 7 octobre, mais ont écrit au ministre de la Fonction publique Eric Woerth pour exiger de "véritables négociations" sur le pouvoir d'achat, a-t-on appris de sources syndicales.

"Il n'y a pas d'appel unitaire à la grève le 7 octobre", plusieurs fédérations ne souhaitant pas d' appel spécifique à la Fonction publique, a expliqué à l'AFP Brigitte Jumel (CFDT), à l' issue d' une réunion des organisations syndicales (CGT, CFDT, FSU, FO, Unsa, Solidaires, CFTC et CFE-CGC) au siège de la CFDT.

Jeudi dernier, six confédérations (CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, Unsa) avaient appelé à des "mobilisation's d' ampleur dans tout le pays" le 7 octobre, à l' occasion de la "Journée mondiale pour le travail décent" lancée par la Confédération syndicale internationale (CSI).

Ls fédérations devraient se revoir le 13 octobre ;

Affaires à suivre !

Agamemnon

dimanche 14 septembre 2008

Se vendre pour une poignée de pois chiches

 Seconde parution

Pour une poignée de pois chiches, le SNETAA, à deux doigts d’être tout seul à le faire, a signé au printemps avec le Ministre de l’Education Nationale un accord pour l’amputation d’une année de la durée de formation des bacs professionnels et pour la transformation de ce diplôme de spécialisation professionnelle en formation de première qualification.

Il a ainsi permis d’ntroduire un cheval de Troie dans l’enseignement professionnel et dans l’emploi des personnels qui y exercent.

Sans autre forme de contrepartie compréhensible syndicale, d’amélioration de carrière ou de rémunération !

Si ce n’est un recentrage syndical stratégique en faveur d’une meilleure collaboration avec le ministre et d’un appui à la politique qu’il conduit.

Pour appâter les collègues, on les a néanmoins assurés d’une possibilité future d’exercer en BTS.

La chose étant dite, elle pourrait mériter considération :

Notons d’alors, comme le rappelle LAURENT PIAU dans son guide juridique, que le statut des Professeurs de Lycée Professionnel ne prévoit leur affectation statutaire que dans les classes conduisant aux diplômes du CAP, du BEP OU du BACCALAUREAT PROFESSIONNEL.

Aucun emploi budgétaire de PLP ne peut donc statutairement être ouvert en BTS.

Aucun PLP ne peut donc y être nommé et être titulaire de son poste .

Sauf à modifier leur statut, ce qui pourrait aussi conduire, sur la base d’une même modification et pour les mêmes raisons, à les nommer en collège.

On notera que le ministre, qui a d’autres chats à fouetter avec les agrégés et les certifiés, leurs syndicats, les parlementaires, les groupes de pression de toutes natures et l’opinion publique, ne s’est évidemment pas engagé sur ce terrain singulièrement glissant .

Le SNETAA et les autres syndicats signataires non plus !

Mais on peut toujours, bien sûr affecter un enseignant volontaire à titre provisoire sur un poste temporairement vacant dans un corps qui n’est pas le sien.

S’il est d’usage que l’administration demande que l’on fasse l’horaire de service du poste occupé quand celui-ci est supérieur à celui du corps d’origine, la question devient juridiquement et administrativement redoutable, voire impossible d’obtenir d’elle l’inverse quand on n’est pas détaché dans le nouveau corps dans lequel on exerce.

Il est donc clair que le PLP qui accomplit tout ou partie de son service en BTS ne peut juridiquement espérer bénéficier des avantages du corps des certifiés ou de celui des agrégés : horaires bonifiés , indemnités de chaire qui relèvent en outre d’un décret qui n’est pas visé par le statut des PLP…..

Tout est alors question de rapports de besoin ou de force, de complaisance de MR X ou MME Y, d’arrangements bilatéraux oraux...

Un accord en forme de chiffon de papier froissable à tout instant…par exemple par la nomination sur le poste occupé en BTS d’un agrégé ou d’un certifié.

Avec, à la clé, un retour péremptoire sur son établissement avec un service d’origine perdu. !

Il est donc proposé aux PLP de bénéficier d’un nouveau pacte d’ « auxiliariat » avec la considération qui ne lui est pas attachée.

Chacun est ensuite libre, s’il le désire profondément, de jouer sa carrière à la roulette russe .

II faut aussi  noter qu’il n’y a rien de nouveau, dés lors que les PLP volontaires ont toujours pu être appelés à exercer à titre provisoire en BTS …comme en collège d’ailleurs.

A condition que l’inspection générale qui est maître d’œuvre pour l’affectation en BTS, postes à profil, y voit son intérêt!

Le seul élément nouveau étant que désormais, en cas de besoin, l’administration se passera sans doute de leur accord, par exemple pour des compléments de service en BTS ou pour fermer des postes de certifiés ou d’agrégés incomplets !

Une grande avancée sous le soleil d’un accord ministériel !

Qui ne vaut même pas la poignée de pois chiches que certains personnels peu avertis avaient cru obtenir..

Fort de son succès, le ministre vient par courrier privé d' annoncer aux PLP qu’ils allaient voir leur indemnité de professeur principal  prendre de la hauteur!

Question de nourrir l’ambiance .

Celle d’un nouveau grand succès de leur revalorisation.

Une prime majorée de 500.€ PAR AN POUR UN PLP sur dix!

ET une deuxième poignée de pois chiches, une !

AGAMEMNON et AMIS

samedi 13 septembre 2008

la laïcité n' est ni "ouverte", ni "POSITIVE"mais constitutionnelle, réelle et vivante

Dans le déluge médiatique qui entoure la visite papale sous couvert des égards dus à un chef d’état, je ne peux rester coi.

Modeste voix d’un modeste qui ne parvient pas à oublier, après le discours de Latran et à à la lumière du pedigree du pape actuel, que la laïcité est attaquée et en danger dans notre République.

Le président de la République est déjà monté au front, il y a plusieurs mois, pour tenter de l’écorner.

La réaction de l’opinion française l’avait alors contraint à se taire et à écarter discrètement de son cabinet son conseiller en secte et intégrisme.

Nous voilà repartis aujourd’hui pour une laïcité « positive » à laquelle a fait écho une laïcité « ouverte »et papale .

Comme si subitement en France, la laïcité n’était plus constitutionnelle, ce qui en donne un sens précis, débattu et vérifié par la nation depuis des lustres.

Monsieur le Président la laïcité n’est ni « positive » ni « ouverte » mais réelle.

Les français vous l’ont déjà dit !

Mais il n’y a pas, semble t-il, de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre !

La laïcité n’est en outre l’apanage d’aucun pays en particulier. Elle n’est ni française ni turque mais valeur universelle.

Elle est refus de confusion, de symbiose ou d’identification entre l’ETAT et une RELIGION de quelque nature qu’elle soit.

Elle est refus de confusion entre le choix privé et le domaine public.

Outil de tolérance, elle est notre rempart contre ce communautarisme, ces découpages ethniques à base religieuse de division et d’exclusion citoyenne et sociale dans lesquels sombrent progressivement et de façon croissante nombre de pays non laïques, des anglosaxons aux islamiques .

En pays laïques, on n’a jamais interdit la foi ou les pratiques religieuses, on n’a pas interdit les mariages mixtes et l’éducation y est une,commune et publique pour tous.

La laïcité n’a nul besoin du recours a des qualificatifs dont la sémantique démontre que l’usage a généralement pour but de déstabiliser, d’affaiblir ou de tordre le sens et la force médiatique du terme principal.

Que le pape, chef d’un état religieux, ne se satisfasse pas que l’église catholique et la majorité de ses fidèles en France acceptent la séparation de l’église et de l’état et se reconnaissent dans les valeurs, les règles et les pratiques de la laïcité de notre République n’a rien de surprenant.

Mieux, en évoquant la laïcité le pape est en fait dans son rôle et à l’offensive pour l’amputer

Pour lui une laïcité « ouverte » se doit d’être une laïcité mutilée

Il est donc redoutablement habile de sa part, dans ces conditions, d’user du terme de laïcité.

Mais que dans la foulée médiatique, BERNADETTE CHIRAC, avec un poil d’émotion, déclare publiquement qu’il n’y a jamais eu autant de catholiques pratiquants dans le gouvernement français étonne ou détone .

Le propos pourrait inquiéter si, témoignage particulier de laïcité, cette docte assemblée ne comptait une musulmane parmi ses membres.

.Imagine t-on par exemple une telle expression de la diversité nationale en république catholique d’Irlande du NORD ?

Que pour évoquer les aspects bénéfiques de la Laïcité dans l’élaboration du creuset citoyen national français, le Président de la République en souligne les dimensions positives, il n’y a que du bien dans un tel débat.

Et il est dans son devoir d’en faire état .

Mais évoquer la laïcité « positive», c’est vouloir donner à penser qu’il y en a plusieurs, toutes constitutionnelles.

Non M SARKOSY, la laïcité est comme la république dont elle est l’un des piliers ; une et indivisible

Mais surtout, ne vous en déplaise, bien vivante et bien réelle.

Les français la veulent ainsi.

B.PABOT

Un ouvrage de qualité indispensable et respectable

 

La librairie professionnelle est marquée en cette rentrée par la parution aux éditions ESF du GUIDE JURIDIQUE DES ENSEIGNANTS fruit du labeur et de la transpiration de Laurent PIAU ,juriste bien connu des responsables et adhérents du SNETAA et de sa fédération EIL

Cet ouvrage vient, notamment pour les Professeurs de Lycée Professionnels dont Laurent PIAU est membre, combler un vide entre le classique guide syndical au service des adhérents d’un syndicat, vecteur de propagande et de syndicalisation qui a parfois l’age de ses artères ou l’écueil de ses slogans, et la docte compilation universitaire ou officielle souvent aride .ou par trop exhaustive.

Pour les enseignants, de moins en moins informés de leur droits et des règles juridiques de la gestion de l’acte éducatif public, cet ouvrage est voué à l’utilité, voire à être indispensable, dans un environnement professionnel dans lesquels ceux qui décident et gouvernent pensent qu’il n’y a pour frein à leurs conceptions et à leurs exigences que leur propre loi.

Pour m’avoir fait l’amitié de m’en adresser un exemplaire dédicacé, j’ai pu ,en homme me semble t-il averti du fait enseignant et des carrières professionnelles, le compulser sans le prendre en défaut d’exactitude, de lisibilité ,d’indépendanceou de complaisance eu égard à la gestion ou à la couleur syndicale.

L’ouvrage reste neutre et sait éviter l’écueil du culte: celui du jurisconsulte comme celui du militant.

Du bon grain que chacun pourra moudre à l’aune de ses besoins sans avoir à craindre l’ivraie

Il  n’y a donc aucun mal à en dire du bien.

Agamemnon

voir aussi:                                         http ://blogdelaurentpiau.blogspot.com

HEUREUX QUI COMME ULYSSE....

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d' usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m' est une province, et beaucoup davantage ?

Joachim DU BELLAY

 

 

BONJOUR

Bonjour à tous

Celles et ceux qui pensaient que de guerre lasse je tairai cette liberté, désormais toute neuve mienne, de penser, de dire et d’écrire librement, de féliciter de blâmer et de tancer pour autant que je le fus moi-même ;

Celle et ceux qui se désespéraient en leur for intérieur de voir s’éteindre les dazibaos de ce blog pour autant qu’ils pouvaient, en période de vaches maigres de leur littérature syndicale, monocolore officielle et nationale, leur donner des informations susceptibles d’éclairer leur opinion ou l’attitude de rapports de forces de leurs édiles syndicaux et révéler des pratiques et des manquements flagrants à la démocratie à l’éthique ou aux valeurs syndicales ;

Celles et ceux qui vivent encore en Syndicalisme, avec au cœur la solidarité, l’indépendance syndicale et la laïcité

Celles et ceux qui veulent garder la tête haute et rejettent les normalisations de tous poils de tous les petits barons qui se gonflent au verso de notre société démocratique ;

celles et ceux qui pensent que le syndicalisme soit d’abord le souci et le service de l’autre avant d’être la culture et l’ambition du soi et de ses intérêts,….. et que c’est d’abord ainsi qu’on construit le progrès social ;

celles et ceux qui pour construire ,modifier, agir sur le présent savent conjuguer dans une même culture valeurs et histoire du passé et projet d’avenir.

Celles et ceux…….

Bonjour

AGAMEMNON

(la prophétesse Cassandre, fille de Priam, lui avait prédit qu' il périrait, s' il retournait dans sa patrie )

 

Cent fois plus qu' à louer on se plaît à médire

Cent fois plus qu' à louer on se plaît à médire :
Pour ce qu'en médisant on dit la vérité,
Et louant, la faveur, ou bien l' autorité,
Contre ce qu' on en croit, fait bien souvent écrire.
Qu' il soit vrai, pris-tu onc tel plaisir d'ouïr lire
Les louanges d' un prince ou de quelque cité,
Qu' ouïr un Marc Antoine à mordre exercité
Dire cent mille mots qui font mourir de rire ?
S'il est donques permis, sans offense d'aucun,
Des moeurs de notre temps deviser en commun,
Quiconque me lira m' estime fol ou sage :
Mais je crois qu'aujourd'hui tel pour sage est tenu,
Qui ne serait rien moins que pour tel reconnu,
Qui lui aurait ôté le masque du visage.

Joachim DU BELLAY

mercredi 25 juin 2008

Quand d' autres mènent le combat .....

publié par le Progrès du 23 juin 2008  pages AIN

Pour une fois, les syndicalistes porteurs des valises des intérêts ministériels, signataires du protocole pour les Bacs Pro 3 fer de lance de l' offensive de démantèlement des BEP, marquent des POINTS...

Ce n'est pas à la portée de tout le monde de jouer aux quilles avec l'enseignement professIonnel!

Faut-il les en féliciter?

 

B.P

 

 

 

cfa industrie

lundi 26 mai 2008

une réunion de famille

 

 

photo protocole 

Un PLP "en dimanche", deux "chefs ",et un ministre content de ses personnels.

c' était vraiment un grand moment!

Pour qui?

vendredi 23 mai 2008

Les nouveaux godillots

Godillot : se dit de « celui qui obéit aveuglément sans se poser de questions »

(Dictionnaire sensagent.com)

Se dit aussi, dans la même veine de «  celui qui avance sans discuter »

Mot à la mode médiatique, s’il en est, puisque le projet de réforme de la constitution viserait, dit-on, à éviter à l’avenir aux élus des partis au pouvoir de se prendre pour des GODILLOTS.

Le godillot serait il donc en perdition ?

Rassurez vous, certainement pas !

Il suffit en effet pour s’en convaincre de s‘intéresser un peu à l’actualité, pour constater que le godillot a en effet la particularité, comme le phénix, de renaître aisément de ses cendres

Ne le voit-on pas aujourd’hui même surgir , par exemple dans un syndicalisme, qui pourtant devrait mal s’en accommoder  au vu des batailles en cours ;celui des enseignants ?

Ne voit-on pas ainsi un cénacle de responsables du SNETAA signer, en tête avec le ministre, un protocole sur les baccalauréats professionnel en trois ans , contesté par tous les autres syndicats d’enseignants et sans doute, honni aussi soit qui mal y pense, quelque peu dans le leur ?

Seuls, mais vous n’y êtes vraiment pas !

lls seront en effet accompagnés d’un syndicat dont la culture godillot d’accompagnement ministériel dans l’enseignement professionnel n’est plus à célébrer: le SNPDEN.

Droits dans leurs bottes et fiers d’être seuls contre tous, après avoir court-circuité leurs instances délibératives et cultivé le négationnisme sur les mandats votés par leurs instances contre le BAC PRO en 3ANS !

Est ce ainsi, main dans la main avec le ministère, que ces nouveaux phénix entendent se présenter devant les personnels lors des prochaines élections professionnelles de décembre prochain ?

Sans doute !

Pascal Vivier ,responsable de l’organisation du Snetaa , ne déclare t-il pas, urbi et orbi, « tout ne fait que commencer ! »(propos rapportés par l’AEF)

POUR ALLER OU ?

Mais avec la certitude de séduire les PLP !

Peut-être en les achetant a coup de primes ministérielles ?

Politique pour s‘attirer la complaisance que le Snetaa qualifiait naguère de « carotte à l’âne ».

Tout s’use disait on dans ma campagne, le fromage et la gratuse !

Mais suffira t-il pour convaincre, d’échanger de l’argent contre de l’emploi , dés lors que dans un tel marché ceux qui passeront à la caisse du pouvoir d’achat ne sauraient oublier qu’ils seront peut être aussi ceux qui pour payer leur prime passeront le lendemain à la casse de leur propre emploi ou de leur qualification ?

Décidément, c’est un bien mauvais tour que le SNALC, le SGEN et le SE ,signataires à leur cotés du protocole de décembre2007 sur l’ouverture de discussion sur le démantèlement des bacs pro 4 ont joué au quintet de direction du SNETAA !

C’est peut-être un bien mauvais tour mais intelligemment joué en les laissant écoper seul, à l’orée des élections et sans aucune chance de succès, une barque qui prend l’eau de toutes part, singulièrement en matière de programmation des suppressions d’emplois.

J’en avais pour ma part le pressentiment logique et m’en était ouvert dans ce blog, il y a quelques jours.

Autistes peut-être….

Mais seuls contre tous et droits dans nos bottes…..

B.Pabot

mardi 20 mai 2008

cinq contre deux,un contre solitaire, et une abstention?

Extrait de la lettre de l'éducation du 14 mai de vousnousIls.fr

 

"Bac pro en 3 ans : Une intersyndicale demande un moratoire


Une intersyndicale de l'enseignement professionnel (Unsen-CGT, FO, Snep-FSU, Snuep-FSU et Sud-éducation) a demandé mardi 13 mai 2008, un moratoire sur la généralisation du bac pro en 3 ans. Les syndicats réclament qu' "une évaluation soit menée sur les trois années à venir afin de connaître les effets négatifs et positifs de cette réforme".
Ils dénoncent la teneur du relevé de conclusions rédigé à l'issue du protocole de discussions sur la rénovation de la voie professionnelle entre le ministère de l'Education nationale et six syndicats (Snetaa-EIL, Sgen-CFDT, SE-Unsa, Snalc-CSEN, SNPDEN-Unsa, I&D-Faen).
Ce document a été rendu public le 2 mai dernier. Pour Alain Vrignaud, secrétaire nationale de l'Unsen-CGT, la rentrée 2008 va être chaotique. "Rien n'a été mis en place pour l'orientation, les parents n'ont pas été clairement informés, sans parler des professeurs principaux de 3ème", explique-t-il."

 

Le SNETAa va t-il se retrouver seul à signer?

dimanche 18 mai 2008

relevé de conclusions :Ce qu'ils en disent.

les publications de l'AEF ....si vous trouvez un abonné à cette agence!

CONFIDENTIEL. Le projet de protocole d'accord sur la rénovation de la voie professionnelle ne convainc pas tous les syndicats
16/05/2008
(96227)

Une intersyndicale de l'enseignement professionnel réclame un moratoire sur la généralisation du bac pro en 3 ans
13/05/2008
(95972)

Déclinaison de la réforme du bac pro en 3 ans pour l'apprentissage: la position du ministère de l'Éducation nationale
13/05/2008
(95928)

Le relevé de conclusions sur le bac pro en 3 ans en ligne sur le site de l'AEF
02/05/2008
(95668)

Relevé de conclusions sur le bac pro 3 ans: les syndicats attendent un texte "plus global" et des garanties politiques sur les moyens
30/04/2008
(95591)

URGENT. Bac pro 3 ans: le Snalc-CSEN ne signera pas le relevé de conclusions
30/04/2008
(95569)

Bac pro 3 ans: les CFA s'inquiètent de la réaction possible des employeurs d'apprentis
24/04/2008
(95289)

Bac pro en 3 ans: le relevé de conclusions du protocole de discussions pourrait s'insérer dans un "mini-livre blanc"
21/04/2008
(95105)

Les nouveaux programmes des enseignements généraux de la voie professionnelle en consultation sur Éduscol
18/04/2008
(95011)

 

Le SGEN franchira t' il le col en danseuse?

 

Le Sgen-CFDT attend des garanties sur les moyens de la rénovation de la voie professionnelle.

mardi 6 mai 2008

Après douze réunions, le groupe de travail, issu du protocole de discussion signé le 18 décembre sur la rénovation de la voie professionnelle, est arrivé le 30 avril à un relevé de conclusions. Ce texte a fait l’objet de longs débats entre les positions de chacune des organisations syndicales présentes et les représentants du ministre. Plusieurs amendements du Sgen-CFDT y ont été intégrés. Globalement, son contenu nous apparaît comme compatible avec l’essentiel de nos revendications, notamment la possibilité d’effectuer le parcours en quatre ans, mais nous attendons des précisions importantes sur ce point.
Cependant, comme texte issu d’un compromis, il ne peut en aucun cas constituer un protocole d’accord que le Sgen-CFDT pourrait signer. Il manque de nombreux éléments sur la mise en oeuvre et plus précisément les moyens. Dans sa déclaration lors de la réunion du 30 avril, le Sgen-CFDT a demandé la traduction de ce relevé de conclusions en un protocole d’accord.
Pour cela il faudrait : 
  -que le texte intègre impérativement des éléments précis concernant les moyens attribués aux équipes pédagogiques pour mettre en oeuvre cette rénovation ; 
  -qu’il contienne des précisions importantes concernant la prise en compte de toutes les tâches, notamment le Contrôle en Cours de Formation, les effectifs compatibles avec une pédagogie individualisée, et le contenu de la 4e année de formation.

C’est en fonction des réponses apportées par le ministère et dans la vérification que cette rénovation de la voie professionnelle sera positive pour les élèves et pour les personnels, que le Sgen-CFDT se déterminera.

Paris, le 6 mai 2008

Relevé de conclusion sur le BAC PRO:Ce qu'ils en disent.....

BAC PRO en 3 ans : le SNALC refuse de signer

                                                                                                        Paris, le 30 avril 2008
DECLARATION LIMINAIRE
En dépit des réserves qu’il éprouvait face au projet initial, le SNALC-CSEN a souhaité participer au protocole de discussion, estimant qu’il était de son devoir, en tant qu’organisation syndicale responsable, de s’impliquer dans le cadre de la négociation plutôt que de préconiser un affrontement sur la base d’un refus pur et simple.
Cependant, au terme du processus de discussion engagé par l’administration - processus qui s’est toujours déroulé dans une atmosphère de cordialité -, le SNALC a le regret d’annoncer qu’il n’approuve pas, et donc ne signera pas, le relevé de conclusions dont la version définitive a été connue ce matin. Ce texte étant appelé à devenir une référence dans l’élaboration des textes réglementaires pour la voie professionnelle, le SNALC-CSEN ne saurait y souscrire, compte tenu des risques qu’il fait courir aux élèves, aux professeurs et à l’ensemble de l’institution scolaire.
Les propositions, en effet, se sont focalisées sur le bac professionnel en trois ans et sur les remédiations afférentes, sans véritablement envisager les conséquences globales du dispositif. Cette préoccupation unique exclut, en effet, toute diversification des parcours prenant en compte les besoins réels des élèves. En particulier, le dispositif ne s’inscrit jamais dans le cadre d’une volonté véritable (autre qu’affichée), de faire de la voie professionnelle une voie d’excellence. Si tel avait été le cas, le SNALC-CSEN ne se serait pas vu opposer un refus systématique d’admettre des élèves de quatrième et de troisième au sein du lycée professionnel, afin d’y suivre l’enseignement du socle fondamental. Une fois de plus, une réforme du système éducatif qui aurait dû améliorer les chances d’élèves issus de milieux sociaux défavorisés, se voit sacrifiée au profit de considérations de pure idéologie.
Pour répondre à la préoccupation purement statisticienne, économique et démagogique de supprimer les redoublements, le dispositif préconise un véritable empilage de mesures pédagogistes, dont toutes les expériences antérieures ont démontré l’inutilité, l’inanité et l’inefficacité. Outre leur caractère éminemment coûteux, ces dispositions ne manqueront pas d’induire une dénaturation de la mission des professeurs ainsi qu’une aggravation importante de leurs conditions de travail. On voit se dessiner ici, par le biais de la voie professionnelle, les premières applications des conclusions du rapport POCHARD, instituant une première étape vers l’instauration du futur « flexi-prof ».
Le SNALC-CSEN estime que la frontière entre l’enseignement technologique et professionnel se verra mise à mal par l’ensemble de ce nouveau projet, premier pas vers le démantèlement de la voie technologique, exception française jusqu’à ce jour reconnue.
Cette étape vers le lycée unique conforte la volonté politique de suppression des postes, tout en s’inscrivant dans le droit fil des réformes antérieures issues de la loi Jospin de 1989. En lieu et place d’un changement radical de politique éducative, il est certain que de tels choix sont de nature à provoquer une crise sans précédent au sein du système d’éducation. A la veille de la fête du travail et du muguet, le SNALC-CSEN est, aujourd’hui, plus enclin à se réjouir de l’avènement du printemps météorologique, que de la poursuite des « froides ténèbres » dont l’Education Nationale ne semble pas prête à sortir.

UNSEN-CGT

Analyse du relevé de conclusions suite au protocole de discussion

Suite au protocole de discussion du 18 décembre 2007 que l’UNSEN s’est refusé de signer, un relevé de conclusions vient d’être transmis. Pour l’instant aucune organisation n’a signé.

Ce texte servirait de référence au moment de la rédaction de la réglementation qui « instituera la voie professionnelle rénovée » à compter de l’année scolaire 2009-2010.

Il y est fait, pour commencer, références à quelques éléments statistiques : 32 % des jeunes non diplômés sont au chômage, ils sont 17% lorsqu’ils sont titulaires d’un cap OU d’un BEP, et 13% lorsqu’ils sont bacheliers professionnels. Le taux d’emploi est à l’identique, plus le diplôme est élevé et mieux on s’insère dans l’emploi. Une appréciation spécifique est portée sur les formations du secteur tertiaire, particulièrement sensibles à cette réalité.

L’enjeu de la rénovation consiste donc à hausser le niveau général de formation en développant le bac professionnel en 3 ans et à donner la possibilité d’obtenir un diplôme de niveau V à tous les élèves.

La réforme (plutôt l’appeler par son nom), se veut en cohérence avec les objectifs de Lisbonne « Education et formation 2010 » :

v diminuer le taux de jeunes quittant prématurément l’école (ils sont 17 % actuellement, l’objectif est de baisser le taux à 10 %),

v augmenter le taux de réussite dans l’enseignement supérieur, et pour cela amener un maximum de jeunes au niveau bac. La voie professionnelle doit jouer un rôle important, 100% au niveau V et 80 % au niveau IV.

Suit l’affichage d’un certain nombre d’objectifs et de mise en œuvre :

Lutter contre les sorties sans diplôme

En développant des démarches et des organisations permettant de lutter contre le décrochage scolaire. Pas trop de précisions à ce sujet mais une attention particulière est portée aux élèves de 3ème de SEGPA et aux liens SEGPA/EREA/LP.

Augmenter le nombre de bacheliers

En agissant sur leur motivation. Pour le ministère, il semble que la perspective directe du bac professionnel en 3 ans soit, en elle-même, un critère décisif de motivation…

Le texte insiste sur la possibilité du parcours en 4 ans sans vraiment préciser, le redoublement fera sans doute, le plus souvent, office de 4e année.

Les BEP actuels disparaissent

Le travail confié aux Commissions Professionnelles Consultatives est rappelé à savoir la redéfinition des secondes professionnelles par champs professionnels ou par filières. Les CPC travaillent sur 17 champs et 13 filières (35 aujourd’hui).

Les BEP actuels vont totalement disparaître, on peut donc sérieusement s’interroger sur la nature du diplôme de niveau V qui sera validé dans le cursus en 3 ans. Le document indique que ce sera un diplôme de niveau V (sans préciser BEP ou CAP) qui devra être reconnu par les professionnels et défini nationalement. L’évaluation pourra être mixte CCF et ponctuelle. Le conditionnel est de rigueur dans le texte. L’improvisation est totale.

Diversité des parcours

Le document insiste sur la diversité des parcours possibles avec des passerelles tout azimut. De la voie générale ou technologique à la 2nd professionnelle par exemple. La possibilité d’intégrer une 2ème année de CAP après une 2nd professionnelle avec le retour en 1ère bac pro à l’issue du CAP est un autre parcours (théorique) proposé.

Le texte préconise des modalités pédagogiques adaptées en énonçant des organisations qui existent déjà : travail en groupe et PPCP et des modalités de prise en compte du rythme des élèves (dispositifs de soutien, aide individualisé, module de remédiation, tutorat…)

Le texte signale que les modules seront intégrés dans le temps scolaire.

Le temps scolaire

De ce point de vue, il est proposé de laisser la mise en place de ces dispositifs d’aide ou de soutien à l’initiative des équipes pédagogiques. Ces dispositifs souples pouvant être de durées variables tout au long du parcours de l’élève. Il est indiqué qu’ils seront inscrits dans les grilles horaires.

L’offre de formation

Une offre de formation de niveau V doit être garantie au moins dans chaque bassin de formation, qui plus est dans le champ professionnel correspondant aux secondes professionnelles proposées.

Enseignement supérieur

Le document indique par ailleurs la nécessité d’augmenter le nombre de titulaires du bac professionnel dans l’enseignement supérieur, essentiellement en BTS, en préconisant des modalités pédagogiques permettant d’améliorer la réussite des élèves.

Personnel

Le volet personnel est assez court. Il se résume à l’affirmation d’un effort particulier sur leur formation et leur condition d’exercice sans plus de précision. En dernier lieu, il est indiqué qu’il devra être reconnu expressément aux PLP, la possibilité d’exercer en BTS.

Conclusion

Ce texte doit servir de base au dispositif réglementaire de la réforme. Le relevé de conclusion ne révèle rien de nouveau et ne fait que de confirmer ce qui se met en place depuis des mois, c'est-à-dire la généralisation des bacs pro 3 ans. Il confirme la restructuration des diplômes professionnels et la disparition des BEP actuels.

Du point de vue de l’organisation des études il fait référence à des dispositifs et des possibilités qui existent déjà (module, travail en groupe, tutorat…), sans toutefois s’avancer concrètement sur ce qui sera possible de faire. Ce n’est qu’à l’aune des moyens mis en œuvre que nous pourrions porter un jugement positif sur le dispositif proposé.

Or, rien n’est dit sur les moyens nécessaires à la mise en place de ces dispositifs. Au regard de la politique d’emplois dans la Fonction publique, on ne peut qu’être sceptique sur leur mise en œuvre.

L’UNSEN revendique le maintien des parcours en 4 ans ce qui implique le maintien des BEP existants qui ont été tous rénovés. La stratégie du bulldozer utilisée par Xavier Darcos peut s’avérer destructrice. C’est pourquoi, l’UNSEN CGT et sa confédération ont demandé un moratoire de 3 ans. Moratoire qui serait suivi d’une évaluation menée conjointement avec les personnels et leurs organisations syndicales, les Régions -qui ont aujourd’hui des compétences partagées avec l’Etat dans la définition des Plans Régionaux de Développement des Formations Professionnelles- et l’Education nationale.

Le temps de travail des personnels et son organisation dans l’année est à nouveau un enjeu revendicatif. Le relevé de discussion indique la possibilité d’une part d’autonomie des équipes éducatives. Cela peut constituer une avancée, reste à savoir sur quoi portera cette autonomie, sur quelle amplitude du temps de travail, avec des heures supplémentaires ou non… ?

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Relevé de conclusions sur le Bac PRO:la direction du SNETAA verrouille sa signature.

On s' en souvient: le SNETAA  avait signé en décembre, sans aucune consultation directe préalable de ses instances délibératives élargies(conseil national ou conseil national élargi), un protocole ministériel de discussion sur la "rénovation de la voie professionnelle".

La diffusion de la position favorable du syndicat, adoptée par son BN, avait d' ailleurs valu à l' auteur de cet article d' être traîné en référé, en pure perte d' ailleurs pour la direction plaignante du syndicat.

Aujourd'hui le fruit est pour le ministère arrivé à maturité

Les syndicats sont donc invités à signer un relevé de conclusion, porté à leur connaissance le 30 avril ; dont tout PLP  pourra prendre connaissance ci dessous.

Les syndicats non signataires du protocole de disussion n'ont fait état d'aucun changement de cap.

Parmi les signataires, le SNALC semble t-il initialement piégé par ses bonnes relations avec le SNETAA, a fait savoir que l'on ne l'y reprendrait pas deux fois .Le snalc reléve notamment qu'"on voit se dessiner les premières applications des conclusions du rapport Pochard, instituant une première étape vers l' instauration du futur "flexi-prof""

Le silence du SNETAA et celui du Se tendent à accréditer l' idée que ces syndicats vont accompagner le ministre et le gouvernement dans leur  choix et leur  apporter leur soutien pour la lise en application à contre-emploi dans les prochaines années.

Il serait question au SNETAA de parapher le dit relevé de conclusions au début de cette semaine.

Sans plus attendre

Pour le SNEAA cette démarche précipitée  est en effet d'autant plus étonnante que le conseil national élargi aux secrétaires départementaux est convoqué du 26 mai au 29 mai dans l' académie de LIMOGES  en instance délibérative ,le conseil national élargi .

Autant dire que la direction du SNETAA n'a  donc pas l 'intention de leur demander leur avis.

Ils sont pourtant les premiers au front pour apprécier les dégâts éventuels et gérer la contestation.

Il est vrai que le secrétariat national du SNETAA a convoqué en amont en bureau national le 17 mai , pour encens de signature, les dignitaires de la tendance unique du syndicat .

Compte tenu des fortes protestations que soulève la suppression des BEP et le démantelèrent des bacs PRO en 4ANs ;

Compte tenu des suppressions massives d'emploi auquel le protocole ouvre la voie ;

Compte tenu de  l'absence dans ce protocole de tout grain à moudre et d' engagements ministériels positifs, réels et concrets;

La démarche peut interroger et la conception de la démocratie surprendre

 

Le texte ci dessous ,emprunté à un tiers, est publié sous réserves d' inexactitudes ou de modifications ministérielles.

Mise en œuvre du protocole de discussion du 18 décembre 2007

Relevé de conclusions du 30 avril 2008

Le processus en cours de rénovation de la voie professionnelle traduit l’investissement de l’Etat en faveur de la réussite des élèves qui choisissent le lycée professionnel : il s’agit tout à la fois de hausser le niveau général de formation en développant fortement l’accès au baccalauréat professionnel en 3 ans, et de donner à tous les élèves la possibilité d’obtenir un diplôme de niveau V.

Le présent relevé de conclusions résulte des discussions poursuivies entre, d’une part, le ministre de l’Education nationale, représenté par le secrétaire général du ministère de l’éducation nationale et le directeur général de l’enseignement scolaire et, d’autre part, les organisations syndicales signataires du protocole de discussion du 18 décembre2007. Ces échanges ont été conduits sur la base d’un programme de travail concerté. Le texte, élaboré en commun, définit les objectifs de la rénovation de la voie professionnelle et en trace les principales modalités. Il fait une part essentielle à l’accompagnement pédagogique des élèves quel que soit le type de formation choisi ; cet accompagnement, indispensable à l’atteinte des objectifs fixés, se traduira nécessairement par un engagement fort de l’Etat et de ses personnels. Ce relevé de conclusions constituera une référence au moment de la rédaction des textes réglementaires qui institueront la voie professionnelle rénovée à compter de l’année scolaire 2009-2010.

1 – Eléments de contexte

La situation des jeunes est très sensible à la conjoncture économique, et plus le niveau d’études est bas, plus cette sensibilité est grande. C’est le cas pour la génération2004 interrogée en 2007 par le CEREQ et cela confirme les résultats des enquêtes précédentes (générations 1998 et 2001).

En 2007, trois ans après la sortie du système éducatif, presque un tiers des non diplômés (32%) sont au chômage, contre seulement 17% pour les CAP-BEP, et 13% pour les bacheliers technologiques ou professionnels.

La part des jeunes en emploi qui n’est que de 58% pour les sans diplôme, atteint les trois quarts pour les niveaux V et IV diplômés (76 et 78%). La moitié des jeunes non diplômés est en emploi précaire contre seulement un tiers des diplômés des niveaux V et IV (37 et 35%). Enfin, la part des jeunes en emploi à temps partiel est de19% pour les jeunes sans diplôme contre 14% pour les autres. De manière générale, les CAP-BEP protègent moins contre le chômage que le baccalauréat professionnel: pour les titulaires d’un CAP-BEP, le chômage à trois ans a progressé entre les générations

2001 et 2004 pour atteindre 17%. Il est vrai que certaines spécialités industrielles résistent un peu mieux mais le taux de chômage des CAP et des BEP tertiaires, trois ans après la sortie de formation, a progressé de quatre points (22%) pour la Génération2004 par rapport à 2001. Les causes en sont connues : les emplois tertiaires vers lesquels se dirigent ces jeunes soit sont désormais alimentés par des niveaux de diplômes supérieurs (baccalauréat, voire BTS, c’est le cas du tertiaire administratif), soit appartiennent à des secteurs où la précarité domine (les services aux personnes par exemple).

2 – Les objectifs de la rénovation de la voie professionnelle

Ils s’inscrivent en cohérence avec les objectifs de Lisbonne« Education et formation 2010 » :

- diminuer le taux de jeunes quittant prématurément l’école : ramener à 10% (contre 17% actuellement) le taux de jeunes de 18 à 24 ans sans diplôme et ne poursuivant pas d’études ou de formation ;

- augmenter à 85% le pourcentage de jeunes ayant terminé avec succès l’enseignement secondaire supérieur. La loi Fillon du 24 avril 2005 définit pour la France l’objectif d’amener80% d’une génération au baccalauréat. Ce taux est actuellement de presque 70%, toutes voies de formation confondues (statut scolaire Education et Agriculture + apprentissage) ; le ministère de l’Education y contribue pour 63%, dont10% au titre de la voie professionnelle: ainsi l’enseignement professionnel représente 15% des jeunes parvenus à un niveau IV de formation. La voie professionnelle, qui accueille aujourd’hui 1/3 des jeunes à la sortie du collège, doit elle aussi contribuer à l’atteinte des objectifs de Lisbonne.

3 – Les axes de la rénovation de la voie professionnelle

Il s’agit d’augmenter le niveau de qualification pour tous les jeunes, en offrant la perspective pour un maximum de jeunes d’obtenir un diplôme de niveau IV et, pour tous, d’obtenir un diplôme de niveau V, en tenant compte des perspectives d’insertion selon les domaines professionnels. En complète cohérence avec l’évolution rapide de la demande de compétences à l’horizon 2015, il faut donc :

- lutter contre les sorties sans diplôme (cible : 100% de jeunes qui obtiennent au moins un diplôme de niveau V) ;

- augmenter le pourcentage de jeunes engagés dans la voie professionnelle arrivant au niveau IV (cible : 80%).

3.1. Lutter contre les sorties sans diplôme

Favoriser l’accès et la réussite au CAP et au BEP

- en développant des démarches et des organisations pédagogiques permettant de lutter efficacement contre le décrochage scolaire ;

- en développant, au sein du service public d’éducation, une offre répondant aux besoins particuliers des élèves, notamment issus de 3ème SEGPA ;

- en renforçant les liens SEGPA / EREA / LP afin de favoriser l’accès et la réussite des élèves les plus en difficulté à un diplôme de niveau V dans une offre de proximité suffisante.

3.2. Augmenter le nombre de jeunes validant un niveau IV de formation

3.2.1. En agissant sur leur motivation :

- les placer dans la perspective directe d’un baccalauréat, dans le cadre d’un cycle de formation de 3 ans ;

- donner cependant la possibilité de l’obtenir dans un parcours en quatre ans ;

- donner une meilleure lisibilité à l’offre de formation en l’organisant, à partir des analyses des CPC, soit en filières, soit en champs professionnels élargis, avec des niveaux IV et des niveaux V, en tenant compte des perspectives d’insertion et en permettant une spécialisation progressive, notamment :

- offrir des perspectives et des parcours variés à l’intérieur d’un champ ;

- clarifier l’offre de diplômes de niveau V ;

- sécuriser les parcours scolaires pour tous.

3.2.2. En permettant des parcours individualisés et des passerelles (bifurcations dans le parcours) :

- après une seconde générale et technologique ;

- après une première générale ou technologique ;

- après une seconde professionnelle;

- après un diplôme de niveau V ;

- après une première de baccalauréat professionnel.

Dans ces trois derniers cas, ces parcours s’inscrivent de préférence dans le même champ professionnel ou dans un champ professionnel voisin.

3.3. Favoriser la réussite de tous les jeunes

3.3.1. En leur permettant d’élaborer progressivement leur projet de formation

A cet effet, chaque année depuis la classe de 5ème jusqu’à la terminale, les élèves doivent pouvoir bénéficier des dispositifs mis en place par les établissements, en fonction des besoins : découverte des métiers, visites d’établissements, entretiens personnalisés.

Après une période d’accueil à l’entrée dans la voie professionnelle qui nécessite toute l’attention des équipes éducatives, un dialogue s’instaure tout au long de l’année entre l’élève, sa famille et l’équipe éducative, visant à conseiller l’élève pour la suite de son parcours scolaire. Dans ce cadre, l’élève et sa famille doivent pouvoir faire appel aux compétences spécifiques du conseiller d’orientation psychologue. En fin de seconde professionnelle les élèves précisent leur choix de baccalauréat professionnel.

Il pourra être conseillé une seconde année d’un cursus en deux ans pour préparer un diplôme de niveau V, avec la possibilité de rejoindre ensuite une première professionnelle. Le doublement ne peut être envisagé qu’à la demande des familles.

3.3.2. En leur proposant des modalités pédagogiques adaptées :

- travail en groupe ;

- travail par projet (dont le PPCP) ;

- modalités pédagogiques de prise en compte du rythme des élèves.

3.3.3. En mettant en place des dispositifs de soutien sous forme :

- d’aide individualisée ;

- de modules de remédiation ;

- de tutorat.

- de modules d’accompagnement, soit pour permettre à l’élève de poursuivre le cursus engagé, soit lors d’une bifurcation dans le parcours, qu’il s’agisse d’un changement de spécialité ou d’un changement de voie.

Ces modules seront intégrés dans le temps scolaire. Selon l’ampleur des besoins identifiés, ces dispositifs pourront être mis en place à l’initiative des équipes pédagogiques et constituer des« dispositifs de consolidation » de durée variable tout le long du parcours, notamment en vue de l’obtention d’un diplôme de niveau V ou du baccalauréat ou de la préparation de l’entrée en BTS.

Ces dispositifs souples, adaptés aux besoins des élèves, notamment en difficulté, sont inclus dans les grilles horaires.

La possibilité d’une préparation à un diplôme de niveau V correspondant aux champs professionnels représentés dans les secondes professionnelles doit être garantie au moins dans chaque bassin de formation.

3.3.4. En incluant une certification intermédiaire pour les jeunes engagés dans un cursus de formation vers le baccalauréat professionnel :

- qui soit un véritable diplôme reconnu par les professionnels et défini selon des critères nationaux ;

- qui soit intégrée de façon cohérente dans le cursus ;

- avec des modalités de certification qui pourront être mixtes (épreuves en CCF et ponctuelles).

3.3.5. En faisant évoluer la carte des formations au regard des perspectives d’emploi, tout en proposant une offre de formation de proximité diversifiée :

- en tenant compte d’une insertion professionnelle différenciée (au niveau V ou au niveau IV) selon les secteurs ;

- en prenant en compte les besoins des publics scolaires visés ;

- en anticipant l’évolution de la demande de compétences à l’horizon2015.

3.4. Augmenter progressivement le nombre de jeunes, titulaires d’un baccalauréat professionnel, diplômés de l’enseignement supérieur.

Elever le niveau de formation des jeunes suppose également de faciliter leur accès à l’enseignement supérieur avec les meilleures chances de réussite possibles. A cet effet, il convient de :

3.4.1 Informer les jeunes sur la poursuite d’études la mieux adaptée à leur cursus scolaire

L’accès aux DUT et aux BTS, diplômes de la voie technologique, qui sont préparés respectivement dans les IUT au sein des universités, et dans les STS au sein des lycées, est à recommander aux bacheliers professionnels de bon niveau, de préférence aux autres formations supérieures.

Les IUT leur sont actuellement, de fait, très peu ouverts. Le BTS est, à court terme, le diplôme supérieur qui correspond le mieux à une poursuite d’études après un baccalauréat professionnel. Certains baccalauréats professionnels donnent plus facilement que d’autres accès au BTS. Il faut tenir compte en outre du fait que, dans certains secteurs, les jeunes s’insèrent mieux avec un diplôme d’un niveau plus élevé.

3.4.2 Définir des modalités pédagogiques permettant d’améliorer la réussite en BTS des étudiants issus de baccalauréats professionnels

4- Les enseignants de la voie professionnelle

Les professeurs sont les premiers impliqués dans la rénovation de voie professionnelle. Le volet ressources humaines de cette rénovation doit comporter plusieurs mesures les concernant qui porteront essentiellement sur la formation et les modalités d’exercice du métier.

4.1. La formation initiale et continue des PLP et des enseignants non titulaires exerçant au sein de l’enseignement professionnel.

4.1.1. Pour les stagiaires et les néo titulaires, ce sont les stages en entreprise et les stages en responsabilité prévus par le nouveau cahier des charges de la formation des maîtres qu’il conviendra, en liaison avec les IUFM, de faire vivre en les orientant vers la meilleure connaissance et appropriation de cette rénovation.

4.1.2. Pour les enseignants exerçant déjà au sein de la voie professionnelle, la formation continue doit les mettre en situation d’être partie prenante de la rénovation de la voie professionnelle. Ainsi les plans académiques de formation devront prévoir des modules de formation spécifiques autour des problématiques des parcours différenciés

et de l’aide individualisée, de l’accompagnement à l’orientation, de la prise en charge des élèves en voie de décrochage, et plus simplement, de l’appropriation de la rénovation. Tout enseignant qui, parce qu’il a exercé depuis plusieurs années en BEP ou en CAP, estime qu’il devrait renforcer sa formation continue pour exercer en baccalauréat professionnel se verra offrir une réponse adaptée. Ainsi, les nouveaux outils de la formation continue prévus par la loi du 2 février 2007 pourront être mis en œuvre. De même, des actions de formation spécifiques répondant à l’évolution des métiers seront organisées. Des dispositifs dans le cadre de la formation continue des enseignants doivent faciliter et permettre à tout professeur qui le souhaiterait, d’effectuer une période de formation, plus ou moins longue, en milieu professionnel pour actualiser ses connaissances au regard de l’évolution des métiers.

Par ailleurs, des dispositifs d’accompagnement et de formation seront proposés au niveau académique afin de contribuer à la résorption de la précarité. Il s’agit, en facilitant l’accès à la VAE des personnels enseignants non titulaires, de leur permettre l’obtention des titres universitaires nécessaires à leur candidature aux concours de PLP.

Ces diverses mesures autour de la formation continue, essentielles pour l’adaptation des enseignants à de nouvelles missions ou pour leur permettre d’envisager une évolution professionnelle souhaitée seront la priorité des plans académiques de formation des deux années qui viennent. La DGRH procédera à une analyse quantitative et qualitative approfondie du corps des PLP ; parallèlement, une étude à moyen terme conduite par les services de la DGESCO et ceux de la DGRH permettra d’améliorer la gestion prévisionnelle du corps des PLP en s’appuyant sur la projection de l’évolution de l’offre de formation prévue au sein des académies.

4.2. Les modalités d’exercice des fonctions des PLP seront repensées au moment de la mise en œuvre de cette rénovation qui, en conduisant plus d’élèves au baccalauréat, engendrera plus de poursuites d’études, en BTS notamment. Il s’agira de leur reconnaître expressément la possibilité d’enseigner en post baccalauréat et en IUFM. Il s’agira aussi de reconnaître la spécificité des tâches qu’ils accomplissent.

 

A votre appréciation.

 

Bernard PABOT